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Tourisme et travail. De l'éducation populaire au secteur marchand (1945-1985)
Pattieu Sylvain
SCIENCES PO
30,50 €
Épuisé
EAN :9782724611359
Le tourisme a longtemps été réservé aux élites sociales. Sa diffusion n'intervint qu'au XXe siècle pour les milieux populaires, grâce notamment aux syndicats qui ont permis à des milliers de salariés de partir en vacances. Ce livre aborde le tourisme sous l'angle syndical et social, à travers l'association Tourisme et travail, proche de la CGT, et sans doute la plus emblématique. Cette expérience témoigne du projet syndical d'éducation populaire dépassant la simple activité de loisir. Des militants se sont spécialisés dans le tourisme, pour en faire un élément de la dignité ouvrière. Mais face aux changements sociaux et culturels, aux modifications des politiques publiques, à la professionnalisation et à la concurrence marchande liée à l'essor du tourisme de masse, le tourisme social a connu évolutions et difficultés. Ce livre croise les histoires des associations de tourisme, des loisirs populaires et du mouvement syndical pour examiner sous un angle nouveau l'espoir, né en 1936, d'un tourisme populaire, social et éducatif.
Résumé : La Colonie, en lisière de forêt, recueille les enfants malades, orphelins, rescapés. Ils ont des noms imagés, et reproduisent entre eux la violence extérieure. Subissent les Grands-Incendies et les Grandes-Vagues, les pluies corrosives et le soleil qui tape dur. Dans le village voisin, la lutte des classes, comme partout en ces temps sombres, règne. On y trouve des christian, des muslim, des supermuslim. Les vrais supermuslim menacent, ils veulent prendre le village pour leur califat. Au son d'une écriture scandée par le rap et la langue populaire d'aujourd'hui, Sylvain Pattieu fait s'entrechoquer dans ce roman furieux la vitalité enfantine avec la destruction des guerres contemporaines.
À partir d'un fait-divers véridique, l'assassinat en 1920 d'une jeune prostituée dans un appartement bourgeois de la rue de la République à Marseille, Sylvain Pattieu dresse un portrait saisissant de la ville, dans lequel on peut aussi lire le Marseille d'aujourd'hui. Ce livre singulier est à la fois roman et document historique, où se mêlent voix fictionnelles, documents d'archives et photos d'époque. Sylvain Pattieu, par ailleurs historien, fait la preuve d'un talent particulier à mêler réel et fiction.Notes Biographiques : Né à Aix-en-Provence en 1979, Sylvain Pattieu est enseignant en histoire et dans le master de création littéraire à l'Université Paris-8 - Saint-Denis. Il est aussi l'auteur de : Le Bonheur pauvre rengaine (Le Rouergue, 2013), Avant de disparaître. Chronique de PSA-Aulnay (Plein Jour, 2013) et Beauté parade (Plein Jour, 2015).
Résumé : "C'est l'histoire de Jean et Melvin McNair, l'histoire d'un temps où détourner un avion était plus facile que braquer une banque. Deux Africains-Américains devenus pirates de l'air, inextricablement inscrits dans leur époque. Jean et Melvin sont passés de l'épique au désespéré, de l'histoire en train de se faire au quotidien du travail social, du mouvement pour les droits civiques à l'engagement dans leur quartier. Ils n'ont pas fait table rase du passé, ils l'ont laissé derrière eux autant que possible et ils ont recommencé." De la piraterie à une existence paisible, de l'Amérique des années soixante-dix à la France d'aujourd'hui, le parcours fulgurant de deux soldats perdus de la lutte contre la ségrégation. Le roman vrai d'une aventure et de la trace qu'elle a laissée dans des vies - cet élan inoubliable, indestructible même quand le réel l'emporte, vers un monde meilleur.
Comment écrire aujourd'hui un roman de pirates ? C'est le défi qu'a relevé Sylvain Pattieu, avec le souffle romanesque nécessaire au genre. Avec lui, nous embarquons à bord de trois bateaux, de bons bateaux de bois de l'époque. Ils ont pour nom l'Enterprize, Le Florissant, le Batavia. Sur leur ponts, prêts à s'élancer vers le Nouveau Monde, une flopée de personnages fascinants, négriers ou esclaves, marchand de la Compagnie des Indes Orientales, compagnon vitrier, coureurs d'aventure et pionniers philosophes, prostituée bannie du Royaume de France ou soldat travesti. Bien sûr, des pirates viendront croiser leur route et bouleverser leurs destinées. Apparaissent aussi les propres fantômes, historiques ou personnels, de l'auteur. Batailles navales, histoires d'amour, rhum, bagarres, rébellions, utopie, vengeance : Et que celui qui a soif, vienne foisonne d'intrigues croisées, comme l'exige tout roman d'aventure, mais c'est aussi une ode à la liberté et à l'égalité, un tableau vivant de ce que fut cette première mondialisation. Un livre exceptionnel, à la langue inventive, aux multiples lectures.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.