Le peintre genevois d'origine tessinoise Pano Parini, auteur de la série de dix-sept tableaux que nous présentons ici, souhaitait publier son oeuvre sous forme de livre. Il a sollicité son ami Moreno Berva, afin qu'il écrive quelques textes pour accompagner ce travail. Lentement, les phrases sont devenues des idées et les idées se sont muées en un roman "à cheval entre peinture et écriture" . Ainsi, le livre de Moreno Berva Il Resto del Mondo ("le reste du monde"), a été édité en Sicile par l'éditeur Kimerik (Patti, août 2017) et a reçu un très bon accueil de la part de la critique italienne (finaliste du prix littéraire Dal Golfo dei Poeti Shelley e Byron alla Val di Vara). Le roman est structuré en dix-sept chapitres. En ouverture de chaque chapitre, se trouve un détail de l'une des 17 Saturations de Pano Parini. Le présent ouvrage renverse la logique du roman de Berva : il s'agit d'un livre d'art reproduisant les 17 Saturations de Pano Parini en grand format (taille réelle des oeuvres : env. cm 45x35), chacune accompagnée d'une phrase tirée du chapitre correspondent du roman (texte bilingue italien-français). Nous disposerons ainsi de deux oeuvres parfaitement complémentaires. Le volume est introduit par une intéressante contribution bilingue français/italien due à la plume de Christiane Antoniades-Menge.
Parini Lorena ; Ballmer-Cao Thanh-Huyen ; Durrer S
Cet ouvrage aborde la thématique de la régulation sociale dans une perspective de genre avec un regard pluridisciplinaire. La question des rapports sociaux de sexe a pris une ampleur incontestable au sein des sciences humaines et sociales. Ce champ de recherche appelé plus communément le genre propose une lecture sexuée des phénomènes sociaux alliant l'analyse des représentations et des pratiques dans une optique transversale. En effet, l'analyse de genre n'est pas une discipline mais elle traverse l'ensemble des disciplines scientifiques constituées en proposant un regard nouveau. Les auteur-e-s ayant des ancrages disciplinaires divers (linguistique, sociologie, politologie, ethnologie, histoire) se retrouvent autour de deux concepts centraux : la régulation sociale et le genre. Les thématiques traitées abordent les niveaux microsocial, mésosocial et macrosocial et proposent ainsi un large panorama d'analyses réalisées avec une perspective de genre.
Un guide tout en couleurs, concis et ultrapratique pour découvrir Venise en quelques jours. Une nouvelle édition très enrichie (30 pages de plus) avec encore plus d'adresses pour se restaurer, prendre un verre ou faire des courses. Deux chapitres sont consacrés respectivement aux îles du Sud (Giudecca, Lido...) et aux îles du Nord (Murano, Burano...). Basilique Saint-Marc, Gallerie dell'Accademia, Palais des Doges, Collection Peggy Guggenheim, Arsenal... tous les sites principaux décryptés et des clés pour découvrir les lieux insolites ou méconnus de la ville. Un découpage de la ville en 5 quartiers avec, pour chacun, un focus sur les sites incontournables (monuments, musées, églises...), une suggestion d'itinéraire et les meilleures adresses pour se restaurer, prendre un verre, sortir, visiter ou faire du shopping. Des suggestions de balades et des itinéraires thématiques : chemins de traverse dans Castello, tournée des bars à cicheti, plages du Lido et de Pellestrina, les nouvelles tables gastronomiques... Des conseils d'initiés pour découvrir comment les habitants vivent dans leur ville. Le meilleur de Venise : l'art et l'architecture (églises byzantines, joyaux gothiques, chefs d'oeuvre baroques, Palais Renaissance, villas Liberty, installations d'art contemporain), l'artisanat (mosaïque, verrerie, papier, textiles), la cuisine italienne...
Faut-il préférer le concubinage au mariage ? Comment maintenir le bon équilibre entre intimité et autonomie ? Comment faire durer la passion ? Comment se disputer sans se déchirer ? Quand consulter et comment choisir la thérapie adaptée à votre cas ? A l'heure où le couple traverse une crise sévère, ce livre, nourri d'exemples très concrets, nous fait mieux connaître le territoire mystérieux des rapports entre les hommes et les femmes. Si toute histoire d'amour comporte un risque, le bonheur à deux est cependant possible.
Comment comprendre la politique d'asile actuelle de la Suisse' L'auteur tente de répondre à cette question en prenant en compte les processus d'inclusion des étrangers dans la communauté politique (naturalisation) et dans la société civile (immigration) ainsi que les mutations intervenues dès les années 1970. soit un tassement du flua des réfugiés en provenance de l'Est au profit des réfugiés originaires de l'hémisphère Sud. Cette période est également significative du point de vue des rapports de force au Parlement, lesquels sont à l'origine de mesures visant à contrôler les flux migratoires. D'autre part, l'étude des mouvements d'opposition à la politique d'asile des autorités permet de mettre en lumière quelles forces et quels arbitrages interviennent dans la gestion de ce dossier. Plaidant pour une approche systémique, seule à même d'allier ces différentes dimensions dans une perspective dynamique, l'auteur définit la notion d'état acceptable du système politique par rapport au problème des réfugiés.
C'est chouette de fêter son anniversaire! On reçoit des cadeaux, on mange du gâteau et on peut inviter ses amis. Malheureusement cela n'arrive qu'une fois par an. Pourquoi ne pas le fêter un peu plus souvent? On pourrait faire la fête tout le temps...
En donnant à notre colloque le titre Dali. Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive: jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement "une grande colère". Autant de raisons de parler de "traces d'éros", plutôt que d'érotisme. Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et "gribouillis" hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques. Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue: "La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action. Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi "morte" semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique. En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court. Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara: Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase? Et d'abord: mettez-vous en état d'extase pour me répondre. Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase? Et penser à Dali? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle?