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Cahier journal à Célestine Parrot. Lods 1892
Parrot Célestine ; Perrot Michelle
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246814818
C'est un petit village du Doubs, à trente kilomètres de la Suisse, à mi-chemin de Pontarlier, d'Ornans et de Mouthe, le lieu le plus froid de France. Courbet n'a pas peint ces maisons, ces ruelles, la petite église, mais il a représenté des dizaines de fois la vallée de la Loue, au bas des coteaux, célèbre pour ses lacets de calcaire et la rivière qui serpente jusqu'à sa source. Dans ces montagnes couvertes de sapin, étouffantes l'été, glaciales l'hiver, il y avait autrefois des vignes : sous Napoléon III, Constant Parrot y travaillait son vin jaune avec succès, possédant l'une des plus grandes maisons du village. Sa fille, Célestine, fréquentait l'école et tenait à treize ans un très beau cahier. 100 pages merveilleuses, dont on ne sait si elles ont été écrites à la Renaissance ou au XIXème siècle, tant chaque ligne nous en éloigne : la vie quotidienne des campagnes, un siècle après la Terreur, un siècle avant nous. Un monde sans électricité, sans ordinateur, sans voitures, sans téléphone. Vous qui aimez l'enfance, les souvenirs, la famille et l'histoire, plongez avec nous dans ces compositions françaises, dans ces cours de morale, au jour le jour, dans ces exercices d'arithmétique difficiles qui font penser aux " problèmes " du Petit Nicolas, dans ces dictées sur la mort de Marie-Antoinette, dans ces dessins de cylindres, de meubles ou d'animaux, dans ces cours de géographie. Célestine note, écrit, dessine, peint, calligraphie, énumère - une façon d'apprendre inimaginable aujourd'hui, poétique et surprenante.
Parrot André ; Margueron Jean-Claude ; Leclant Jea
Prolongement du premier volume de la collection, consacré à André Parrot à Sumer, Assur prend le relais, illustrant la culture de l'Orient mésopotamien et iranien, de l'émergence de l'Empire assyrien (IIe millénaire avant J.C) jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand (356-323 avant J.C). Les lions androcéphales du palais de Khorsabad, les chasses d'Assurbanipal sur les reliefs de Ninive, les peintures de Til-Barsip, les ivoires de Nimrud, les portes en bronze de Balawat, les briques émaillées de Babylone, comme les défilés royaux de Suse et de Persépolis donnent à voir et à comprendre un monde qui était celui de la Bible, un Orient dont les traces sur le terrain sont aujourd'hui en péril, mais dont l'héritage culturel a été fondamental. Le texte d'origine d'André Parrot, illustré par une documentation photographique largement en couleur est introduit par une nouvelle présentation et augmentée d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Claude Margueron, directeur émérite à l'Ecole pratique des hautes études et directeur honoraire de la mission archéologique française de Mari . . André Parrot (1901-1980) fut membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, directeur honoraire du musée du Louvre, ancien secrétaire général de la commission des Fouilles et Missions archéologiques, professeur d'archéologie orientale à l'École du Louvre, docteur en théologie, professeur de langue et littérature hébraïques puis d'histoire des religions à la Faculté de théologie protestante de Paris. Chef de multiples missions archéologiques au Liban, en Irak et en Syrie, il fouilla en particulier le site de Mari de 1933 à 1971. Il fut nommé conservateur en chef des Musées nationaux en 1946, puis devint le premier directeur du musée du Louvre, de 1968 à 1972.. . Jean-Claude Margueron est agrégé de l'Université, docteur ès lettres, historien et archéologue du Proche-Orient ancien, ancien pensionnaire de l'Institut français d'archéologie de Beyrouth, il a été professeur à l'université de Strasbourg et directeur d études à l'Ecole pratique des hautes études. Depuis 1969, il a dirigé les missions archéologiques françaises de Larsa en Irak, d'Ugarit, de Meskéné-Emar et de Mari en Syrie, où il a succédé à André Parrot en 1979.. . Jean Leclant, Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur honoraire au collège de France (chaire d'égyptologie).. . Bernard Holtzmann, Ancien membre de l'Ecole française d'Athènes et professeur émérite d'archéologie classique.. . Véronique Schiltz, Membre du laboratoire d'archéologie de l'ENS-Ulm, équipe Héllénisme et civilisations orientales (CNRS).
Volume 58 thèse présentée et soutenue publiquement le 17 décembre 2003 à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) membres du jury directeur : - Paul Lagarde, professeur émérite de l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) - Dominique Bureau, professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) - Jean Combacau, professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) - Pétra Hammje, professeur à l'Université de Cergy-Pontoise - Pierre Mayer, professeur à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)
Valentin est un petit garçon russe qui habite un village à côté de Moscou dans les années 80. Il découvre la vie entouré d'une famille aimante. Sur le chemin enneigé de l'école, chaque matin, au pied d'un mur, il trouve des bonbons en chocolat enveloppés dans des papiers multicolores... Qui les a mis là?
L'actualité la plus récente a donné à voir une fracture au sein de la gauche et des forces d'émancipation : on parle d'un côté des "no border", accusés d'angélisme face à la "pression migratoire", et d'un autre côté il y a les "souverainistes", attachés aux frontières et partisans d'une "gestion humaine des flux migratoires". Ce débat se résume bien souvent à des principes humanistes d'une part (avec pour argument qu'il n'y a pas de crise migratoire mais une crise de l'accueil des migrants) opposés à un principe de "réalité" (qui se prévaut d'une légitimité soi-disant "populaire", selon laquelle l'accueil ne peut que détériorer le niveau de vie, les salaires, les lieux de vie des habitants du pays). Dans ce cinglant essai, Karine Parrot, juriste et membre du GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), met en lumière un aspect souvent ignoré de ce débat : à quoi servent au juste les frontières ? qu'est-ce que la nationalité ? Sur la base du droit, Karine Parrot montre que la frontière et la restriction des circulations humaines, sont indissociables d'une hiérarchie sociale des peuples à l'échelle mondiale. La frontière signifie aux plus aisés que, pour eux, aucune frontière n'est infranchissable, tandis qu'elle dit aux autres que, pauvres, hommes, femmes, enfants devront voyager au péril de leur vie, de leur santé, de leur dignité. De l'invention de la nationalité comme mode de gestion et de criminalisation des populations (et notamment des pauvres, des "indigents", des vagabonds) jusqu'à la facilitation de la rétention, en passant par le durcissement des conditions d'asile et de séjour, ou encore les noyades de masse orchestrées par les gouvernements, l'Union européenne et leur officine semi-privée et militarisée (Frontex), Karine Parrot révèle qu'il n'y a aucune raison vertueuse ou conforme au " bien commun " qui justifie les frontières actuelles des Etats. Le droit de l'immigration ne vise qu'à entériner la loi du plus fort entre le Nord et le Sud ; il n'a d'autre fin que conditionner, incarcérer, asservir et mettre à mort les populations surnuméraires que la "mondialisation armée" n'a de cesse reproduire à l'échelle du monde.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.