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Renoir, père et fils. Peinture et cinéma
Patry Sylvie
FLAMMARION
20,00 €
Épuisé
EAN :9782081445604
Jean Renoir, deuxième fils du grand peintre Pierre-Auguste Renoir, fut l'un des cinéastes les plus influents du XXe siècle et même, selon Orson Welles, le plus grand de tous les réalisateurs. Cette situation exceptionnelle est le point de départ de Renoir père et fils / Peinture et cinéma. La présente exposition, la première consacrée par un musée à la relation artistique complexe et fructueuse qu'ont entretenue Pierre-Auguste et Jean, se propose d'examiner, dans une perspective nouvelle et nuancée, la façon dont l'oeuvre du père et celle du fils ont pu s'entrecroiser. À travers tout ce que les deux hommes ont partagé - des modèles et des lieux, une palette vibrante et les effets de lumière dans la nature -, elle se penche sur la production artistique d'un grand cinéaste et d'un grand peintre sous l'angle fascinant de la lignée familiale. Cette approche intime et particulière du sujet met au premier plan les moments importants de la carrière et de la vie de famille d'un père et d'un fils. Elle pose plus généralement la question du difficile dialogue entre deux modes d'expression artistique, la peinture et le cinéma. [...]" Laurence des Cars, Thomas Collins.Notes Biographiques : Sylvie Patry est directrice de la conservation et des collections du Musée d'Orsay, Paris, et consultante en conservation à la Fondation Barnes, Philadelphia.
Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore ", déclarait Pierre Auguste Renoir (1841-1919) en 1913. Cette même année, Guillaume Apollinaire faisait l'éloge de celui qu'il considérait comme " le plus grand peintre vivant ". Au début du XXe siècle, Renoir jouit d'un prestige incontesté sur la scène artistique. On salue la figure emblématique de l'impressionnisme des années 1870, mais aussi la jeunesse d'un maître capable de dépasser et de renouveler un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir invente un art qu'il veut classique et décoratif. Henri Matisse, Pablo Picasso, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour Renoir, et en particulier pour sa " dernière manière ", celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l'art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, le collectionnent aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Accompagnant l'exposition, cet ouvrage revient sur ces années fécondes et invite à redécouvrir sous un jour neuf près d'un quart de la carrière de Renoir. Il constitue la première publication jamais parue sur ce sujet.
On oublie souvent que Renoir, né en 1841 et devenu l'une des grandes figures de l'impressionnisme des années 1870, continua d'être un peintre actif et admiré au début du xxe siècle: cinq ans avant sa mort en 1919, alors qu'il est riche et célèbre, il déclarait "commencer à savoir peindre". Les dernières années de Renoir se caractérisent en effet par un profond renouvellement de sa peinture et un goût constant de l'expérimentation, qui le conduit vers de nouvelles techniques comme la sculpture. Renoir invente une peinture conciliant la référence à la tradition, de l'Antiquité au XVIIIe siècle en passant par Titien ou Rubens. Peintre de figures, comme il aime à le proclamer, il explore un nombre limité de thèmes et place le nu féminin à la source de toutes les audaces: libération de la couleur, affranchissement des règles de l'anatomie et de la perspective, au profit d'une nouvelle Arcadie inspirée du Sud de la France. Cette nouvelle manière lui vaut l'admiration de nouvelles générations d'artistes, tels Matisse, Picasso, Maillol ou Bonnard qui, pour certains, font le pèlerinage à Cagnes sur-Mer, près de Nice, où Renoir est installé une partie de l'année. Ils y saluent un homme courageux et un peintre libre, moderne et classique tout à la fois.
Catalogue officiel de l'exposition Aux sources des Nymphéas, les impressionnistes et la décoration au musée de l'Orangerie du 02 mars au 11 juillet 2022. L'impressionnisme est rarement associé au terme décoration. Pas plus aux murs, aux objets, éventails, céramiques et autres bas-reliefs. Pourtant, des oeuvres impressionnistes regardées aujourd'hui comme des tableaux de chevalet - paysages, fleurs ou scènes de la vie moderne - ont d'abord été conçues comme des décorations. Soucieux de la place du beau dans la vie quotidienne, les artistes impressionnistes en ont fait un terrain d'expérimentation, s'aventurant sur des supports variés dont ils ont exploré toutes les possibilités. Cet aspect de l'impressionnisme est peu connu aujourd'hui. Pourtant, le cycle des Nymphéas de l'Orangerie, que Monet nommait ses "grandes décorations" , vient couronner plus de soixante années d'incursions dans ce domaine. L'exposition " Aux sources des Nymphéas : les impressionnistes et la décoration " et son catalogue proposent, à travers les oeuvres de Caillebotte, Cassatt, Cézanne, Degas, Manet, Monet, Morisot, Pissarro et Renoir, une autre histoire de l'impressionnisme, avec la conviction, pour citer Renoir, que l'art est avant tout fait pour " égayer les murs " .
Résumé : " [Mon ambition] se bornerait à vouloir fixer quelque chose de ce qui se passe. Oh, quelque chose ! La moindre des choses. Hé bien ! cette ambition-là est encore démesurée ! Une attitude de Julie, un sourire, une fleur, un fruit, une branche d'arbre, une seule de ces choses me suffirait. " Berthe Morisot, 1891.
Le paysage parisien n'est certes pas né avec la ville haussmannienne, les illustrateurs ayant toujours exploré ce thème. Mais Paris, telle qu'elle se développe au XIXe siècle, fournit aux artistes de nouveaux motifs, traduits à l'aide de moyens picturaux inédits. La ville est saisie comme une entité mouvante et les artistes négligent l'étude des monuments ou de l'anecdote pour lui préférer la recherche de ce "merveilleux moderne", de cette poésie urbaine dont Baudelaire se fait le héraut. Paris s'impose, lisible, ample, monumentale, dans les compositions de Manet, Caillebotte ou Monet. Les impressionnistes s'identifient à la vie urbaine dynamique, toujours changeante selon les variations de la lumière, et la montrent sous un jour neuf. Les transformations de Paris engendrent de grands bouleversements dans le mode de vie de ses habitants: cafés et cafés-concerts, brasseries, bals, cirques, opéras et théâtres, parcs et jardins publics, courses, se multiplient, fournissant autant de thèmes aux artistes à la recherche de cette "beauté mystérieuse".
Ferretti Bocquillon Marina ; Avanzi Beatrice ; Bla
Résumé : Peindre en plein air est un défi. Pour traduire une sensation visuelle, il faut déterminer d'un seul geste la forme et la couleur du motif. De plus, rien n'est fixe dans la nature, où l'artiste, sollicité par une foule d'impressions, doit faire preuve de décision et de rapidité. Des délicieuses esquisses exécutées au XVIIIe siècle jusqu'aux tableaux peints par les futurs impressionnistes dans les années 1860, la pratique du plein air, qui s'impose au XIXe siècle, est l'aboutissement d'un long processus. En effet, un puissant sentiment qui rattache les hommes à la nature croît au rythme des progrès de l'industrialisation et de l'urbanisation. Comme une lame de fond, il touche l'ensemble des pays d'Europe, où une société nouvelle, éprise de vérité et d'authenticité, se met en place. De Thomas Jones à Camille Corot, de John Constable et de Joseph Mallord William Turner à l'école de Barbizon, des macchiaioli à Edgar Degas et d'Eugène Boudin à Claude Monet, l'art du paysage en plein air conquiert un nouveau statut et s'affirme comme un genre à part entière.