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Grosse Victime Magazine N° 11
Paris Antoine ; Bathori Martes ; Crubilé Laure ; K
FABULLA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782490127238
Déjà dans grosse victime magazine, il y a grosz et team, on est de la team grosz, Bien sûr. On les aime les vieux Allemands, Otto Dix, George, comme des frères. On hisse leur pavillon, perdu devant le store d'un restaurant turc. On roule des cendres de fée dans du PQ. On rajoute des accoudoirs à l'univers, on suce des exoplanètes, on est peut-être même un peu gay. On écoute de l'art brut, violent et on s'arrache les oreilles en pleurant, on lacère le pi plein de pu, rien n'est bon, le chocolat chaud c'est du Nesquik. La punition des oracles, c'est faire remonter quelques tortues malades des catacombes pour qu'elles nous construisent des bunkers et des maisons en paille. Ici c'est Paris, ça s'épelle "T'es trop jeune et trop con" ou "t'aurais pas dû fumer tant de crack" . Le pouvoir des mots parlons-en. Radoter dans des pots de yaourts au bout d'une ficelle, par des bouches au lèvres peintes au sang, qui cachent des cerveaux diagnostiqués positifs au polystyrène, attends peut-être dans la chambre froide que la mafia soit sympa. On montre le monde du côté de ce qui se passe dans les chiottes, dans les lits à cafards, kouffars on est des athées de chez Gaumont-Pathé car dada, des démons de jésus avec des couronnes de chaines de vélo.
Je peux planter un bâton, il prendra", dit Tchékhov, parlant de ses dons de jardinier. De la même façon, il plante ses personnages autour d'une table et les voilà aussitôt qui jaillissent de la scène, comme d'un terreau. "Les gens dînent, ils ne font que dîner et pendant ce temps s'édifie leur bonheur ou se brise leur vie." La Mouette, par exemple, où le temps n'en finit pas de s'écouler, où l'amour n'est jamais payé de retour, s'achève même sur une tragédie. Jardinier des lettres, Tchékhov sème des mots simples, de petites graines grises, sans odeur ni saveur particulières et, ô miracle, nous les voyons fleurir comme en rêve, prendre des couleurs d'une tendresse surnaturelle. Et dans le silence, ce que nous entendons, c'est la musique de l'âme.
Résumé : Ce poème graphique du voyage imaginaire d'un personnage rongé par l'obsession de fuir, de s'évader. S'évader, cet homme ne pense qu'à ça. Sait-il d'où il veut s'évader, de quoi ? Se croit-il capable de s'accepter autrement qu'en fuite ? Peut-être a-t-il toujours voulu fuir, son enfance, sa famille perdue dans une ville industrielle en faillite. Mais qui est-il ? Que veut-il, que peut-il comprendre de ses expériences douloureuses, de ses échappatoires dérisoires, de ses évasions toxiques ? Il semble s'évader d'une prison, d'un labyrinthe, de cauchemars. Que cherche-t-il ? Un monde qu'il pourrait enfin accepter ? Mais ce monde existe-t-il ? André breton débute Nadja par " qui suis-je ? ", mon personnage se demande " que fuis-je ? " ce qui revient peut-être Au même. Alors que les aventures d'Alice au pays Des merveilles nous entraînent dans un monde Merveilleusement déraisonnable, cette fiction est la quête déraisonnable d'un homme à sa recherche.
L'Antiquité tardive est souvent considérée comme une période d'émergence de l'intériorité ou de nouveaux rapports à l'intériorité. En témoignent de nouvelles formes d'expériences religieuses, mais aussi le développement de l'écriture autobiographique et celui des "techniques de soi", étudiées jadis par Michel Foucault. C'est aussi à cette époque charnière dans la constitution du sujet moderne que le lecteur prend, dans les textes, une place particulière. De l'injonction "Que le lecteur comprenne ! " des évangiles (Mc 13,14 ; Mt 24,15) aux homélies de Jean Chrysostome, dans les textes théologiques ou exégétiques, de la polémique religieuse à la littérature spirituelle, le lecteur est constamment invoqué, non seulement comme un destinataire, mais aussi comme une instance de coopération fondamentale dans la production du texte, voire comme l'objet ultime de ce dernier. Les études rassemblées dans ce volume abordent ces questions en partant d'un des premiers textes littéraires grecs (les Travaux et les Jours d'Hésiode) et de l'oeuvre de l'auteur juif Philon d'Alexandrie (1er siècle de notre ère), pour se concentrer sur les derniers siècles de l'Antiquité, à travers un corpus large qui embrasse les textes grecs, latins, coptes et syriaques. Il montre de quelle façon ces textes, aux sujets souvent religieux, ont contribué à écrire une page essentielle dans l'histoire de la lecture et de la production des textes, au-delà de leurs seuls enjeux doctrinaux.
