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Enquêtes au tampon
Pagni Gianpaolo
ESPERLUETE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782359840872
Traces d'objets collectés le 17 mai 2017 dans une des salles de l'académie Charpentier, école d'arts appliqués française privée située à Paris. Durant l'année 1989, l'actrice Charlotte Gainsbourg a fréquenté cette école. Avec rigueur et méthode, à la façon d'un détective ou d'un scientifique, Gianpaolo Pagni enquête sur des personnages connus ou moins connus dont le dénominateur commun est l'intérêt qu'il leur porte. Une fois le suspect déterminé, il se rend sur les lieux visités ou habités par l'objet de sa recherche pour y collecter des traces imaginaires de son passage : boutons, tickets, médicaments, coton-tige, vis en acier bichromaté, verre à whisky, cassette vidéo..., la personnalité se révèle alors. Ensuite, notre enquêteur encre, tamponne et répertorie méthodiquement le fruit de ses découvertes pour en dresser un inventaire étonnant, saugrenu ou touchant... selon le personnage évoqué. Ce jeu de collecte devient alors détournement des objets du quotidien pour transformer le banal en exceptionnel. De Marcel Duchamp à Carla Bruni, de John Wayne à Rabelais, de Lionel Messi à L'Homme invisible... une trentaine de personnalités de tous horizons sont passées à la loupe. Jeu de l'insignifiance face à la renommée. Jeu entre le futile de l'objet et la précision quasi scientifique de l'enquête. Jeu de l'anodin devenu extraordinaire par sa localisation. Le propos de Gianpaolo Pagni donne l'illusion de la simplicité et nous entraîne en fait bien plus loin que nous ne l'imaginons.
Scheerbart Paul ; Blavier Odette ; Pagni Gianpaolo
Présentation de l'éditeur Le journal tenu par l'écrivain et humoriste (1863-1915) alors qu'il était en train de réaliser un mobile dont le mouvement serait perpétuel. Cette réédition est proposée avec un pop-up du mobile, à découper et monter soi-même.
Les pâtes sont toutes constituées du même élément de base, le blé dur, mais leur goût change avec leur forme : ce qui impliquerait que ce n'est pas la matière qui est la plus importante, mais que c'est la forme. Il n'y a rien à voir entre un penne et un farfalle, entre une pâte longue et fine, et une pâte rablée et creuse ; la forme modifie le goût... À partir de la forme la plus simple le spaghetti Gianpaolo met en lumière les recettes "forcément" succulentes de sa grand-mère italienne. Hymne à la pasta, hommage au goût et au bon goût, Gianpaolo invite au régal des yeux avant celui des papilles.
Dos crawlé, brasse coulée, nage papillon, plonger, apprendre à nager, sauter, couler, boire la tasse, remonter, reprendre son souffle, trouver sa vitesse de croisière, garder la tête hors de l'eau... A la piscine, c'est un peu comme dans la vie : on commence tous par se jeter à l'eau. C'est une longue piscine qui se déroule sous nos yeux, de la petite à la grande profondeur. Du nageur assuré à l'apprenti plongeur, ils sont tous là pour nager, chacun à sa manière. Le livre se déploie en accordéon : on commence par les petits, l'eau se fait découverte, crainte ou victoire. Puis vient l'assurance, le jeu, les premiers exploits. Enfin, les nageurs confirmés se lancent dans des séries de longueurs, parfois de manière hypnotique... En famille, entre amis, avec l'école, la piscine devient lieu de retrouvailles. Alors que papillonnent sous nos yeux plus de 150 nageurs, Geneviève Casterman nous plonge dans ses pensées, celles qui flottent à la surface de sa tête au cours d'une séance de longueurs. Car nager ne l'empêche pas d'observer ses voisins de couloir : leur attitude ou leurs postures, comme si la piscine se transformait en gigantesque laboratoire de l'humanité... Le dessin de Geneviève Casterman, entre ligne claire et dessin de croquis, foisonne de détails qui font sourire par leur justesse. Un regard qu'elle pose avec tendresse et humour, à mettre entre toutes les mains !
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.