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Allô, c'est Jean-Edern... Hallier sur écoutes
Palou Anthony
MICHEL LAFON
17,24 €
Épuisé
EAN :9782749905884
De décembre 1983 à mars 1986, l'écrivain Jean-Edern Hallier fut l'homme le plus écouté de France. Son crime ? Connaître quelques secrets sur la vie privée du président François Mitterrand : la Cagoule, la francisque, le cancer et l'existence d'une fille naturelle. Secrets de Polichinelle, peut-être, mais dont la menace de publication ne fut pas du goût du prince socialiste, car elle les sortait du cercle des initiés. Un duel sans merci allait alors se jouer entre un polémiste que l'on fit passer pour fou et un chef d'Etat paranoïaque. Avec, côté pouvoir, l'arme des écoutes. Aucune personne ayant approché le trublion des Lettres n'allait être épargnée. Anthony Palou, écrivain, journaliste littéraire au Figaro Magazine et qui fut le secrétaire particulier de Jean-Edern Hallier de 1991 à 1997, commente avec brio ces vols d'intimité parfois burlesques, toujours coûteux et la plupart du temps inutiles, indignes en tout cas. Et ainsi, dix ans après sa disparition, Jean-Edern Hallier, " écouté " mais désormais lu, fait encore des ravages.
Résumé : Mercerie, droguerie, modiste, quincaillerie, marchand des quatre-saisons, papeterie... Chaque Français a dans le coeur un petit commerce. Ces lieux essentiels sont notre art de vivre. Il fallait un écrivain pour les célébrer. Un enfant de commerçants, de surcroît. Anthony Palou a grandi dans une famille de marchands de primeurs, d'origine espagnole, qui s'est installée en Bretagne. Dans ma rue y avait trois boutiques est un tendre plaidoyer pour les petits commerces. D'une plume subtile, alliant humour et mélancolie, Anthony Palou y conte les boutiques et les artisans de sa vie, de Quimper à Paris, en passant par tous les coins de l'Hexagone. Pour lui, rien n'est perdu, les beaux jours sont devant nous.
Un dimanche de mars, vers neuf heures, alors qu'il prenait son petit déjeuner - thé, triscottes et confiture - le téléphone sonna. Personne ne l'appelait un dimanche à cette heure-là. Ses copains de fac dormaient le week-end jusqu'à midi ou cuvaient jusqu'à trois heures leurs 8/6 Bavaria du samedi soir. Marc, entre deux gorgées de thé de Chine trop fort, décrocha. C'était Camille. Elle lui proposait de déjeuner avec lui au resto U. " Nantes, les années 1980, l'accomplissement silencieux de destins tragiques.
Mon père était sur pied tous les jours à trois heures du matin. Après avoir acheté sa marchandise chez les demi-grossistes, il rentrait à la maison vers les six heures pour se faire cuire des oeufs au plat et des saucisses aux herbes qu'il trempait dans de la moutarde éventée dont le pot vide en Pyrex deviendrait bientôt mon verre à dents. Le grand défaut des saucisses à cette heure, c'est leur odeur grasse qui rampe, remonte, tenace, par les escaliers. L'esprit huileux des chipolatas ou des merguez grimpait le long des marches baptisant les rampes, les murs et les plafonds. Ma mère, dans sa chambre, en avait des nausées. Pendant qu'il mangeait, papa regardait le transistor comme on regarde une télé. Il fixait les grandes ondes, plongeait ses yeux déjà fatigués dans le Philips puis, après une brève mais néanmoins studieuse lecture des pages sports et turf de Ouest France sur le trône dont la chasse marquait le chant de son départ, repartait aux halles sans un mot, car il n'avait personne à qui parler. Maman se rendormait. J'écoutais, le nez encore plein d'exhalaisons toxiques, les éboueurs vider nos poubelles. Toute ma vie, il y eut un décalage horaire entre papa et moi. Mon père était «primeurs».Dans l'air sépulcral, la 2 CV camionnette démarrait avec un drôle de bouton placé à la droite du volant. Il fallait le tirer entre l'index et le majeur en pompant d'un pied énergique la pédale d'embrayage. Nous eûmes le même souci, plus tard, avec une Ami 6. La voiture toussait comme un phtisique et réveillait tout le quartier. Sofinco, notre teckel irascible - douze ans et pour sobriquet le nom d'un organisme de crédit -gueulait comme une truie qu'on égorge tandis que Nicole Le Bihan, notre voisine, ouvrait ses volets en hurlant. Maritorne rousse à l'ample poitrine, la quarantaine sévère - mère d'une demi-douzaine de dégénérés mâles et femelles qu'elle avait eus d'un ancien teinturier qui s'était jeté sous le car Quimper-Pont-l'Abbé un matin, on le comprend, où sa tristesse avait pris le pas sur les maigres joies conjugales -, Nicole n'avait pas d'adversaire de sa trempe dans l'art de l'insulte. Mais Sofinco, tout excité, continuait de plus belle dans les aigus stridents. Quant à mon père, casquette vissée sur la tête, gitane au bec, il filait doux.
