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Paroles d'artistes. L'effervescence des années 70-80
Sauvageot Anne ; Jeanmart Claude ; Jeanmart Denise
H DIFFUSION
24,99 €
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EAN :9782363451897
Entre 1973 et 1978, Claude Jeanmart, avec le soutien du Centre Pompidou, réalise de nombreux entretiens auprès d'artistes, afin de sensibiliser enseignants, élèves et étudiants, à l'art de leur époque. Alors même que l'abstraction est encore présente, on assiste avec le Nouveau réalisme à l'épanouissement de nombreux groupes avec, entre autres, la Figuration narrative... Les années post soixante-huitardes ont généralisé le mode de la subversion, qu'il s'agisse de la désacralisation de l'art ou, de manière encore plus radicale, de l'engagement militant auquel s'adonnent bon nombre d'artistes. A ce climat contestataire, se superpose l'éclatement des outils, des techniques et des matériaux, donnant la préférence aux moins nobles, à ceux qui appartiennent au quotidien : la photo, la vidéo, la performance... Transgresser les normes établies en plaçant les " cadres " aux oubliettes, telle était la devise de Supports/Surfaces. Face à cette volonté d'éclatement d'un art pour initiés, se structure un marché de plus en plus ouvert, aux critères plus flexibles et indifférenciés. L'art contemporain, en bref, tente de sortir des barrières esthétiques, culturelles et sociales pour se rapprocher de la réalité, celle des médias et d'un marché prêt à s'emballer. C'est sans nul doute important d'observer, à propos de ces années 70-80, leur incroyable hétérogénéité créatrice. Entretiens des artistes : Léon Zack, Ung No Lee, Edouard Pignon, Raoul Ubac, Emile Gilioli, Alicia Penalba, Pierre Soulages, Zao Wou Ki, Marta Pan, Jacques Monory, Henri Cueco, Niki de Saint Phalle, Peter Klasen, Vincent Bioulès, Roland Topor, Gérard Fromanger, Christian Jaccard, Hervé Fischer, Ernest Pignon Ernest, Louis Cane, Annette Messager, Christian Boltanski.
Extrait Extrait de l'introduction C'est l'objet qui nous voit, nous regarde, nous rêve, nous pense... L'objet, à travers son système, ses facéties, son étrangeté, sa disparition en même temps que son immanence, aurait-il tous les pouvoirs ? De sa production jusqu'à sa déréalisation, en passant par sa consommation et sa simulation, Jean Baudrillard n'a cessé de titiller l'objet - et ses doubles -, de le tourner et de le retourner, de le malmener et de le prendre en traître au cours du duel qu'il a engagé avec lui dans ses multiples ouvrages, essais et entretiens. Pour avoir toujours douté de sa réalité, Jean Baudrillard débusque ses subterfuges dès le début d'un parcours universitaire qu'il ne poursuivra pas, loisir de penser et d'écrire oblige. Détournés de leurs usages, les objets devenus marchandises se déploient en un «système cohérent de signes» que Jean Baudrillard, alors enseignant-chercheur en sociologie à l'université de Nanterre, perce à jour. S'engage dès lors, au travers d'écrits de plus en plus percutants, un jeu de piste à la poursuite des dérives d'une super-production d'objets-artefacts, relayée par une non moins gigantesque entreprise vouée à leur consommation. Échappés de leur valeur d'usage, les objets pouvaient-ils avoir d'autres en-jeux que leur sur-réification à travers leur publicisation et les effets de mode dont eux-mêmes devenaient les objets ? Suppléés par les images de leur consommation, ils se font alors gadgets et leur apparence l'emporte sur leur réalité. Premier acte. Ce ne sont donc plus seulement des objets dont il est question mais des images - les leurs -, comme toutes celles sans réfèrent produites désormais par le régime de la simulation que génère l'ère du numérique. Des images qui ne re-présentent rien, pas même les objets qui défilent sur les écrans, puisqu'elles sont le fruit d'algorithmes radicalement abstraits. De la mise en spectacle publicitaire des objets, du régime sémiologique qui la gouverne, Jean Baudrillard en annonce la fin, la fin de l'ère du symbolique au sein de laquelle le réel, les objets pouvaient encore s'échanger contre des signes, des codes, en bref contre leur représentation. L'avènement du virtuel opère une déréalisation radicale. Deuxième acte. Mais ce que célèbre la simulation partout présente - celle de l'ADN, des circuits neuronaux, du grain de matière, des fluides, des objets... - n'est pas tant l'anéantissement du réel que l'avènement de la Réalité Intégrale, autrement dit le pouvoir du modèle plus réaliste que la réalité, plus véridique que le vrai, plus illusionniste que l'illusion. La génération des modèles, modifiables, renouvelables et perfectibles à l'infini puisque fondés sur l'abstraction du langage numérique, ouvre l'accès à l'hyperréalité - une réalité plus vraie que nature puisque parfaitement immatérielle. Et si le virtuel annihile le réel, le crime demeurerait imparfait s'il ne s'accompagnait du meurtre de l'illusion constitutive de toute forme de réalité quelle qu'elle soit, cette illusion fondatrice qui lui colle à la peau. Troisième acte.
