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Paroles ouvrières. Le cuir à Graulhet (Tarn) 1942-2010
Pan Anne ; Garlaschi Frédérique ; Bruguière Eric
LIBERTAIRES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919568383
Graulhet fut capitale mondiale du cuir à son apogée dans les années 70. Ville au passé débordant, elle a connu l'euphorie de l'essor puis le désespoir de la chute. De la deuxième guerre à nos jours, trois générations d'ouvrières et d'ouvriers, originaires de Graulhet, des campagnes environnantes, d'au delà des Pyrénées et du pourtour de la Méditerranée, disent leur travail au quotidien, de leurs débuts à leur départ à la retraite ou à leur licenciement. Pour la première fois souvent, ils mettent des mots sur ce qu'ils ont vécu : les conditions d'un travail pénible, ingrat ; la polyvalence ; l'apprentissage des gestes justes qui permettent de fabriquer au bout de 200 étapes une peau de qualité. Ils sortent du silence des simples exécutants, se mesurent à ce qui a été, cherchent la bonne distance pour rendre compte, pour faire le point. Témoignages contrastés, selon que l'on se batte chacun pour soi ou collectivement pour l'amélioration de son sort, que l'on soit homme ou femme, d'ici ou d'ailleurs. Ni folkloriste, ni historique, ce recueil juxtapose des récits où dominent tantôt le désir de détailler les conditions de vie et de travail que seule la génération des plus anciens a encore connues, tantôt le combat incessant pour leur amélioration, tantôt l'accablement sous les injustices répétées, ou enfin le sentiment de celles pour qui l'atelier permit de s'affranchir d'un statut plus aliénant encore.
Née en 1973 à Bonn, Silke Pan commence sa vie dans la lutte : des parents divorcés, une longue hospitalisation à l'âge de neuf ans, une soeur née avec une déficience mentale. Mais la jeune fille est une battante, elle se relève et trouve refuge dans des activités telles que la gymnastique, la danse et le théâtre. Ses passions deviennent son métier. Contorsionniste et voltigeuse, elle travaille à travers toute l'Europe. La magie du cirque... elle y rencontre Didier Dvorak, son futur mari. Les contrats abondent, chapiteaux, cabarets, parcs d'attractions... jusqu'au jour où une terrible chute du trapèze brise les ailes de l'acrobate. Ecran noir. Elle se réveille deux semaines plus tard dans une chambre d'hôpital, paraplégique. Alors que tout s'effondre, l'ex-artiste de cirque apprivoise ses douleurs, mentales et physiques, puis déploie à nouveau ses ailes... pour voler au sommet d'une carrière sportive sur sa nouvelle monture d'infortune, le handbike. Son parcours semé d'embûches foisonne rapidement de médailles et de records. Alors vice-championne du monde et toujours en quête d'extrêmes, elle se détourne momentanément de la compétition à la recherche de nouveaux défis : l'ascension de treize cols alpins suisses à la force des bras, pimentée par des rencontres exceptionnelles. Grâce à sa collaboration avec une équipe de chercheurs de l'EPFL, Silke vit un miracle technologique. Pour la première fois après neuf ans en fauteuil, elle voit ses jambes marcher, le début d'une aventure aux frontières des capacités humaines.
Lin Xiaolu est une jeune fille très ordinaire qui a grandi auprès d'un seul de ses deux parents. Si elle est introvertie et solitaire, son monde intérieur est par contre riche de fantaisies. Spectatrice désabusée des amours compliquées des adultes, elle tente d'accéder au bonheur par sa propre volonté. Elle a en main son destin et sa volonté de fuir un quotidien banal.
En adoptant une approche comparative, La syntaxe du chinois : une perspective comparative présente les différences syntaxiques cruciales et les propriétés communes entre le chinois mandarin et les autres langues. S'inscrivant dans le cadre de la syntaxe générative, cet ouvrage offre des solutions inédites aux problématiques importantes de la linguistique chinoise.
Lin Xiaolu est une fille très ordinaire qui a grandi auprès d'un seul de ses parents. Elle est introvertie et solitaire. Par contre son monde intérieur est riche de fantaisies. Spectatrice désabusée des amours compliqués des adultes, elle tente d'accéder au bonheur par sa propre volonté. Elle a en mains son destin et la volonté de se sortir de cette vie ordinaire.
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !