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Enfant surdoué, Adulte créateur ?
Papoutsaki Pélagie
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296006065
L'auteur rejette ici les conceptions descriptives ou déterministes du surdouement et montre comment la réponse sur la question " Enfant surdoué, Adulte créateur ? " peut être affirmative et comment le conformisme social peut la rendre négative. Ce qui fait la différence entre créateurs/non-créateurs et entre enfants surdoués/enfants non-surdoués, est l'autonomie des quatre traits (doublement anticonformiste, minoritaire, forte et précoce), commune chez le créateur et l'enfant surdoué, et le processus créatif développé chez le créateur et à son enfance chez l'enfant surdoué. Une enfance du processus créatif est donc ici, pour la première fois, indiqué et traité. Cette autonomie/processus créatif contrarient fortement les apprentissages, connaissances et comportements conformistes et socialement valorisés. L'enfant surdoué risque alors d'être privé de son autonomie/sentiment d'unicité, et de son appartenance par le social dont il est dépendant (famille, réalité scolaire), ce qui peut perturber son développement entier bio-psychosocial. Le déploiement et développement d'autonomie/processus créatif chez l'enfant surdoué et le rôle favorable de la famille dans ce déploiement/développement sont montrés dans le suivi longitudinal des quatre enfants surdoués. Dans une analyse de cas apparaît la lutte d'un enfant surdoué pour maintenir son autonomie et appartenance menacées par le social. Un expériment soutient les conceptions de l'auteur et montre des chemins d'une intervention psychopédagogique pour les enfants surdoués.
Protéger le fonctionnement et le développement de l'enfant surdoué, et prévenir la perte des talents sont un seul et même problème. L'enfant surdoué n'est pas une addition de caractéristiques, mais un être biopsychosocial dont le fonctionnement/développement repose sur l'enfance de la pensée créatrice : cette enfance n'est pas ce qu'on appelle créativité chez le surdoué, mais la pensée créatrice proprement dite, à son enfance. Ce qui signifie que l'autonomie des quatre traits (autonomie doublement anticonformiste, forte, précoce et minoritaire) et le processus créatif propres au créateur sont également propres à l'enfant surdoué, mais qu'ils sont dans leur enfance. Des conditions défavorables à cette enfance causent à la fois sa disparition et la perturbation du fonctionnement du surdoué. La nature conformiste et uniformisante de la réalité scolaire contrarie fortement le fonctionnement des surdoués et empêche leur développement en talents, en esprits innovatifs, créatifs : Ainsi le social de la réalité scolaire impose-t-il au surdoué - diversement dépendant de ce social - des informations cognitives, affectives et sociales scolaires étrangères à son soi, et menace-t-il son fonctionnement/développement biopsychosocial. Quand cette imposition est précoce, intense, fréquente et durable, la perturbation du fonctionnement/développement du surdoué sera inévitable et la perte des talents constituera une réalité. Faisant alors de la question des surdoués une question éthique, sociale, politique et même juridique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.