Paris Cécile ; Hugo Pierre ; La Fayolle Antoine de
On dit "veuve" ou "veuf" lorsqu'on a perdu son conjoint, "orphelin" lorsqu'on a perdu ses parents, mais il n'existe pas de mot pour désigner les parents qui ont perdu un enfant. Cécile et Benoît sont donc "orphelins" de leur fils, Vianney et Henry de leur frère de sang, les Dominicains de leur frère en religion. Vincent avait trente ans lorsqu'il mourut: il venait de faire "profession solennelle" dans l'ordre des Frères prêcheurs, les Dominicains. Quand Cécile, sa mère, prit des notes dans un petit carnet qui devint un journal relatant ce qu'elle vivait auprès de son fils, alors en phase terminale d'un cancer du poumon, elle était loin de se douter que cela aboutirait à l'écriture de ce livre. Sa route devint une véritable quête spirituelle pour comprendre ce qui avait permis à son fils de passer si vite, sans fléchir, "de la mort à la Vie". Après de solides études, Vincent avait fait le choix de la vie religieuse pour transmettre sa foi. Comment a-t-il accepté sa mort sans révolte? Comment sa mère, si passionnément engagée dans sa maternité, peut-elle affirmer que, malgré tout, la vie est magnifique? Se voulant à la fois un témoignage et un réconfort pour ceux qui, comme elle et Benoît, sont des mères et des pères sans nom, Orphelins d'un enfant tente de répondre à ces questions.
Federera est librement inspirée de la nouvelle d'Alban Lefranc. Une jeune adolescente, Judith, est née pour être championne du monde de tennis. Sauf que Judith a d'autres défis à relever : faire face à sa mère qui a déserté son poste, l'autorité de Dieu le père, le couloir tonitruant, les pirates mais aussi l'absence de connexion Internet... Une nouvelle graphique sensible à l'univers sombre empreinte d'onirisme sur fond de conflits familiaux universels.
Quand on entend le mot "pipe" nos oreilles se dressent. Parle-t-on de Georges Brassens ? Ou de Jenna Jameson ? La duplicité de ce mot est ici résumée. "Ceci n'est pas une pipe" avait décrété le grand Magritte, alors que France Gall, elle, se faisait mettre en boite par le plus mal rasé des mythes du 20e siècle. Tabac, pornographie, chanson française : le mot est un nid à contre-sens, à clins-d'oeil lubriques, à édito de fanzines graveleux. La pipe est une source intarissable de fantasmes dans l'imaginaire collectif tel un distributeur de billets merveilleux. Sur leurs lits de mort, combien de vieillards se touchent secrètement, s'immergeant, comme un octobre rouge au BDR, dans des souvenirs obscènes et des draps maculés ?On pourrait croire que le monde lui même nous rappelle sans cesse à notre condition d'obsédés sexuels. Geste lascif derrière des vitrines éclairées au néon rouge, obélisque égyptien autour duquel s'enroule la nuit un serpent telle une langue suave... Quant aux bouches de métro elles-mêmes, elles avalent le flot des prolétaires comme une semence divine qui huilerait les rouages d'une société millénaire. Lysistrata, (réadapté récemment par Spike Lee), les sucettes à l'anis, les mythes NSFW, ces pétales anonymes arrachés aux nuits dans les dortoirs... La pipe, un tabou qui titille le gland, tel un écureuil.
Premier Opus de la collection Pantym Tonique - qui heurte les tympans et les iris pour une communion poétique des sens - ce passeport rouge et or ouvre les portes de l'univers métaversatîle de Martin Bakero. Recueil de poésies visuelles aux formes mouvantes, il s'accompagne des inspirations imagées du poète chorégraphiées par l'artiste Timothée Comte.
Cinquième Salve de la Revue Grosse Victime. L'art de notre époque doit ressembler à un porno amateur Il doit te victimiser avec des images violentes et sales comme si dieu s'était torché avec. Et puis en même temps, il doit être gentil et bien mignon mais bien sûr parce qu'il prépare une nouvelle ânerie. Toujours il confesse le diable pour lui piquer des idées, il est du côté du mal, évidemment, même si l'artiste qui le crée est un petit ange aux mains potelées.