Après le succès grandissant de Deux frères et Une famille de fous !, Kevin Tran et Fanny Antigny récidivent pour notre plus grand plaisir avec un tome 3 de Ki & Hi sur le thème des jeux Olympiques ! Ki & Hi, les avatars de Kevin et son petit frère Henri, vont cette fois encore se retrouver dans des situations improbables et ubuesques en participant aux jeux Olympiques. Les chapitres se succèdent au rythme des disciplines olympiques été et hiver auxquelles nos deux protagonistes vont devoir se confronter malgré eux !
Ki et Hi sont deux frères complètement barrés qui font les quatre cents coups dans le plus petit village d'un royaume en forme de panda. Le premier est grand, gros et adore martyriser le second, petit, maigrichon, mais prêt à tout pour se venger de la manière la plus sournoise possible ! Qu'il s'agisse de dévaliser un restaurant de sushis à volonté, de s'affronter lors d'un intense match de basket ou au contraire de s'allier pour protéger le village, ce manga retrace, au travers de multiples histoires courtes, toutes les nuances qui existent dans une relation entre frères.
Je travaille principalement la nuit, car personne ne me dérange à ce moment-là. Sauf que les matchs NBA, c'est aussi la nuit. Il m'arrive donc des fois de réveiller toute ma famille pendant que je dessine. Ca ralentit sans doute ma productivité également, héhé... Mais le Tome 4 est fini, et le voici entre vos mains ! Encore une fois, merci à Fanny qui s'est dépassée : on espère que vous passerez un agréable moment ! Je dédicace ce 4e opus à LaoLao, LaoYe, mes parents, mon petit frère et Sharad. Prenez soin de vous ! ; )
Patricia Darré a déjà évoqué dans plusieurs livres les rapports avec l'au-delà que son don de médium lui permet d'entretenir. Elle aborde ici le cas des maisons " hantées " dans lesquelles elle a été amenée à intervenir. Avec prudence ! Elle sait bien que l'esprit humain est capable de créer des visions qui sont plus du domaine des psys que du sien. Mais elle sait par ailleurs que certaines âmes, restées bloquées à l'heure de leur mort, continuent d'errer dans des demeures dont elles se croient encore propriétaires, faisant parfois vivre à leurs habitants un enfer? Ce récit passionnant se lit comme un roman et donne à réfléchir? Vous n'y trouverez pas que des " fantômes ". Vous y découvrirez le lourd impact des murs dont la mémoire a engrangé trop de drames, les objets chargés de mauvaises intentions, ceux qui, dûment consacrés, ne supportent pas d'être dans un endroit profane et le font savoir? Mais vous apprendrez aussi que beaucoup de présences bienveillantes, que vous " ressentez " parfois, près de vous, sont là pour vous protéger : nous ne sommes jamais seuls.