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Ténèbres et Compagnie
Parulskis Sigitas ; Vitureau Marielle
AGULLO
22,50 €
Épuisé
EAN :9782382461211
De nombreuses personnes creusaient des trous dans le cimetière. En ville, la mort régnait, il fallait de nombreux trous. " Lituanie, 1941. Vincentas, photographe, conclut un pacte morbide avec un officier SS : en échange de sa sécurité et de celle de son amante juive, Judita, il photographiera les massacres de Juifs dans les villages et les forêts de sa patrie occupée. Vincentas, habitué à être de l'autre côté de l'objectif, à être distancé de la réalité par la pellicule, devient malgré lui le témoin d'une histoire irrévocable " la guerre arrachera les masques de nos visages. " Témoin de l'assassinat massif des juifs, il se transforme en observateur qui ne peut rien changer ni aider personne. A travers la métaphore de la photographie, Sigitas Parulskis met à nu la passivité et la complicité de ses compatriotes dans le chapitre le plus sombre de l'histoire moderne de la Lituanie. Un roman très sombre et engagé, mettant en lumière les crimes perpétués durant la Seconde Guerre mondiale, que l'on pourrait rapprocher du travail de Jonathan Littel version balte. - Prix National de la Culture et de l'Art lituanien
La Bassa est une terre de visions et de monstres. "Sixième volet des aventures du commissaire Soneri, qui nous ramène sur les rives du Pô où le brouillard cache de lourds secrets datant de la Seconde Guerre mondiale.Dans le paysage d'eau et de brume de la Bassa, la basse plaine du Pô, le commissaire Soneri est à l'aise. Avec les anciens du coin, il est le seul à bien connaître cette partie du fleuve, à savoir se déplacer entre les rives, les plaines inondables, les fermes éparpillées dans une terre qui semble désormais habitée par des fantômes. Alors quand deux cadavres surgissent soudainement, c'est lui qui est chargé de l'affaire. La première victime est un jeune Hongrois, trouvé dans la boue de la rivière tué d'une balle dans la tête ; le second, un ancien commandant partisan, mort peut-être de vieillesse et de solitude dans sa maison isolée au milieu des peupliers. Deux histoires différentes, mais liées par un fil. Il faudra un certain temps à Soneri pour le retrouver, au cours d'une enquête qui le conduit dans les eaux troubles du nouveau terrorisme rouge, mais aussi dans le passé, au moment de l'occupation allemande...Il croisera au cours de ses pérégrinations, et pour notre plus grand plaisir, quelques personnages inoubliables des bords du fleuve, dont Carega, un professeur à la retraite à la sagesse de philosophe.Prix Violeta Negra 2017Prix roman noir 813
La vendeuse l'avait regardée bizarrement. De travers, et d'un air de mépris. Comme toutes les Polonaises regardaient les Ukrainiennes, les premières ayant de quoi payer tandis que les autres faisaient des ménages. "Un des élégants quartiers en vase clos de Varsovie, un petit paradis sur terre dont rêvent tous les polonais se trouve brutalement plongé dans le drame : ce matin, au pied des immeubles modernes tout confort, le gardien a découvert le cadavre d'une étudiante en journalisme. Il suffit d'un instant pour que le paradis se transforme en enfer. Pour Mortka, chargé de l'enquête avec l'aide de la lieutenante Suchocka, le coupable semble d'abord tout désigné. Mais ce qui paraît simple va prendre à mesure des investigations la portée d'un vaste scandale. Ici, comme dans une Pologne en miniature, politique et mafia, sexe et drogue, ambitions et aspirations, secrets et rêves parfois meurtriers se rencontrent...Dans ce nouveau volet des aventures de l'inspecteur Mortka, Chmielarz s'attaque impitoyablement aux faiblesses humaines et jette un regard critique sur le monde fermé des domaines gardés, qui semblent n'avoir surgi de terre que pour chatouiller la vanité des propriétaires de SUV.
Résumé : " Peut-être notre identité véritable se trouve-t-elle dans tout ce qu'on a omis. " Pour ce roman explorant l'histoire européenne de la fin du xxe siècle d'un point de vue intime Dragan Velikic a reçu les deux prix littéraires les plus importants en Serbie : le prix NIN et le prix Mesa Selimovic en 2007. Une fenêtre russe est une petite fenêtre encastrée dans une plus grande, utilisée pour la ventilation dans les régions froides ; " une tentative d'inhaler le monde extérieur sans perdre notre chaleur intérieure ". La Fenêtre russe met en scène deux personnages principaux : Daniel, un chef d'orchestre âgé, fait le bilan de sa vie, de toutes les opportunités loupées, dans une sorte de confession adressée à Rudi Stupar, jeune comédien raté. A la fin des années 90, ce dernier quitte son pays bombardé et dérive à travers l'Europe de petit boulot en petit boulot, s'inventant des vies, composant et décomposant sa propre personnalité dans un effort constant pour réconcilier la réalité de son existence avec ses attentes et la conviction qu'il accomplirait de grandes choses. Avec une grande maîtrise narrative, un humour intelligent et une subtile ironie, Dragan Velikic juxtapose les opportunités manquées de chaque personnage avec les chemins qu'il choisit, dépeignant la vie à la fois réelle et imaginaire. Pour ce roman doux-amer explorant l'histoire européenne de la fin du xxe siècle d'un point de vue à la fois intime et objectif, Dragan Velikic a reçu les deux prix littéraires les plus importants en Serbie et en ex-Yougoslavie - le prix NIN et le prix Mea Selimovic en 2007. Prix NIN Prix international Vilenica
Le wagon cambriolé à Vinkovci" : ce sont les premiers mots qui viennent à l'esprit du narrateur à la mort de sa mère. Dans ce wagon qui transportait les biens de sa famille se trouvait un cahier dans lequel sa mère notait chaque hôtel où ils avaient séjourné : Hôtel Palace à Ohrid, Bonavia à Rijeka, Bellevue à Split, Evropa à Sarajevo... Poursuivant le mantra de sa mère, tirant sur le fil de la mémoire, le narrateur fait surgir du passé des halls d'hôtels, des places et des rues, des bribes de dialogues... C'est toute l'Istrie du XXe siècle qui défile sois nos yeux, à travers les vies ordinaires ou extraordinaires de ceux qui se sont succédé sur cette terre. L'histoire de pays, de villes, d'hôtels, de chemins de fer qui n'existent plus. De familles détruites et de personnes disparues dont les voix résonnent dans une polyphonie brillamment orchestrée par l'auteur.
