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Le Juge
Patier Xavier
GALLIMARD
10,10 €
Épuisé
EAN :9782070712496
Jeune juge d'instruction à Auch, dans le Gers, Lucien Violet boucle sa première affaire criminelle après l'assassinat d'un vieil homme, Fabien Luzac, abattu chez lui de trois coups de revolver. Un de ses voisins est accusé puis condamné. Mais soudain Cussol le maire du village vient trouver en privé le petit juge : il lui avoue la vérité, c'est lui le meurtrier. Que va décider Lucien Violet ? Admettre son effroyable erreur judiciaire qui compromettrait son avenir, ou bien se taire ? Il choisit le silence. Mais c'est précisément dans les profondeurs de cet intolérable repli sur lui-même que va se nouer pour le jeune juge le véritable drame. Car il est clairvoyant et affreusement rongé par l'horreur de sa faute. Il repense alors avec nostalgie au temps de son enfance, vouée d'avance à la tristesse, donc à la solitude, dans ces régions du Sud-Ouest qu'il aimait par-dessus tout et qui le prédisposaient avec poésie, rêve et simplicité à vivre honnêtement et sensuellement, en paix avec lui-même et les autres.
Henri Drouet vient de prendre sa retraite du couvent de Cordeliers à Toulouse où il était conservateur. Pourquoi cet homme, qui aurait du avoir une brillante carrière, a-t-il choisi de rester toute sa vie dans ce musée, prisonnier d'une ville qui l'étouffe et d'un secret qui l'asphyxie? Henri Drouet va raconter son histoire d'amour, la seule de sa vie, avec une Sud-Américaine qui le poussa à participer à un trafic de faux tableaux. Condamné à la solitude et à l'expiation, il cherche une issue dans la religion: seul Dieu lui tend la main et lui murmure, "reste avec moi".
Résumé : Raymond Guétard, le narrateur, est âgé de vingt ans. Né à Rodez dans une famille sans religion, il est mal dans sa peau, supérieurement lucide et revenu de tout avant même d'avoir vraiment vécu. A seize ans, il connaît Françoise, la bibliothécaire municipale qui en a vingt-trois. Si la complicité de leurs intelligences est totale, l'amour entre eux se révèle être un échec. Il n'y a pas d'amour humain, assure Raymond, désormais soulevé par un élan vers la foi qui va le conduire au monastère bénédictin de Combelle dans l'Aveyron. Il entrera dans les ordres sous le nom de frère Honorat. Cependant son "mal-être" l'envahit progressivement de dégoût, en dépit de son amitié profonde pour frère André qui le suit de très près. Soumis à l'épreuve d'un terrible déchirement, le jeune homme quitte Combelle après avoir tenté d'y mettre le feu. Il retourne chez ses parents à Rodez. Entre-temps, Françoise, qu'il aurait pu aimer, est devenue l'amie intime de sa mère auprès de laquelle elle s'est installée. La pudeur de la réflexion, la rigueur de son analyse font de ce livre une sorte de bréviaire que troublent le désir de trouver Dieu et le désespoir de manquer le rendez-vous du sacré. Il émeut en profondeur. Il met en alerte la conscience des lecteurs, quels qu'ils soient. La sobre beauté de son écriture et l'extraordinaire volonté de mettre au jour la vérité en sont les atouts premiers.
Le démon de l'acédie, qu'on appelle aussi démon de midi, est le plus pesant de tous les démons. Il attaque le moine vers la quatrième heure, et l'assiège jusque vers la huitième. Il commence par lui donner l'impression que le soleil est bien lent dans sa course, ou même immobile, et que le jour a cinquante heures. Puis il le pousse à regarder sans cesse par la fenêtre, le jette hors de sa cellule pour examiner le soleil et voir si la huitième heure approche, enfin l'incite à jeter les yeux de tous côtés, espérant la visite d'un frère. Il lui fait prendre en haine l'endroit où il se trouve, son genre de vie, le travail des mains ; il lui suggère qu'il n'y a plus d'amour parmi les frères, qu'il ne peut compter sur aucun... " Evagre le Pontique. Le démon de l'acédie est un roman d'une brûlante actualité qui touche au sujet tabou des affections illicites. C'est aussi un roman de tous les temps qui rend compte avec pudeur du mystère du mal et de l'angoisse, si contemporaine, de manquer le rendez-vous avec le bonheur.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.