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La Chair des stèles. Enquête sur les donateurs et les Epigones du Bouddha et des divinités, au Vietn
Papin Philippe
BELLES LETTRES
55,00 €
Épuisé
EAN :9782251453699
La donation pieuse, à l'origine de l'immense majorité des stèles érigées dans les villages du Vietnam, a joué un rôle essentiel dans la vie économique, sociale et religieuse depuis le VIIe siècle. Loin d'être immobile, cette longue histoire de la charité commence avec des dons gracieux accordés aux sanctuaires par des grands personnages et des moines ; elle se poursuit avec d'innombrables cohortes de donateurs secondaires, issus de milieux sociaux plus ordinaires, qui vont peu à peu se distinguer par des dédicaces privées à l'attention des défunts de leurs familles, puis s'extraire des mouvements collectifs en isolant leur donation et leur histoire sur leurs propres stèles. Et soudain, vers 1630, apparaît la grande innovation : l'élévation des donateurs au rang d'Epigones du Bouddha ou de la Divinité tutélaire. Pourvus d'un titre religieux et de privilèges cultuels garantis par un contrat, honorés par les villageois à dates régulières, ils accèdent à la semi-divinité. La subtilité de cette procédure, qui explique son succès fulgurant, c'est qu'elle ajoutait au don gracieux, versé en numéraire, un don foncier dont le revenu régulier finançait le culte des Epigones "pour l'éternité" . C'était une fondation pieuse, mais ouverte aux femmes et à toutes les catégories sociales, depuis les grands mandarins et les princesses de la cour jusqu'aux odalisques, aux notables et aux paysannes.
Porté par une histoire riche en contacts et par une situation géographique exceptionnelle qui le place à la charnière du monde chinois et de l'Asie du Sud-Est, le Viêt-Nam présente encore une étonnante diversité ethnique et culturelle qui n'est pas sans exercer une influence profonde sur les évolutions économiques, politiques et sociales les plus contemporaines. Marqués par un long millénaire de cohabitation avec le grand voisin chinois, les Vietnamiens ont ensuite tracé leur propre chemin, du Nord au Sud puis d'Est en Ouest, tâchant en permanence de consolider l'espace national et de promouvoir une culture politique originale qui, en articulant les villages sur la cour impériale et le monde rural sur celui des mandarins, a permis de réunir en un sort commun les mille et une facettes de cette mosaïque de peuples et de territoires. Le Viêt-Nam d'aujourd'hui, désormais en paix mais livré à lui-même depuis la chute du bloc de l'Est, est confronté à de nouveaux défis que l'auteur propose d'aborder sous l'angle de la perspective historique, seule capable de faire comprendre les enjeux, ressorts et limites de la difficile mutation qui s'accomplit aujourd'hui.
Papin Philippe ; Passicousset Laurent ; Guillebaud
Fort de ses 90 millions d?habitants, le Vietnam, pivot stratégique entre l?Asie du Sud-Est et l?Asie orientale, est au-delà des images d?Épinal, Indochine, Diên Biên Phù, napalm, chute de Saigon, affiches de propagande, pourtant mal connu. Or le Vietnam ne cesse de se renouveler depuis son ouverture au début des années 1990, jusque dans les détails : l?abandon de la veste de treillis, du casque militaire et des sandales en pneu de camion, le port de chaussettes, l?apparition des robes imprimées, le démantèlement des haut-parleurs publics, l?installation de feux de circulation aux carrefours, et surtout le droit de parler, de circuler et de sortir du pays? Aujourd?hui, on se nourrit mieux au Vietnam, on travaille dans le privé, on lit la presse sur Internet, on voyage, on s?amuse, mais on se ruine toujours pour envoyer ses enfants à l?école, acheter des médicaments ou s?acquitter des taxes? Plus complexe, la société est redevenue un millefeuille d?individus. Une seule chose ne bouge pas : le Parti unique, divisé, lézardé, mais auquel chacun est bien obligé de se soumettre? ou de s?accommoder. Car, si la transition économique est achevée, évoquer la chute du régime reste un pari audacieux. Philippe Papin et Laurent Passicousset arpentent le Vietnam depuis vingt ans. Au gré des rencontres, des témoignages et des confidences, ils montrent la vie quotidienne de toutes les strates de la société, où « un vrai mouvement de réprobation se fait jour qui, sur sa marge, tourne à la dissidence, aujourd?hui sévèrement réprimée ».
Résumé : Ce manuscrit, écrit par Phiphi dans les années 1980-90, a dormi trente ans dans un tiroir. Il est rendu à la lumière par sa fille, Mme Goulandris-Papon.
Résumé : Le Vietnam classique se caractérise par des traits de civilisation à la fois villageois et lettrés. C'est dans le creuset de cette rencontre qu'une culture locale a émergé à partir du XVe siècle et qu'elle a donné forme à un ensemble original de textes mêlant faits historiques, croyances populaires et légendes : les récits merveilleux. Ces derniers ne relèvent pas uniquement d'une veine littéraire évoluant dans la pure fiction ; ils ont au contraire été insérés, au fil des siècles et des auteurs, dans l'écriture de la grande histoire du Vietnam et de ses mythes nationaux. Ils ont aussi servi de référents textuels à des cérémonies et rituels, notamment médiumniques, pratiqués dans des lieux de cultes attitrés et qui sont encore vivaces de nos jours.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.