Prix révélation SGDL de la traduction ! La grâce d'un tableau de Chagall, la truculence d'un film de Chaplin, l'aventure d'un roman de Mark Twain. Passage en poche d'un succès de l'année 2020 au Tripode. Leybl est le fils de l'homme le plus riche du village. Reyzl est la fille d'un pauvre chantre. Nous sommes à l'aube du XXe siècle, dans une bourgade juive aux confins de l'Europe. Il va de soi que ces deux enfants tombent amoureux, ne croyez-vous pas ? Mais qui aurait prédit qu'une rocambolesque troupe de théâtre itinérante allait précipiter leur histoire dans une aventure hors du commun ? Etoiles vagabondes fut publié en feuilleton entre 1909 et 1911 dans un journal polonais. Resté inédit jusqu'à ce jour, nous devons au traducteur Jean Spector la découverte de cette oeuvre magistrale. Prix SGDL de la traduction
Allemande de l'est récemment passée à l'ouest, Soja survit en faisant des petits boulots dans un Berlin encore séparé en deux par un mur. C'est là qu'elle rencontre Harry dont elle tombe aussitôt amoureuse. Ce beau garçon paumé, taciturne, héroïnomane est récemment sorti de prison. Soja décide d'aider le jeune homme à sortir de la drogue. Elle l'héberge, le prend en charge, engage tout son temps, son amour et son argent pour le soutenir. Mais malgré cela, il replonge. Leur histoire aura duré trois ans. A la mort de Harry, Soja découvre un cahier renfermant 89 phrases constituant le journal de son amant. Un journal dans lequel elle n'est jamais mentionnée. Vilains Moutons est la longue lettre, douce-amère que Soja adresse après sa mort à l'homme qu'elle aimait. Elle essaie de comprendre l'amour fou qu'elle a éprouvé pour Harry, et s'interroge : s'est-elle trompée ? A-t-elle été aveugle ? S'est-elle donnée tout entière à un homme qui ne l'aimait pas ?
Les hommes sont des humains. Les humains sont une variété d'animaux, mais on dit qu'ils sont plus évolués. A vrai dire, les hommes sont parfois très poilus, mais jamais autant que les chiens." Ainsi commence l'exploration comique et poético-porno de la narratrice qui se déclare conteuse et compteuse d'hommes, de sa tendre adolescence, premières griseries des sens, jusqu'à la recherche éperdue de la jouissance et la terrible solitude du sexe. Dans une série de brefs chapitres, entre farce donc elle est le dindon et auto-dérision de survie, elle visite l'inventaire de ses aventures, de ses déceptions. Un pompiste cracheur de feu, un employé de banque obèse, une lesbienne londonienne, faux poètes et vraies vedettes des médias, tous défilent dans les draps de cette Bridget Jones trash, qui porte un regard doux-amer sur nos dérisoires espoirs, notre incorrigible quête de l'impossible Amour. Un livre drôle, courageux, insolent, où les genres sont renvoyés dos à dos, faute de pouvoir se regarder en face.
Dans ce quatrième volume de son autobiographie, Thomas Bernhard, après avoir une nouvelle fois songé à s?abandonner à la maladie, reprend néanmoins la lutte. Observateur impitoyable, il porte témoignage contre l?injustice du destin, la tyrannie et la suffisance des médecins incompétents, l?injustice dans le traitement des malades. Dans ses longues heures d?immobilité il cherche à élucider le mystère de sa personnalité, la part qui revient à ses ancêtres et surtout à son père, un mauvais sujet, dont il ne saura jamais rien. Sa passion pour la musique contribue à son rétablissement. Un jour les médecins de Grafenhof lui accordent le droit de sortie. Les règlements sanitaires et les soins exigés par son état lui interdisent d?être employé dans un commerce. D?être chanteur, il n?est plus question. Il lui faut écrire ou mourir. Il s?agit là plus que d?un simple récit de l?odyssée d?un malade, d?hôpital en maison de convalescence et en sanatorium. Thomas Bernhard est un révolté, révolté contre le fait d?être au monde, révolté contre l?arbitraire et l?indifférence des possesseurs du pouvoir médical, révolté contre l?inégalité dans la maladie. Seules la musique et l?écriture le rattachent à la vie, et cette sombre période de son autobiographie est non seulement un tableau du monde des sanatoriums et des hôpitaux mais une école de volonté. Cette « Montagne magique » d?un pauvre laisse une impression inoubliable grâce à la forte personnalité d?un écrivain qui écrit une langue inimitable. Traduit de l?allemand par Albert Kolm.