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Walter Benjamin. Le chiffonnier, l'Ange et le Petit Bossu
Palmier Jean-Michel ; Perrier Florent ; Jimenez Ma
KLINCKSIECK
44,00 €
Épuisé
EAN :9782252035917
Jean-Michel Palmier évoquait ainsi la nature des recherches qu'il effectuait sur Walter Benjamin : " je me suis efforcé de lire tous les livres que lui-même [Benjamin] a lus, de retracer minutieusement son itinéraire philosophique, politique et esthétique... ". Pour un familier des écrits du philosophe allemand, une telle déclaration laisse tout d'abord perplexe et dubitatif mais il suffit d'achever la lecture de cet ouvrage pour que s'évanouisse le moindre doute. Il paraît même hautement vraisemblable que l'auteur ait eu, de surcroît, à l'époque, une connaissance précise de la totalité des travaux - biographies, études, articles et commentaires - consacrés à l'?uvre benjaminienne. Cette lecture " historique et critique ", si elle ne propose pas une " nouvelle interprétation " ni une synthèse de l'?uvre, livre néanmoins les clés qui permettent de décrypter le prétendu hermétisme de Benjamin. Elle dissipe les malentendus et les clichés du " rabbin marxiste " victime de ses hésitations, prisonnier de ses contradictions, constamment " assis entre deux chaises ", réduisant en un dilemme insoluble l'alternative entre le matérialisme historique et la théologie ; surtout, elle comble les lacunes d'une connaissance fragmentaire, souvent paraphrasique et simplificatrice, trop fréquemment focalisée sur les mêmes thèmes (l'aura, le flâneur, le cinéma, la photographie ou les passages parisiens). Mieux encore : le mode de narration philosophique délibérément adopté par Jean-Michel Palmier livre, en réalité, bien plus qu'une interprétation nouvelle de Benjamin. En effet, rien de moins neutre ni d'objectif que cette " lecture " placée sous le signe de trois allégories majeures : le chiffonnier, l'Ange et le Petit Bossu. Une hotte, une paire d'ailes, une bosse : trois charges, lourdes du passé, de promesses non tenues, recelant malgré tout l'espoir d'un sauvetage, d'une rédemption pour les " vaincus " de l'histoire. Marc Jimenez.
Walter Benjamin: Un itinéraire théorique concentre et condense, dans un style clair et rigoureux, les clés thématiques indispensables pour aborder tout en nuances la pensée complexe d'un intellectuel juif allemand pris entre deux apocalypses. Grâce à une mise en lumière qui croise systématiquement les éléments biographiques, historiques, philosophiques, littéraires ou encore politiques, Walter Benjamin, auteur difficile, s'offre ici sous un jour accessible qui par ailleurs ne cède en rien quant à "l'acuité des tensions qu'il a choisi de laisser vivre dans son oeuvre". Si de l'adversité sans cesse combattue Walter Benjamin fit des armes, c'est donc à en comprendre le maniement comme la portée, à en transmettre l'acuité théorique et critique que nous invite Jean-Michel Palmier.
Le 24 juin 1940, il fête au champagne l'annonce de l'armistice et range les leptinoptarsa, capturés dans les "jardins sauvages de l'Essômes". Les seuls prisonniers qu'il fit, au cours de la campagne de France, c'est cette poignée de doryphores". Jean-Michel Palmier
Autobiographiques, ces Rêveries d'un montreur d'ombres témoignent de l'héritage intellectuel de Jean-Michel Palmier. Y apparaissent les figures de Jean Duvignaud, Paul Virilio et Georges Perec, à qui il doit d'avoir publié ces textes personnels. L'on y croise aussi Martin Heidegger, Ernst Bloch, ces rencontres fondamentales qui ont déterminé ses champs d'investigation multiples. Entre souvenirs de Berlin et de Vienne, Jean-Michel Palmier aborde avant tout son rapport à l'enseignement, le jeu des échanges et des fascinations né au contact de ses nombreux étudiants. Interrogeant son rôle de passeur, d'éveilleur des consciences, il développe ainsi une réflexion sensible et distanciée sur cette volonté de transmettre et de partager qui l'a toujours animé, dessinant à cette occasion les contours d'une communauté imaginaire liée par les mêmes passions. . . Jean-Michel Palmier (1944-1998) était professeur d'Esthétique et des sciences de l'art à l'université de Paris I. Spécialiste de la République de Weimar, il a travaillé sur les écrits Politiques de Martin Heidegger et publié une thèse sur le poète Georg Trakl avant de s'attacher à faire connaître les pensées de Jacques Lacan, de Wilhelm Reich ou encore de Herbert Marcuse. Ses travaux sur l'expressionnisme, sur la ville de Berlin, sur le théâtre d'Erwin Piscato ou le cinéma de Béla Balâzs, sur Dada, sur Ernst Bloch ou Georg Lukâcs ont ensuite largement contribué à faire connaître le foisonnement intellectuel et artistique de cette période. Il a consacré ses derniers travaux à Walter Benjamin.
Les luttes radicales antiautoritaires des années 1960-1970, dont Mai-68 a été en France l'apogée, ont débouché sur l'émancipation économique et sexuelle des femmes, l'affirmation de l'égalité des sexes, la reconnaissance des sexualités non procréatrices, les droits des homosexuels, etc. Elles ont entraîné une profonde " révolution des moeurs " à l'échelle du monde occidental, dont nous ressentons encore l'impact dans notre vie quotidienne. De par son oeuvre révolutionnaire, à la fois sexuelle et politique, Wilhelm Reich (1897-1957) a nourri la révolte de la jeunesse étudiante et lycéenne de cette époque dans sa contestation de la " société de consommation ". Psychanalyste marxiste inclassable, Wilhelm Reich a été tout à la fois condamné par l'orthodoxie stalinienne, exclu de l'Association psychanalytique par Freud, traqué par les nazis et la justice américaine qui l'envoya mourir dans un pénitencier de Pennsylvanie. Le brillant essai de Jean-Michel Palmier sur Wilhelm Reich éclaire cette naissance du " Freudo-marxisme " dont Reich fut le fondateur. II a été le premier, au nom de Freud, à politiser l'aspiration au bonheur dont la sexualité constitue pour lui l'élément essentiel, mais dont la société capitaliste, par son idéologie et ses lois, rend l'accès quasi impossible. De nos jours, si la " contre-révolution néolibérale " semble avoir relégué cette " révolution sexuelle " aux oubliettes de l'Histoire, l'émergence de nouveaux mouvements de contestation altermondialistes et le renouveau de la pensée critique remettent aujourd'hui fortement à l'ordre du jour l'oeuvre de Wilhelm Reich dans leur lutte contre le nouvel ordre moral.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.