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Gouvernance colloborative. Un antimanuel
Paquet Gilles
LIBER CANADA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782895783053
La vocation de l'antimanuel est de faire le ménage sur. un terrain jonché de postulats naïfs, de raisonnements courts, de propositions dogmatiques et de recettes simplistes pour le décontaminer. Objectif : débronzer les dogmes, aider à prendre une vue d'ensemble des questions en suspens et faciliter le travail de la pensée critique. En combattant toute orthodoxie, l'antimanuel est donc une forme bien ajustée au contenu de l'approche de la gouvernance - qui est essentiellement subversive. Ce travail de déblayage part d'un besoin d'antidote et s'attaque d'abord au plus toxique : aux virus qui minent les discussions sur la gouvernance collaborative. Quant au travail de construction qui obligatoirement doit suivre, comme il est prématuré de penser à des traités formels dans le monde de la gouvernance collaborative pour le moment, l'antimanuel vise relativement bas : il veut seulement aider le lecteur à identifier les pathologies de gouvernance les plus importantes et à apprécier ce qui peut être fait pour améliorer la situation." (G. R)
Les deux volumes de pasquinades ont cherché par leurs égratignures à faire ressortir les travers culturels les plus marquants des deux pans les plus importants de la société canadienne, en ne se concentrant pas sur leurs traits communs (qui sont nombreux) mais en insistant sur certaines sensibilités différentes et les prisons mentales qui s'y aboutent.
Cet ouvrage est le dernier volet d'une tétralogie sur le Canada français qui, dans un premier temps, a jeté un coup d'oeil sur l'après-seconde guerre mondiale, puis, dans un second temps, sur la période autour de la "Révolution tranquille" . Le troisième tome a fait un relevé de divers aspects du Canada français dont on devra tenir compte si on veut développer un avenir pour la diaspora canadienne-française. Voilà qui préparait à aborder de front, dans le tome IV, le défi de réinventer le Canada français en tant que diaspora canadienne française antifragile. Au cinquantième anniversaire de la rupture de 1967 qui avait marqué une césure entre le Québec et le reste du Canada français dans la grande unité du Canada français, l'objectif de ce travail est clair : débroussailler et bien faire comprendre sur quelles réalités on pourrait réinventer le Canada français à partir de Nouveaux Etats Généraux. La première portion de l'ouvrage fait l'inventaire des grands paramètres (y compris le bijuridisme) avec lesquels il faudra composer dans cette aventure. La première partie de l'ouvrage passe en revue le terrain des opérations en portant une attention particulière aux mythes et fausses représentations qui ont toujours cours, ainsi qu'aux difficultés d'apprentissage aigues qui sont susceptibles de créer des blocages aux projets de renaissance du Canada français qu'on pourrait envisager. La seconde partie propose d'autres éléments incontournables dans tout projet de ré-imagination d'un Canada français modernisé parce qu'il devra passer par des paris sur la gouvernance culturelle et la polyphonie. En conclusion on propose un plan d'attaque qui pourrait bien réussir à moderniser la diaspora canadienne-française, et même à relustrer le vocable 'Canada français' et à lui redonner ses extraordinaires lettres de noblesse, si seulement on voulait s'en donner un peu la peine.
La fragilité est universelle. Il est pourtant difficile d'y consentir, car elle jouxte la souffrance. C'est dans l'épreuve que nous vivons l'ébranlement de nos sécurités, de nos certitudes, de nos acquis de tous ordres. Bonne nouvelle toutefois ! La fragilité ne vient pas seule. Elle a des compagnes. Ce sont nos forces. Certaines attendent depuis longtemps pour se manifester. Les coups durs de la vie sont souvent l'occasion de revisiter cette zone en chacun de nous qui n'est pas fragile : le monde des valeurs, des croyances, des certitudes de coeur, de la foi. Fragilité et force : un couple inséparable. Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des hommes dont les jours sont comptés. Si le propos est ancré dans la fragilité qui touche le corps, aucun domaine de l'aventure humaine n'est exclu. Au lecteur de déposer ces mots dans les espaces qui échappent à son contrôle. Ce volume ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration et les besoins du moment. Il se veut un compagnon pour nous aider à entrer dans nos propres passages.
La perception est l'acte de l'intelligence du corps entier alors que la pensée est celui de l'intellect comme faculté spécialisée. Alors que la pensée laisse des traces auxquelles elle ne cesse de revenir et de se réalimenter, la perception s'efface en s'effectuant, laissant le champ libre pour une perception nouvelle. C'est parce que la pensée ne va pas au bout d'elle-même, qu'elle est fragmentée et constitutivement inattentive, qu'elle ne peut éclore complètement et qu'elle laisse, par conséquent, nécessairement des traces. C'est au contraire parce que la perception va au bout d'elle-même qu'elle épuise toute son énergie et qu'elle peut disparaître sans laisser de traces, ayant accompli complètement sa puissance de vie. Elle peut donc mourir sans regret alors que la pensée qui ne parvient jamais à vivre complètement ne peut s'empêcher de revenir sur ce qu'elle a raté. C'est parce que la pensée n'est toujours qu'à moitié là, toujours en même temps au passé et au futur, qu'elle doit sans cesse revenir su la moitié qu'elle a manquée. Et même quand elle revient, elle ne le fait encore qu'à moitié, de manière morcelée, ce qui fait que le travail n'est jamais terminé, qu'il doit se poursuivre jusque tard dans la nuit dans les usines du rêve. Seule la perception totalement vivante peut finir le travail, permettant ainsi au corps de se reposer complètement."
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.