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Kalache
Palachak Richard
BLACK OUT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782916753447
Je me traînais clopin-clopant derrière mes potes en me disant qu'au fond, j'allais peut-être bien finir mes jours ici, dans ce satané Stari Grad, errant de bar en bar en mendiant de quoi boire et fumer. J'étais attiré par une vie de clodo magnifique, dans le vertige et les flammes illusoires de la nuit serbe. Je brûlais d'un désir ardent de vie et de liberté, qui ne pouvait se consumer que dans le flamboiement de cette âme slave, crépitant au fond de mes entrailles marquées au fer rouge par la rakia et le Paprikash. J'étais prêt à tout, tout perdre jusqu'à mon slip et tout envoyer bouler. Dans la fièvre hallucinée de ce crépuscule méridional, je n'avais besoin de rien hormis trois verres, deux tiges et un frangin. [...] Mes racines slaves me rappelaient à la maison. J'étais enfin chez moi. L'alcool coulait dans mes veines, la fumée me remplissait les poumons, le chant des sirènes inondait mon crâne, la langue de ma mère berçait mon coeur avec un long frisson de fièvre, les bras chaleureux de mes frères et de mes soeurs m'avalaient au fond d'un firmament à l'envers, jusqu'au sein de la terre, dans le magma honni de cette force slave qui fait rire de tout et pleurer de rien.
Résumé : Il existe en ce monde des êtres supérieurs tels que Mozart, dont l'art se hisse au niveau du divin et dont les oeuvres magiques déconcertent les autres humains. Même s'il faut de l'acharnement dans le travail pour atteindre le firmament, où vivent à jamais les âmes et les oeuvres de ces hommes au-dessus de la norme, il faut reconnaître que l'échelle, qui les a fait gravir la montagne de la perfection, émane de quelque chose d'irrationnel et d'inexplicable. Et ce n'est certainement pas la quête de la gloire. Il suffit de voir combien d'entre eux sont morts tels des chiens galeux, dans la misère et l'anonymat.
Palachak Richard ; Selig Olivier ; Gilberti Ghisla
Néolitt est un "Laboratoire d'expérimentations textuelles" composé d'écrivains, de professionnels du monde du livre et de lecteurs-critiques chevronnés, qui travaillent au renouveau de la revue littéraire en lui donnant un visage "fun" , actuel et rock and roll. Ce cercle littéraire revendique également le retour à une écriture de "style" , destinée avant tout à plonger le lecteur dans l'univers insolite propre à chacun de ses écrivains. Directeur de la publication et de la rédaction : Richard Palachak Les nouvelles sont de Richard Palachak, Olivier Selig, Boris Cuny, La Fausse Patte, Pierre Garenne, Ghislain Gilberti et Gaël Caudoux.
Klimacek Viliam ; Palachak Richard ; Palascak Lydi
Nous sommes une nation condamnée à la tendresse.On nous envahit facilement. "Au printemps 1968, le parti communiste tchécoslovaque expérimente le " socialisme à visage humain ". La censure est interdite, les frontières s'ouvrent vers l'Ouest, les biens de consommation font leur apparition... Un vent de liberté souffle sur le pays.Cet été là, Alexander et Anna montent dans leur Skoda Felicia, un cabriolet flambant neuf, pour rejoindre leur fille Petra à Bratislava où elle vient de terminer de brillantes études de médecine. Tereza, fille d'un cheminot rescapé des camps de concentration et d'une éditrice à la Pravda qui ont longtemps accueilli des réfugiés hongrois de 1956, séjourne dans un kibboutz en Israël pour renouer avec sa culture juive. Jozef, pasteur défroqué pour avoir refusé de dénoncer des paroissiens auprès du Parti, fait ses premières armes à la radio.Dans la nuit du 20 au 21 août, tandis que les tanks soviétiques envahissent la ville, le destin de ces trois personnages et de leurs familles va basculer. Pendant quelques heures, la frontière avec l'Autriche reste ouverte, Vienne est à une heure de train. Chacun devra alors faire un choix : partir ou rester ? Fuir la violence ou résister à l'oppresseur ?
