Si l'histoire de l'antique Bagacum est bien connue, la manière dont celle-ci s'est construite l'est moins. "Curieux antiquaires, les débuts de l'archéologie à Bavay aux XVIIIe et XIXe siècles" permet d'appréhender le patrimoine bavaisien sous un nouvel angle. Offrant une mise en perspective tant géographique que chronologique, ce catalogue apporte une vision nouvelle sur les premiers antiquaires bavaisiens. A travers les contributions d'Odile Parsis-Bazubé et d'Alain Schnapp, c'est la construction de l'antiquariate et de l'archéologie en France aux XVIIIe et XIXe siècles qui est mise en lumière. Plus loin, Véronique Beirnaert-Mary, Delphine Morana-Burlot et Véronique Krings détaillent l'exemple de Bavay. La première dresse le paysage bavaisien en présentant les acteurs locaux et leurs actions. Delphine Morana-Burlot propose ensuite une réflexion autour de la question du faux, Enfin, Véronique Krings ouvre une fenêtre sur la période du début du XXe siècle en s'attachant à relater la correspondance entre Franz Cumont et Raoul Warocqué autour des objets bavaisiens. Richement illustré, cet ouvrage rassemble toutes les pièces présentées à l'occasion de l'exposition. Des documents inédits sont ici publiés pour la première fois. La juxtaposition des objets archéologiques et de leur représentation dessinée est elle aussi inédite.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
L'histoire dans le réaménagement de l'imaginaire de l'espace sous le Consulat et l'EmpireLes dernières décennies du XVIIIe siècle avaient vu se développer une historiographie provincialiste, soucieuse de démontrer la haute ancienneté des privilèges institutionnels dont jouissaient, en particulier, les pays d'états. La Révolution de 1789, en créant les départements, a fait voler en éclats la raison d'être de cette première forme d'écriture historienne du particulier.Vidées de toute substance institutionnelle par les réformes de la Constituante, rayées de la carte administrative nationale, les provinces, au début du XIXe siècle, se transmuent en lieux de mémoire. Dans l'éclair de ce basculement qui fait naître de leur disparition même la province, elles se prêtent à de multiples formes de réappropriation historique. Territoires de l'étrangeté où se déploie une première forme de curiosité ethnographique pour ces moeurs et usages populaires dont les fondateurs de l'Académie celtique tentent, en 1807, d'ordonner le recensement, territoires de la nostalgie où les voyages «pittoresques et romantiques» inscrivent les zigzags d'itinéraires en forme de pèlerinages dans une ancienne France regardée comme un champ de ruines, les provinces s'installent dans l'imaginaire collectif de l'espace et du temps comme les cadres naturels de l'enregistrement et de l'évocation sensible des souvenirs historiques.Leur substituer le département ne relève pas que d'un simple acte administratif. Sous le Consulat et l'Empire, se met en place une pédagogie destinée à ancrer les nouvelles circonscriptions d'exercice du pouvoir dans les esprits, les habitudes quotidiennes et la culture du temps. Elle sollicite l'ensemble des sciences de la mesure et de la description du territoire en même temps qu'elle convoque, pour les reconstruire selon des logiques nouvelles, les grandes phases d'une histoire désormais destinée à proclamer l'obsolescence du rêve particulariste.Dans l'espace national, unificateur et égalitaire, qui s'invente ainsi au gré des descriptions départementales dont l'époque se montre si généreusement pourvoyeuse, la mémoire des provinces devient un obstacle. Les stratégies de contournement dont elle est l'objet ouvrent la voie au processus de miniaturisation de l'observation par lequel l'histoire, s'attachant désormais à des fractions de territoire plus aptes à se prêter au classement des faits et des notions, devient véritablement «locale».C'est à l'étude de ce cheminement qui conduit au désamorçage des problématiques provincialistes, à l'instrumentalisation de l'histoire dans la genèse d'un imaginaire départemental puis à son inscription dans la statistique de l'époque impériale, qu'est consacré le présent chapitre. Cheminement dans les esprits, mais aussi dans les lieux - académies de province restaurées à partir du Directoire et secrétariats généraux des préfectures - où se redéfinit la place de l'érudition dans l'univers des savoirs et où se réinvente, sur des bases nouvelles, une culture de la correspondance et du réseau.
Résumé : Un livre documentaire pour pouvoir répondre à toutes les questions que les enfants se posent sur la thématique de l'écologie : qu'est-ce que le réchauffement climatique ? Pourquoi le niveau des océans monte-t-il ? Pourquoi faut-il manger des fruits et légumes de saison ? En bonus 5 pages de super idées à suivre pour prendre soin de la planète à son échelle (fabriquer son propre dentifrice, son engrais...) !
A 14 ans, dans une petite ville de France, la veille de partir en vacances, Sam rencontre une jeune Galloise. C'est l'émerveillement, le serment. Avant la séparation, déchirante, et le silence, mystérieux. Des années plus tard, à la faveur de divers signes, la pensée de Deirdre revient hanter l'homme que Sam est devenu. Sans attaches, mais gouverné par cette singulière présence, il ira au bout d'un étonnant voyage. Dans ce roman virtuose aux allures de conte moderne, Jean-Marc Parisis joue jusqu'au vertige avec le temps, les visages, les lieux, les distances.
La Mésopotamie, le pars "entre les deux fleuves" Tigre et Euphrate, est le berceau de l'écriture avec laquelle commence l'histoire. C'est aussi le pays des premières villes et des plus anciens systèmes politiques et administratifs connus. A la recherche des origines de nos civilisations, de nos mythes ou de notre imaginaire, c'est eu Mésopotamie que l'on retrouve les plus anciens témoins concernant les villes, l'Etat, l'écriture, la comptabilité, les mathématiques, l'astronomie ou l'astrologie, dont nous ayons notamment hérité le découpage du temps, et bien d'autres inventions fondamentales. Elargissant une formule de Samuel Noah Kramer, l'exposition "L'histoire commence en Mésopotamie" présente ce qu'a pu être l'antique Mésopotamie depuis l'apparition de l'écriture à la fin du 4e millénaire jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère. Trois mille ans d'histoire y sont racontés pour découvrir ses croyances, son économie, son cadre de vie urbain, ses rois, ses dynasties et ses empires mais encore son écriture et ce qu'elle nous dit, aussi bien de la société au quotidien, que des plus hautes sciences et lettres. C'est également l'occasion d'évoquer l'aventure de la redécouverte relativement récente de l'histoire mésopotamienne. L'exposition rappelle à la fois l'importance universelle du patrimoine mésopotamien et l'imaginaire plus ou moins fantasmé autour de cette vénérable civilisation, à qui nous devons tant et qui finit pas de fasciner.
Le nom Borinage a travaillé l'imaginaire de Georges Buschini et l'a amené sur nos terres. Il entame un lent processus de découverte de la région, il prend le temps de capter la vie des habitants ; il en rencontre énormément, discute plus longuement avec certains, immortalise des scènes naturelles, cerne des paysages. Il opte pour la patience, suit le cycle des jours et de la lumière.
Le présent ouvrage retrace le parcours exceptionnel de Brancusi qui, par un long travail de sublimation de la forme, s'est attaché à saisir l'essence des êtres et des choses. Il met en valeur la singularité d'un artiste reconnu comme le père de la sculpture moderne par nombre de créateurs venus de tous les horizons. Ce catalogue apporte aussi un éclairage particulier sur la pratique de la photographie à laquelle Brancusi s'est adonné avec passion et grâce à laquelle il a pu imposer sa propre vision esthétique.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.