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Métaphysique et idée de Dieu
Pannenberg Wolfhart
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204071291
Quatrième de couverture Métaphysique et idée de Dieu reprend, dans une recherche de cohérence, les thèmes majeurs où se rencontrent philosophie et théologie : la question de l'absolu ou de l'infini, l'être et le temps, la subjectivité ou le statut du concept. Ce sont là les grandes interrogations qui parcourent toute l'histoire du christianisme. Le débat critique de Pannenberg avec la thèse heideggerienne de la fin de la métaphysique constitue comme le fil rouge de cette démarche qui vise à renouveler l'interrogation métaphysique et à clarifier l'idée de Dieu, aussi bien en philosophie qu'en théologie. Le dernier chapitre rassemble, quant à lui, quelques conclusions importantes d'une discussion soutenue avec la process philosophy. Pannenberg développe, dans cet ouvrage, les arguments essentiels qui fondent le lien entre Dieu et une ontologie ouverte à un accomplissement ultime.
Il était urgent de proposer une réédition de cet ouvrage déjà ancien qui a en fait marqué le début d'un véritable renouveau de la christologie. Prenant ses distances à l'égard du scepticisme historique de Bultmann, Pannenberg voulait manifester la pertinence de l'historique pour le théologique. Tout en étant très attentif à la tradition dogmatique de l'Eglise, il cherchait à échapper à la problématique classique des deux natures en abandonnant le point de départ traditionnel de l'Incarnation. En outre, en rompant avec une herméneutique existentielle d'inspiration heideggérienne il faisait appel, sans s'y asservir, à certaines perspectives de la philosophie hégélienne. Depuis Chalcédoine, toutes les christologies se sont construites " à partir d'en haut ", prenant leur point de départ en Dieu. Une pareille démarche déductive ne paraît plus possible à l'auteur, non seulement pour des raisons philosophiques, mais surtout parce qu'elle se révèle incapable de donner à la réalité historique de Jésus et à son humanité toute leur importance et leur portée révélatrice. Il propose donc de " partir d'en bas ", en épousant le mouvement même de la Révélation. Il s'agit de remonter de l'événement historique à la confession de foi, c'est-à-dire à la reconnaissance et à l'affirmation de la révélation de Dieu dans cet événement. Cette démarche conduit à faire de la Résurrection le centre de la christologie. C'est à partir de la Résurrection que, rétrospectivement, l'histoire de Jésus dévoile tout son sens et que sa divinité se laisse reconnaître. Cet ouvrage original est devenu un classique. Il est un lieu de passage obligé pour quiconque veut comprendre les enjeux de la christologie moderne. Il a en particulier ouvert la voie aux christologies narratives. Cette réédition est enrichie d'une postface, dans laquelle W. Pannenberg répond aux questions qu'a suscitées la publication de cette œuvre.
Résumé : Toute la richesse, le charme et l'âme de la Provence. D'un mas Renaissance au pied des Alpilles à une petite maison de village colorée du Paradou, en passant par une maison du XVIe siècle dans le Lubéron et une élégante propriété vinicole près de Bandol, voici une merveilleuse promenade à la découverte de la Provence et de son art de vivre, heureuse alchimie de couleurs et de lumière qui accueille et séduit sans détour. Le génie provençal, dans toutes ses manifestations : maisons, jardins, tissus, poteries, mobilier et l'histoire d'une longue tradition artisanale. Un répertoire de 150 adresses complète ce parcours ; guide pratique pour découvrir le style provençal et l'adapter, avec bonheur, loin de ses sources.
Biographie de l'auteur Né en 1928, Wolfhart Pannenberg a été longtemps professeur de théologie systématique à la faculté de théologie protestante de Munich et directeur de l'Institut oecuménique de cette même faculté. Il est considéré comme l'un des théologiens contemporains les plus marquants, notamment pour l'intérêt qu'il porte à l'oecuménisme et au dialogue entre théologie, philosophie et sciences de la nature.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !