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La Hongrie libérée. Etat, pouvoirs et société après la défaite du nazisme (septembre 1944-septembre
Papp Julien
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753502321
La Seconde Guerre mondiale s'achève en Hongrie avec l'effondrement de l'ancien régime "millénaire". Peu connues du public, les trois années mouvementées qui s'ensuivent sont assimilées par la plupart des auteurs à la première phase de la "soviétisation" du pays. Le travail de Julien Papp se propose de montrer la spécificité de cette époque charnière, et, tout en tirant le tragique bilan de la guerre et des déportations, d'en décrire la richesse et la complexité. 1944: après la défaite, l'exode et l'occupation, c'est la remise en marche des administrations et la renaissance de l'Etat. Il s'agit de comprendre la nature du nouveau régime à travers les projets et l'action des protagonistes. La vie publique est alors particulièrement riche, jaillissant de la rupture issue de la défaite et de la faillite morale et politique du régime Horthy. Mais la révolution sociale, rendue possible et nécessaire par la victoire de l'Armée soviétique, est cependant hypothéquée par l'occupation qu'elle a mis en place. L'effervescence que connaît alors la Hongrie, et qui se traduit par l'apparition d'une multitude de comités populaires, s'épuise toutefois du fait de la misère et du conflit de plus en plus aigu entre les partis politiques opposés, eux-mêmes pris dans les enjeux internationaux: leur action de remise en ordre s'exerce au détriment de la démocratie directe. Julien Papp s'efforce de restituer aux ouvriers, paysans et autres "petites gens" de la Hongrie leur place de protagonistes, que les mémoires dominantes n'ont cessé, depuis le tournant stalinien de septembre 1947, de dénaturer ou d'effacer.
Le destin des Hongrois fut lié à l'histoire du monde germanique dès la fondation de leur Etat autour de l'an 1000. Peuple païen venu d'Asie centrale, leur contact avec le christianisme fut violent et suscita des révoltes dès le XIe siècle. Par la suite, les charges et les abus de l'ordre seigneurial ne cessèrent d'alimenter les "fureurs paysannes" qui se confondent à partir du XVIe siècle avec les luttes contre la mainmise des Habsbourg sur le pays et contre la conquête ottomane prédatrice. Succédant à ces événements séculaires, les mouvements du prolétariat agraire et industriel marquèrent l'histoire contemporaine de la Hongrie, s'inspirant très souvent comme dans le passé des idéologies libératrices des nations européennes.
Madeline n'aime pas lire, surtout à haute voix. Pourtant, elle rêve d'obtenir une étoile, la récompense des meilleurs lecteurs. Elle y parviendra, grâce à l'aide inattendue d'une certaine Bonnie...
Madeline espère que Etoile pourra devenir un chien thérapeutique. Pour cela, il lui faut passer un examen dans une communauté de retraités, où ils rencontreront de nouveaux amis. Mais Madeline ne peut s'empêcher de penser à un vieil homme en fauteuil roulant qui ne sourit jamais. Y a-t-il quelque chose que Etoile et elle pourraient faire pour venir en aide à M. Humphrey ?
Après l'écrasement de la Commune de Paris, les années 188o marquent en France la renaissance des mouvements socialistes, l'enracinement de la République et les premières lois visant à laïciser la vie publique. Ce processus fondateur, qui aboutira en 1905 à l'unité socialiste (SFIO) et à la loi sur la séparation des Eglises et de l'État, est bien incarné en Indre-et-Loire par l'ouvrier libre penseur Sigismond Losserand, conseiller communal de Tours et animateur du groupe socialiste La Sentinelle. Il fait partie de la première cohorte des élus ouvriers en France. Le groupe La Sentinelle représente le courant " possibiliste " du socialisme français, un mouvement à l'image de la Touraine, où dominent encore les activités artisanales dispersées, proches du monde rural. Ce courant, voisin du radicalisme, est profondément anticlérical et défenseur ardent de la République sociale. A travers l'action municipale et l'engagement politique de Losserand, l'ouvrage propose un véritable panorama des services publics locaux en cours de laïcisation et accorde une large place aux difficultés sociales, autant de sujets qui ne cessent de faire polémique dans la presse locale comme dans les séances municipales. L'activité de Losserand s'inscrit aussi dans la diversité des débats républicains, dont les acteurs se rattachent à différentes traditions, comme les loges maçonniques.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour