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Malaise de l'Occident. Vers une révolution conservatrice ?
Paoli Paul-François
PG DE ROUX
22,90 €
Épuisé
EAN :9782363710840
L'état de crise générale qui règne aujourd'hui dans la société française, comme l'a révélé, entre autres, l'ampleur sans précédent de la "manif pour tous", menace aujourd'hui l'universalité même de notre modèle sociopolitique national. Depuis que les trois notions qui fondent nos "valeurs républicaines" - liberté, égalité, fraternité - ont été détournées de leur sens véritable. La "liberté", devenue illimitée, consacre un sujet dominé par son seul ego, l'"égalité" est désormais synonyme d'une abolition de toute différence, fût-elle biologique, et la "fraternité" se réduit à des promiscuités imposées. D'une promesse d'élévation citoyenne passant par l'accession de tous à l'autonomie, les principes des Lumières semblent bien conduire aujourd'hui à la négation même de ce qui définit notre humanité. Comment pareille grandeur humaniste a-t-elle pu dégénérer, en moins de trois siècles, en humanitarisme hygiénique de base ? Ne faut-il pas chercher dans l'échec métapolitique du libéralisme mondialisé la réponse à cette question, qui dépasse de loin la banale scission gauche/droite ? Paul-François Paoli passe au crible les mensonges et les contradictions criantes de la "religion laïque" en convoquant tour à tour dans le débat saint Augustin, Nietzsche, Raymond Boudon ou encore Pierre Manent.
L'ambition de cet ouvrage est de présenter un panorama non exhaustif de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens. Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du "vivre ensemble" à laquelle on nous exhorte. Au-delà de ce constat, comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philosophique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines ? Et comment donner du sens à ce fameux "vivre ensemble" si ces "valeurs" fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas ? Tel est le paradoxe général que fait apparaître ce livre.
Dans un pamphlet brillant, nourri à une solide culture, l'auteur remet en cause le principe sacro saint d'égalité. Des trois principes fondateurs de la république, l'auteur explique que l'égalité est celui qui est le plus régulièrement pris en otage par les censures.
Résumé : Qu'on le déplore ou que l'on s'en réjouisse, les idées de droite sont de retour. Avec elles, tout un " peuple de droite " qui cherche une expression politique correspondant à ses aspirations, parfois contradictoires. Pourtant, les droites dans leur ensemble, politiques ou intellectuelles, libérales ou conservatrices, souffrent d'un handicap de légitimité dès lors qu'elles prétendent s'assumer en tant que telles. Pourquoi ce déséquilibre entre une gauche sûre d'elle et une pensée de droite anémiée ? Dans cet essai virulent, Paul François Paoli montre à quel point la pauvreté du débat d'idées, le consensus lénifiant qui règne dans les médias et la confusion adultère qui, à l'initiative de la génération " Mai 68 ", mêle droite et gauche, ont vidé la politique de sa substance et favorisé la montée des extrémismes.
Les colonies, Vichy, l'Algérie... Mais aussi Louis XIV, les jacobins, Napoléon... Et maintenant la IIIe République, de Gaulle... La France ne serait-elle qu'une suite d'aberrations? Notre histoire ne serait-elle que barbare et insensée? La politique ne serait-elle que l'écume de cette malédiction? Or qui sont vraiment les procureurs de ce tribunal perpétuel, ces accusateurs professionnels qui se drapent volontiers dans la bonne conscience, l'humanitaire, les droits de l'homme, souvent pour faire oublier leur propre tentation totalitaire, le plus souvent pour masquer leur projet nihiliste? Si la France est malade, ne serait-ce pas qu'elle est depuis toujours périmée? Qu'elle devrait, pour survivre, dénoncer son passé, renoncer à son avenir et, pour se racheter, demander pardon d'exister? Assez de ces fausses repentances, s'exclame Paul-François Paoli, qui décrypte enfin, dans cet essai vif et implacable, le nouveau malaise français.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.