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LA VIE QUOTIDIENNE EN FRANCE ET EN ANGLETERRE AU TEMPS DES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE
PASTOUREAU MICHEL
HACHETTE LITT.
17,04 €
Épuisé
EAN :9782010177378
Par la description de l'existence des héros de la Table Ronde mise en scène dans les romans de chevalerie des XIIe et XIIIe siècles, ce livre évoque la véritable vie quotidienne des populations française et anglaise pendant la période qui s'étend de l'avènement d'Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre (1154), à la mort de Philippe Auguste (1223), roi de France. Cette époque, celle des châteaux forts et de l'amour courtois, des premières cathédrales et des premiers tournois, constitue à bien des égards le coeur du Moyen Age occidental. La littérature arthurienne n'est pas seulement une littérature récréative, mais militante. Par elle, une classe, la petite et moyenne noblesse, cherche à imposer sa vision du monde et de la société à travers les exploits du roi Arthur, les amours de Lancelot, les malheurs de Tristan ou les étranges aventures de Perceval. A la fois reflet et modèle du public auquel ils s'adressent, les romans de la Table Ronde semblent offrir à l'historien un terrain d'enquête particulièrement fructueux. Michel Pastoureau Né en 1947, archiviste paléographe, directeur d'études à l' E. P. H. E. (Sorbonne, IVe section), Michel Pastoureau est depuis 1983 titulaire de la chaire d'histoire de la symbolique médiévale. Ses premiers livres étaient consacrés aux emblèmes et codes sociaux (armoiries, sceaux, vêtements). Ses recherches actuelles portent sur l'histoire des animaux, de la zoologie et des rapports entre l'homme et la couleur.
Résumé : Le rouge est en Occident la première couleur que l'homme a maîtrisée : ainsi elle est longtemps restée la couleur " par excellence ", la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique. Admiré des Grecs et des Romains dans l'Antiquité, le rouge prend une forte dimension religieuse au Moyen Age. Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l'amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l'orgueil, de la violence et de la luxure. Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge, couleur indécente et immorale, liée aux vanités du monde. Dès lors, partout en Europe, rouge est en recul. Toutefois, à partir de la Révolution française et ce jusqu'à nos jours, le rouge devient politique : c'est la couleur des forces progressistes ou subversives.
Longtemps, en Occident, le noir a été considéré comme une couleur à part entière, et même comme un pôle fort de tous les systèmes de la couleur. Mais son histoire change au début de l'époque moderne: l'invention de l'imprimerie, la diffusion de l'image gravée et la Réforme protestante lui donnent, comme au blanc, un statut particulier. Quelques décennies plus tard, en découvrant le spectre, Newton met sur le devant de la scène un nouvel ordre des couleurs au sein duquel il n'y a désormais plus de place ni pour le noir, ni pour le blanc: pendant presque trois siècles, ce ne seront plus des couleurs. Toutefois, dans le courant du XXe siècle, l'art d'abord, la société ensuite, la science enfin redonnent progressivement au noir son statut de couleur véritable. C'est à cette longue histoire du noir dans les sociétés européennes qu'est consacré le livre de Michel Pastoureau. L'accent est mis autant sur les pratiques sociales de la couleur (lexiques, teintures, vêtements, emblèmes) que sur ses enjeux proprement artistiques. Une attention particulière est portée à la symbolique ambivalente du noir, tantôt pris en bonne part (fertilité, humilité, dignité, autorité), tantôt en mauvaise (tristesse, deuil, péché, enfer, mort). Et comme il n'est guère possible de parler d'une couleur isolément, cette histoire culturelle du noir est aussi, partiellement, celle du blanc (avec lequel le noir n'a pas toujours fait couple), du gris, du brun, du violet et même du bleu. Biographie de l'auteur Historien, spécialiste de l'histoire des couleurs, des emblèmes et des symboles, Michel Pastoureau est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a publié une quarantaine d'ouvrages, notamment au Seuil: L'Etoffe du Diable. Une histoire des rayures et des tissus rayés (1991); Rayures (1994); Bleu. Histoire d'une couleur (2000); Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental (2004); L'ours. Histoire d'un roi déchu (2007).
Les relations entre l'homme et le cochon - tenu pour l'animal le plus vil de la création et entouré de tabous mais en même temps digne d'être sacrifié aux dieux en Egypte et en Grèce - ont toujours été ambivalentes et passionnelles. Domestiqué vers le Vile millénaire, le porc est pour l'homme une véritable source de richesse: sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses hoyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d'instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux... "Dans le cochon tout est bon": rarement un adage n'aura été aussi justifié. C'est cette histoire sociale et culturelle du cochon que retrace Michel Pastoureau, des forêts gauloises à l'élevage industriel, en passant par ces temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-cochon et la fête de la Saint-Cochon. Et il nous rappelle que le cochon est l'animal biologiquement le plus proche de l'homme. Notre cousin, tour à tour symbole de goinfrerie et de saleté, de courage et de prospérité... Biographie de l'auteur Historien, spécialiste des couleurs, des animaux, des images et des symboles, Michel Pastoureau est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, où il occupe depuis vingt-huit ans la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Il a publié quarante-cinq ouvrages, dont plusieurs ont été traduits dans une trentaine de langues. Parmi ses dernières publications: Bleu: histoire d'une couleur (Seuil, 2000); Une histoire symbolique du Moyen Age (Seuil, 2004); L'Ours: histoire d'un roi déchu (Seuil, 2007); Les Animaux célèbres (Arléa, 2008); Noir: histoire d'une couleur (Seuil, 2008). Dans la collection Découvertes Gallimard, il a publié Figures de l'héraldique (1996).
Résumé : Vert Aimez-vous le vert ? A cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s'en trouve presque autant pour le détester. Couleur ambivalente, sinon ambiguë, il est symbole de vie, de sève, de chance et d'espérance d'un côté, associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures de l'autre. Chimiquement instable, le vert a été apparenté à tout ce qui était changeant : l'enfance, l'amour, la chance, le jeu, le hasard, l'argent. Ce n'est qu'à l'époque romantique qu'il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l'hygiène et enfin de l'écologie. Aujourd'hui, l'Occident lui confie l'impossible mission de sauver la planète. Dans ce livre, Michel Pastoureau retrace la longue histoire sociale, artistique et symbolique du vert dans les sociétés européennes, de la Grèce antique jusqu'à nos jours. Michel Pastoureau Historien, spécialiste des couleurs, des images, des emblèmes et du bestiaire, Michel Pastoureau est directeur d'études émérites à l'Ecole pratique des hautes études, où il a occupé pendant trente-cinq ans la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Il a notamment publié en " Points Histoire " L'Etoffe du diable, Bleu, Une histoire symbolique du Moyen Age occidental et L'Ours.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.
Thirlwell Adam ; Seiffert Rachel ; Kennedy A. L. ;
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop, de jazz ou de musiques électroniques. Les romanciers anglais ont un don pour la nouvelle. Cinq jeunes écrivains anglais, figurant tous sur la dernière liste de la prestigieuse revue Granta, ont rencontré dix jeunes écrivains français. Résultat, un France/Angleterre d'un nouveau genre et une réflexion ludique sur la création.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.