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Le goût du roi. Louis XV et Marie-Louise O'Murphy
Pascal Camille
PERRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782262017040
De Marie-Louise O'Murphy, l'histoire n'a retenu ni le nom ni le visage, mais le cul. Un cul auquel Casanova, Boucher et Louis XV, trois fins connaisseurs, ont rendu tour à tour et chacun dans leur genre un hommage émerveillé." C'est par ce propos délibérément provocant que Camille Pascal, rompant avec le ton habituel de la biographie historique, présente son héroïne. Du personnage pourtant hors du commun de Marie-Louise O'Murphy, maîtresse secrète de Louis XV à l'âge de quinze ans, on ne connaissait rien, hors le célèbre tableau de François Boucher qui l'a représentée nue, allongée sur un voluptueux sofa. Considérée comme un sujet négligeable, cette jeune fille était depuis toujours reléguée dans les rayons démodés de la "petite histoire". Or sa liaison avec le roi n'est pas le fruit du hasard ou du caprice. Cette "petite gueuse", selon l'expression de Casanova, a été sélectionnée, recrutée et protégée par des réseaux très structurés, animés en sous-main par la marquise de Pompadour, et chargés de satisfaire au désir du souverain. Pour dessiner le portrait de cette femme étonnante qui mourra, fortune faite, sous la Restauration, Camille Pascal a conduit une véritable enquête dans des archives jusque-là méconnues ou inexploitées. Preuves à l'appui, il révèle les coulisses d'un système de cour où la sexualité du roi est un enjeu politique et financier, donc une affaire d'Etat. Le Goût du Roi invite le lecteur à explorer le côté obscur du siècle des Lumières.
Résumé : Le baptême de Clovis, le couronnement de Charlemagne, Saint-Louis rachetant la couronne d'épines, Jeanne d'Arc sauvant la France, Catherine de Médicis aux prises avec les guerres de Religions, Louis XIV le roi dévot, Napoléon l'empereur athée et concordataire, Émile Combes et la séparation des Églises et de l'État... : avec le talent de conteur qui a fait le succès de ses précédents ouvrages, l'historien Camille Pascal revisite les grands événements de l'histoire de France qui ont fait de notre nation la " fille aînée de l'Eglise ". Il rappelle que la foi en Dieu a été, pendant près de quinze siècles, le vrai moteur et la seule justification de ces bâtisseurs de la France catholique. Dans la lignée des Jules Michelet, François Guizot ou Hyppolite Taine, il renoue avec le " récit national " qui, comme pour les leçons d'histoire de l'école de Jules Ferry, a su donner une réalité à l'idée même de la France en la faisant connaître, aimer et partager par tout un peuple?
Camille Pascal, lauréat du Grand Prix du roman de l'Académie française, prend la plume pour se désennuyer d'une société où les bien-pensants triomphent et pour rendre un hommage ému et amusé à la France qu'il aime et qui tend à disparaître. " Après m'être essayé à emboîter mes pas dans le sillage de ces mémorialistes qui avaient fait mes délices, pouvais-je pour autant prétendre succéder aux auteurs qui ont élevé la chronique mondaine au rang de chef d'oeuvre absolu ? Evidemment non. De création littéraire il ne pouvait donc pas être question, sauf à sombrer dans le pastiche sans talent. Il n'était pas d'avantage envisageable de maquiller ce livre en grave ouvrage d'histoire ou de sociologie, ils abondent et je n'inscris pas le Collège de France au programme de mes ambitions. J'ai repris ma plume pour me désennuyer d'une société où les bien-pensants et l'égalitarisme triomphent, il aurait été un comble que je m'emploie à ennuyer mes lecteurs par de savantes démonstrations. Si j'ai entrepris l'écriture de ce livre c'est pour le plaisir d'écrire et de sacrifier tout à la fois à mon goût du récit et à ma passion de l'anecdote mais c'est aussi pour rendre un hommage ému et parfois amusé à cette France que j'aime, qui ne veut pas mourir et qui est parvenue, mais pour combien de temps encore, à suspendre la marche du temps perdu ", Camille Pascal.
Résumé : Ainsi commence L'Eté des quatre rois. Juillet-août 1830, la France a connu deux mois uniques dans son histoire avec la succession sur le trône de Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. Dans cette fresque foisonnante, à l'écriture ciselée, tandis que le peuple de Paris s'enflamme, Hugo, Stendhal, Dumas, Lafayette, Thiers, Chateaubriand, la duchesse de Berry, Madame Royale assistent à l'effondrement d'un monde. Des "Trois Glorieuses" à l'avènement de la monarchie de Juillet, Camille Pascal nous plonge dans le roman vrai de la révolution de 1830.
Résumé : "Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse". En adressant ces mots au roi saint Louis, le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX reconnaît à la France un rôle prédestiné depuis la conversion de Clovis. Conversion confirmée, siècle après siècle, par plusieurs dynasties et des générations entières, jusque et y compris dans le renoncement et la rupture. Partant de cet événement originel, Camille Pascal revisite les scènes fondatrices de la France catholique qui ont fait de notre pays la "Fille aînée de l'Eglise", depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de 1905. Dans la lignée des historiens de l'époque romantique, il renoue délibérément avec le "récit national" qui, repris au compte de l'école républicaine par Jules Ferry et Ernest Lavisse, a su donner une réalité à l'idée même de la France en la faisant connaître, aimer et partager par tout un peuple. Permettre à chacun, qu'il soit catholique ou non, de retrouver, de comprendre et de s'approprier les racines chrétiennes de la France : telle est l'ambition de cet ouvrage.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.