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L'hyperbate. Aux frontières de la phrase
Paillet Anne-Marie ; Stolz Claire
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840507994
Pourquoi un livre sur l'hyperbate? D'abord, parce qu'on ne l'a jamais écrit. Et pour cause. Hyperbate? Vous avez dit hyperbate? Quel drôle de mot, quelle bizarre figure... Il est vrai qu'elle est étrangère au vocabulaire courant, même chez un public cultivé, loin de la célèbre métaphore ou de l'élégante litote. Pourtant, notre époque connaît un véritable engouement pour cette figure, qui a par ailleurs une place de choix dans les traités de rhétorique, suscitant des discussions autour de sa définition. D'abord envisagée comme simple inversion, l'hyperbate se définit plus tardivement comme ajout après une fausse clôture, comme transgression des frontières de la phrase, avec l'exemple canonique de Corneille: "Albe le veut, et Rome". Le succès de l'hyperbate dans l'écriture des contemporains comme à l'Âge classique tient à ce qu'elle se situe au carrefour de l'écrit et de l'oral. Revanche de l'écriture sur "l'esprit de l'escalier", elle concentre souvent l'essentiel de ce que le locuteur veut communiquer. Cet ouvrage réunissant les contributions d'une vingtaine de spécialistes s'organise en quatre chapitres: l'hyperbate est envisagée d'abord dans une perspective historique, on étudie ensuite ses réalisations syntaxiques, puis ses enjeux pragmatiques et rhétoriques; à travers des exemples d'écrivains du XVIIe siècle à nos jours, le dernier chapitre montre enfin comment l'hyperbate peut s'inscrire de différentes manières au coeur d'un style.
Bonhomme Marc ; Paillet Anne-Marie ; Wahl Philippe
La métaphore a fait l'objet de nombreuses publications, mais son exploitation argumentative a suscité peu d'investigations systématiques en dépit de ses enjeux. L'objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune en cernant le rôle de la métaphore dans l'argumentation, mais surtout en faisant retour sur la figure elle-même, pour décrire son potentiel argumentatif et la nature de ses manifestations. Ce projet suppose d'affronter l'instabilité conceptuelle des notions de métaphore et d'argumentation, pour mieux saisir leur interaction. L'argumentation métaphorique, parce qu'elle mise moins sur la raison que sur la persuasion, s'expose aux griefs de l'artifice, voire de la manipulation. Mais la composante argumentative de la métaphore, envisagée ici à travers ses ressorts et son rendement discursif, révèle la plasticité et l'efficacité de la figure. L'ouvrage réunit dix-huit études de spécialistes de rhétorique, de sémantique, d'analyse du discours et de stylistique, portant sur des corpus divers : discours littéraire, philosophique, scientifique, politique, médiatique, proverbial... Il est organisé en trois sections. L'argumentation métaphorique, d'abord éclairée par une relecture des textes fondateurs de la rhétorique antique, est ensuite soumise à un recadrage théorique rendant compte de ses modes d'actualisation. Enfin, son étude dans des discours variés selon les époques et les genres montre le rôle de l'interprétation pour l'appréhension de ses stratégies d'influence.
Sommaire Introduction AMOUR BONHEUR CITER CORPS CORRESPONDANCE DANGER DESORDRE EPITHETES LIEU LIEUX COMMUNS LIRE MARCHE MENSONGE NON ORDRE PROUVER PUBLIC RECIT ROMAN SACRE SERIEUSEMENT SYSTEME VOUS Index des mots complémentaires Bibliographie
Gauche, année zéro... L'appréciation est, sans doute, cruelle. Mais moins, en somme, que les événements ne l'ont été eux-mêmes. Dans l'antagonisme déjà séculaire qui l'oppose au conservatisme, quelles sont aujourd'hui les chances du "parti du mouvement" ? Comment alors ne pas s'interroger sur le "pronostic socialiste" ? Il faut procéder à une révision qui n'est pas un reniement. Elle n'est pas davantage spéculation gratuite : pour la démocratie économique, pour les institutions, pour la définition d'une nouvelle dimension nationale, elle aboutit à des analyses fort précises et à des conclusions fort actuelles. Le "point zéro" peut-il être un point de départ vers de nouveaux horizons ? Et à quelles conditions ? Tel est l'objet de cet essai.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.