Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Liens secrets. Et autres récits
Palazzeschi Aldo
GALLIMARD
24,80 €
Épuisé
EAN :9782070731862
On retrouvera, dans le choix de récits qui composent ce volume, les qualités que l'auteur ne cessa de cultiver tout au long de son oeuvre : une ironie virant soudain à la mélancolie, un burlesque sur fond de nostalgie, la radiographie d'une société empêtrée dans ses conventions et que dénoncent innocemment quelques âmes simples. Ce sont les "bouffons" chers à Palazzeschi, c'est-à-dire "tous ceux qui, à la suite d'une quelconque divergence naturelle - naturelle étant pris au sens large -, éprouvent un malaise au sein de la communauté humaine ; malaise qui peut aussi bien se traduire par un comique débridé que par une noire tristesse" . Grain de folie, élément perturbateur venant gripper les rouages de la quotidienneté bourgeoise, en dénoncer toute la médiocrité. D'une écriture sinueuse, "proustienne" , par les longues analyses qui tentent de cerner les replis de l'âme humaine, ces récits prennent aussi racine dans la tradition baroque par leur goût du mélange des genres, la mise en évidence du grotesque de situations et l'hésitation constante entre le rire et l'émotion tragique.
Il a beau être le jeune voleur le plus rusé de la ville, Lupin n'en reste pas moins un véritable aimant à ennuis. Et cette fois-ci, voilà qu'on l'accuse du meurtre de Mme Générouseet de M. Fraude, les directeurs de son ancien orphelinat ! S'il veut prouver son innocence, Lupin n'a alors d'autre choix que de trouver le véritable meurtrier et, surtout, d'établir le lien entre le double meurtre et la disparition d'un rubis d'une valeur inestimable, qu'on l'accuse également d'avoir volé. Heureusement, pour résoudre ces énigmes, Lupin peut compter sur ses amis de toujours : Clarisse la funambule et Cyrano le dompteur d'éléphants.
Le Prince Valentino Core abandonne Rome, théâtre d'un amour impossible, pour une Toscane sombre et fantomatique. De sa villa de Bemualda, au décor poussiéreux et funèbre, hantée par le souvenir d'une mère suicidée, que gèrent deux gardiennes furtives, il écrit à son ami Johnny, auquel le lie une passion contrariée, une lettre chaque jour du mois de novembre. Tentative désespérée de garder les distances, ces trente missives sont traversées de présences indistinctes, empreintes d'une atmosphère embrumée, crépusculaire, ponctuées par l'apparition d'une femme aimée, dont le visage pourrait n'être que celui du délire. Un coup de théâtre ultime, dont le lecteur ne recueille l'écho qu'à travers une série de comptes rendus aussi contradictoires qu'improbables, vient ponctuer ce roman d'une "jeunesse troublée et quasi désespérée" qui se résout finalement, disait Palazzeschi, dans l'allégresse la plus intense.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.