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Un jeudi parfait
Pataut Fabrice
PG DE ROUX
23,00 €
Épuisé
EAN :9782363712363
Un vent de folie, drôle et désespéré, plane sur ces dix-sept nouvelles. Un vent de tendresse, aussi, pour les inconnus aux prises avec la mort, l'injustice et la mémoire. Au fil des pages, on rencontrera l'auteur à la faveur d'un fragment autobiographique, un clochard transformé en hippopotame, des cyborgs japonais, et Giacomo Puccini reclus dans la campagne toscane, aux prises avec Tosca. "Pataut recourt à une langue admirable, classique, riche et précise." (Patrick Williams, Elle). Les nouvelles de Fabrice Pataut, d'abord publiées en traduction portugaise, ont été rassemblées dans les recueils Trouvé dans une poche et Le Cas Perenfeld. Le premier a reçu le Prix de la nouvelle de l'Académie française en 2005. Il est également l'auteur de cinq romans : Aloysius, Tennis, socquettes et abandon, En haut des marches, Reconquêtes et Valet de trèfle.
Résumé : Ils sont deux : William et Patrick. Sans parents. Leurs familles, indifférentes, les ont confiés à Mme Evans. Ils vivent dans son pensionnat des années d'adolescence douces et incertaines entre pelouse érotique, confitures maison, expéditions punitives et rêves d'empires financiers. Puisque le passé de Patrick n'existe pas, celui de William prend ses aises : la tante Sherry, partie pour les Etats-Unis, son amie Margaret, le grand-père, sir Peregrine, reclus dans sa fabuleuse maison de Londres où s'élève un citronnier au parfum d'Orient... Adultes, les deux amis vont s'associer et feront de la Bourse une arme fratricide. Suspense et trahisons, ces pages ont le charme d'un roman anglais où les complets sur mesure cachent d'étranges zones obscures.
Résumé : Objet de rêverie poétique et de spéculation philosophique, symbole de grandeur politique, incarnation d'universalité puis de fragilité après sa destruction par le feu, la Bibliothèque d'Alexandrie, antique ou moderne, fascine. L'Unesco et la république arabe d'Egypte ont lancé en 1988 un concours pour la construction d'une bibliothèque dans la ville qui abrita la plus grande collection d'écrits du monde antique. Inaugurée en octobre 2002, la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie cumule les fonctions de bibliothèque publique, de centre d'archives, de musée et de centre de formation des bibliothécaires. Sont rassemblés ici les acteurs du projet architectural et culturel et des contributeurs concernés par ses aspects esthétiques, historiques, mythologiques et littéraires. Luciano Canfora propose l'hypothèse d'un Aristote fondateur de l'ancienne Bibliothèque. Christoph Kapeller observe en détail l'architecture du nouveau bâtiment. Fabrice Pataut dévoile ses aspects sensibles et sensuels et Gérald Grunberg les caractéristiques physiques et symboliques de la plus grande salle de lecture du monde. Gamal Ghitany nous ramène à la lecture à travers l'histoire récente de l'Egypte en matière de censure religieuse et politique. Alberto Manguel revient à Babel pour commenter les difficultés conjuguées du désir d'universalité et du devoir de mémoire. Jean-Yves Empereur suit les traces de l'ancienne Bibliothèque dans l'archéologie souterraine de la ville. Le dernier mot est laissé à Ismail Serageldin, le directeur de la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie, autrement dit aux promesses et à l'avenir.
Lorsque vous arriverez à Kipling, dit Fairbanks avec douceur, vous éteindrez vos lumières. - Après la route de Cork ? - Vous aurez déjà coupé le moteur. - On risque pas de nous entendre ? - Je veux être seul avec elle dans le noir, vous comprenez, et que la voiture passe sous sa fenêtre sans bruit comme un fantôme quand elle viendra me rejoindre à côté du rideau pour vérifier ce qu'elle aura cru voir... Ce qu'elle veut voir depuis des années". Il y a comme un art de la cérémonie dans ces récits précis, aux mises en scène tirées au cordeau, terriblement ordonnées mais sur lesquelles plane un mystère insondable.
Résumé : Dessiner est une manière de prendre des notes. C'est ce chemin littéraire que Fabrice Pataut nous invite à emprunter dans ce texte autobiographique où l'on retrouve les thèmes familiers de l'auteur : la nostalgie, l'éducation par les femmes, la lecture des classiques, la cruauté et les chaussures. Fabrice Pataut est l'auteur de cinq romans et de trois recueils de nouvelles. Les Beaux Jours sont suivis de sept nouvelles inédites.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".