Une ambiance chaude, presque calcinée. Un lieu peu définissable. Plantés au milieu de nulle part, deux hommes. À première vue, ils semblent très proches. C'est certainement dû à la situation… Zal avait envie de travailler… Le chômage c'est bien, mais pas trop longtemps. Alors il a accepté ce job. C'est son premier contrat. Il doit tuer un homme qu'il ne connaît pas, il ne sait même pas pourquoi. Il sait juste qu'il sera bien payé… enfin… s'il y arrive. Car c'est ça, le problème. Voilà plus d'une heure qu'il essaie d'accomplir sa « tâche ». Le pire, c'est qu'ils vont tenter de trouver une solution pour que Zal ne perde pas son job, même si Axel, lui, risque d'y perdre la vie. Note de l'auteur : Quel est le sens de la vie ? Grande question ! Vaste programme ! Pourtant, la plupart des gens essaient d'y répondre d'une manière ou d'une autre, en posant souvent d'autres questions, qui n'ont elles-mêmes pas de réponse. Cette grande question fait partie de celles que je me pose quotidiennement. Quoi qu'il en soit, Intérimeurtre n'est absolument pas une réponse à tout cela, mais une réflexion sur l'égalité des hommes ou plus précisément sur leurs différences. J'ai souhaité mettre dans une situation complètement absurde deux personnages aussi innocents l'un que l'autre, deux personnages qui, à première vue, paraissent très éloignés et qui, au cours de l'histoire, vont montrer qu'ils ne sont pas si différents… Au contraire. Après tout, ce ne sont que des questions subsidiaires. À chacun ses réponses. Ce qui est sûr, c'est mon désir de faire ressortir le côté absurde du monde dans lequel nous vivons, de jouer avec des personnages complètement innocents, comme la plupart d'entre nous… Et c'est peut-être mieux comme cela…
Je m'appelle Alanko, j'ai 8 ans et je suis un héros !!! Je m'appelle Alanko, je sais à peine lire et écrire mais j'ai vaincu nombre de cyclopes et de géants. Je m'appelle Alanko, j'ai vogué par-dessus les mers et rencontré tous les monstres de l'univers. Je m'appelle Alanko, je sais ce qu'il y a au bout du monde et même au-delà... Je m'appelle Alanko et mon plus beau voyage reste celui des planches...
Résumé : L'honneur je sais pas ce que c'est ! Par contre je suis fou. L'asile à treize ans. Ne faites pas cette tête-là ! Je n'étais pas dangereux. Un fou gentil. Libérez-moi, s'il vous plaît ! Je ne veux pas mourir enfermé. S'il vous plaît? Te fatigue pas, ils comprennent pas le français. Par contre toi, tu me déçois. Ah ! Au milieu de la misère, Monsieur pavane Monsieur fait le fier. Mais couleur kaki, on se chie dans le froc? Et ouais, je chie dans mon froc. Tu peux m'expliquer ce que c'est l'Honneur, pour quelqu'un qui galère depuis toujours, ce qu'est la fierté pour quelqu'un qui s'est toujours fait enculer ? La fierté, quand on se fait enculer, c'est de ne pas dire merci.
La genèse de cette série de photos se base sur les expériences bonnes ou mauvaises qu'Alexandra Bay a elle-même pu vivre dans son quotidien de maman tatouée. Sa première expérience du tatouage, à l'âge de 17 ans, s'avèrera être le début d'une longue série de recouvrements progressifs de son corps. La passion pour cette pratique va l'amener à s'essayer à l'apprentissage du métier de tatoueur, un parcours qu'elle va abandonner car la passion ne suffit pas... c'est surtout un long apprentissage et un vrai métier. Aujourd'hui devenue mère d'une petite Emy, Alexandra constate que le regard porté sur sa maternité reste parfois teinté de préjugés... Les corps transformés par les aplats d'encre ne peuvent être compatibles avec une vie de famille heureuse et saine. Certains à priori persistent... Elle décide alors de travailler sur ce regard subi, en invitant des familles aux parents tatoués à se prêter au jeu du portrait de famille. Pas de théâtralisation ni de mise en scène rocambolesque mais une simple volonté de rendre hommage à ces familles unies, aimantes et... tatouées ! Alexandra souhaite présenter ce projet à un public étranger à cet art.