Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Manifeste incertain Volume 4 : La liberté obligatoire. Gobineau l'irrécupérable
Pajak Frédéric
NOIR BLANC
23,00 €
Épuisé
EAN :9782882503923
Avec ce quatrième volume du Manifeste incertain, nous partons sur l'Océan Atlantique jusqu'à Buenos Aires, puis nous plongeons dans le XIXe siècle. Avec Friedrich Nietzsche, tout d'abord, et sa très élitaire conception de l'éducation ; puis avec Ernest Renan, dont nous suivons pas à pas la profonde crise de doute qui le conduit à quitter le Petit séminaire ; d'Arthur de Gobineau, l'auteur très contestable de L'Essai sur l'inégalité des races humaines, nous parcourons la vie en détail, ses idées désespérées et désespérantes, jusqu'à sa mort solitaire dans une chambre d'hôtel à Turin. Evoquant ces trois penseurs "réactionnaires", autour de questions brûlantes telles que l'élitisme, le racisme et la religion, l'auteur ravive un épisode crucial de sa jeunesse : deux ans passés dans une école "libre", dans le sud de la France, livré à lui-même, sans règles ni devoirs - d'où le sous-titre : La liberté obligatoire. Nous nous confrontons également, à travers ces récits entrelacés, au temps présent, à la télévision et à la mode culinaire.
Résumé : Affirmation du garçon amoureux, Les Filles d'Eve Inc, L'Apocalypse selon Maman, Tcha tcha tcha, Excitation, A l'intérieur du monde : il s'agit d'une vaste obsession, d'un strip-tease, d'une dispute entre un diable inspiré et un agneau incestueux, d'une lettre d'amour et de défaite ou d'une nuit interminable dans une chambre d'hôtel. Cela devient une sorte de carnet intime, à Alger, Montréal, New York, Tokyo, Jérusalem, Paris, Turin ou ailleurs. Et ce sont des chansons, un opéra et des poèmes en vers ou en prose, écrits durant vingt-cinq ans.
Bobèche est un homme d'aujourd'hui, c'est-à-dire une touille molle. Mari, père de famille et employé ordinaire, tout va bien pour lui : il s'ennuie. Sa femme, Auque, s'occupe de tout : l'argent, les sorties, les vacances, l'éducation de leur fils Julot. Sexuellement, c'est plus compliqué. Manipulé par un certain Lothaire, chirurgien de guerre pervers, envoûté par Esmeralda la troublante épouse de celui-ci, débauché au Japon par son vieil ami Diodore, éc?uré par ses parents et ses collègues, Bobèche devient malgré lui un parfait cynique, prêt à " assassiner " sa femme pour échapper à la médiocrité de sa vie. Bigamie, adultère, inceste, masochisme : les personnages de ce bref roman affrontent les visages imprévisibles de la guerre sexuelle. Une guerre qui révèle leurs secrets, leur cruauté, leur impuissance, mais surtout leur volupté - sans oublier la part comique qu'appelle toute évocation du désespoir.
C'est tout à fait par hasard que je me suis retrouvé, il y a trois ans, à randonner et à dessiner chaquejour dans la montagne, aux alentours de Sils-Maria, où vécut Friedrich Nietzsche. Fatalement, j'ai repensé à lui, et fatalement je me suis plongé à nouveau dans ses écrits, dans sa correspondance, avec l'envie de reparler de lui et - pourquoi pas? -, avec lui. Un dialogue imaginaire qui m'a reconduit à Turin où j'ai écrit et dessiné L'immense solitude - livre inachevé qui devait se conclure sur le suicide de Primo Levi. Déjà trente ans que je lis et relis Nietzsche. J'aime toujours autant ses paradoxes, ses provocations, sa liberté. Mais à Sils-Maria, j'ai pensé de façon obsessionnelle à sa douleur - sa douleur mentale, certes; sa douleur physique, plus encore. J'ai cherché à comprendre d'où venait ce mal et, en cherchant, j'ai rencontré parfois son contraire: le plaisir, celui, par exemple, de la conversation, avec Paul Rée, avec Albert Brenner et surtout avec son amie Malwida von Meysenbug, qui l'aura rendu si heureux. J'ai entendu la voix de Nietzsche, un chuchotement, parfois un fracas, et très vite s'y sont mêlées d'autres voix, celles d'amis et de parents disparus. Au chagrin que m'inspire leur absence se sont ajoutés d'autres états d'âme, et des souvenirs, des paysages, des anecdotes. Peu à peu ce livre écrit et dessiné, précédé de quelques photographies, s'est refermé, tournant la page d'un seul et même livre - depuis L'immense solitude jusqu'à Mélancolie - dédié à la solitude, à l'enfance, à l'amour, comme ce manifeste dont je rêvais à l'âge de dix-neuf ans, lorsque je présentai timidement mes premiers dessins à Gébé, le rédacteur en chef d'Hara-Kiri, et qui avait pour titre Manifeste incertain. F.P.
Résumé : QUI N'A PAS RÊVÉ UN JOUR de refaire sa vie, de tout recommencer à zéro ? Les trois livres réunis dans ce volume sont composés de dessins exécutés au cours d'une vie passée, comme une Première Partie. D'abord graffitis d'Europe, d'Afrique ou d'Amérique, jamais publiés dans la presse, les dessins des Poissons sont tragiques forment un cardiogramme d'émotions, de ricanements, de stupeurs. Puis vient Fredi le Prophète, soit le début d'une auto-dérision systématique qui, pour autant, ne parvient pas à dissimuler la mélancolie du temps qui passe. Enfin, troisième livre de cette " première partie " : Martin Luther, l'inventeur de la solitude. Que serait notre monde aujourd'hui s'il n'avait pas engendré ce petit moine parfaitement excessif, jouisseur, ivrogne et suicidaire ? Livre épars a priori, fait de bric et de broc, Première Partie souligne certains des thèmes chers à l'auteur de L'Immense Solitude : l'enfance, l'errance et la rêverie. Et, comme sur un ancien sentier de montagne, quiconque lira la carte avec attention trouvera son chemin - le chemin d'une " deuxième partie ".
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre. "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier". (François Livi) "
Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée " l'armée secrète de Churchill " : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L'un d'eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes. Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c'est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l'organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Ecossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait " son ministère de la Guerre sale ". Les six " ministres ", assistés d'un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu'ils changèrent le cours de la guerre. Raconté sur le ton d'un récit d'aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l'ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu'ici.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.