Résumé : Profondément cosmopolite, tout en demeurant très attaché à l'Argentine, son pays natal, Georges Bemberg (1915-2011) étudie la littérature comparée à Harvard en même temps qu'il suit les cours de piano de Nadia Boulanger, envisageant un temps de devenir compositeur. Son goût pour l'écriture 'emporte et le conduit à fréquenter les cercles littéraires précurseurs qui lui permettent de rencontrer Roger Caillois, Ortega y Gasset, Denis de Rougemont, Saint-John Perse, Jorge Luis Borges...qui deviendront ses amis. Parallèlement à sa carrière littéraire ? nouvelles, essais et pièces de théâtre Off Broadway ?, il commence à New York une collection d'objets d'art qu'il ne cessera d'enrichir grâce à sa part de la fortune familiale. En 1995, il crée la Fondation Bemberg et l'ouvrira au public dans l'hôtel d'Assézat, joyau de la Renaissance au coeur de Toulouse. Y sont rassemblées quelque 1000 pièces ? toiles du XVIe siècle jusqu'à l'époque moderne ?, mais aussi de nombreux bronzes de la Renaissance, de magnifiques reliures et pièces d'orfèvrerie. Constituée sans enjeu spéculatif ni effet de mode, la collection Bemberg est le reflet de son auteur, guidé par son seul souci esthétique, ce qui en fait tout le charme.
Un livre illustré de 500 illustrations en couleur, qui fait découvrir les périodes les plus significatives de la comédie clownesque. De Dicky Usher qui voguait sur la Tamise dans une baignoire tirée par des canards, à Bello Nock, qui se balançait sur un trapèze accroché à un hélicoptère survolant la statue de la Liberté. Cette histoire, qui débute dès 1768, nous fait Venez voir ces mille clowns, pitres et paillasses tonitruants venus des cinq continents ! Cette trépidente cavalcade illustrée de 500 illustrations en couleur, nous fait découvrir les périodes les plus significatives de la comédie clownesque.
Résumé : Quand on réfléchit à arrêter de fumer, on pense souvent d'abord à sa santé, à celle de son entourage, ou encore au fait que fumer finit par coûter très cher. Mais au-delà de ces aspects sanitaires et économiques, fumer a aussi un impact majeur sur notre planète. En vous libérant du tabac, vous allez non seulement améliorer votre santé et faire la fierté de vos proches mais également contribuer à construire un monde meilleur, plus respectueux de la Nature et plus juste pour les Hommes. Si vous fumez : lisez ce livre ! Loin des messages moralisateurs habituels, vous allez progressivement comprendre ce qui se passe réellement lorsque vous allumez une cigarette, comprendre les véritables enjeux de l'arrêt du tabac, comprendre les origines de votre inconfort lorsque vous essayez d'arrêter de fumer, comprendre pourquoi vos précédentes tentatives n'ont pas été aussi efficaces que vous le souhaitiez, et surtout comprendre comment vous allez enfin pouvoir vous libérer du tabac, sans effort.
Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n'est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l'esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme — empirique, ontologique et méthodologique — pour saisir ce qu'il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.