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La demeure noble en Haute-Normandie (1450-1600)
Pagazani Xavier ; Mignot Claude
RABELAIS
35,00 €
Épuisé
EAN :9782869063099
Durement touchée par la guerre de Cent Ans, la Normandie connaît un tel renouveau D à partir de la fin du XVe siècle qu'elle devient le premier gisement fiscal du royaume, ce qui conduit le roi à accroître sa tutelle sur elle au cours du siècle suivant. Dans ce climat hautement favorable à l'activité architecturale, nombre de gentilshommes - parmi lesquels le célèbre armateur dieppois Jean Ango et le futur amiral de France Claude d'Annebault - reconstruisent, agrandissent ou embellissent leurs demeures campagnardes, et renouvellent radicalement le paysage monumental de la province. Fondé sur l'analyse approfondie de près de quatre-vingt petits châteaux et manoirs, ce livre retrace les rebondissements de l'histoire dont la Normandie fut le théâtre. Si la méthode adoptée privilégie l'analyse archéologique des bâtiments, elle y associe une approche comparative avec les réalisations nationales, les modèles graphiques et les traités "rustiques" contemporains (Androuet du Cerceau, Estienne, Liéhault, Serres), qui proposent souvent des usages déjà répandus. Il permet non seulement de comprendre le fonctionnement, les particularismes et l'évolution des manoirs haut-normands entre 1450 et i600, mais il révèle aussi une capacité des architectes oeuvrant dans la province à innover, avec l'apparition précoce du plan double en profondeur, du vestibule à l'antique ou encore de la fenêtre à meneau en bois, expérimentations qui, en raison des guerres civiles, ne seront pleinement exploitées qu'au siècle suivant. Après l'étude pionnière sur Le Manoir en Bretagne, 1380.1600 (Inventaire général, Paris, 1993), ce livre offre un nouveau point de comparaison solide pour d'autres études régionales des " maisons aux champs " de la noblesse française.
A travers une galerie de portraits de traducteurs et traductrices ayant exercé entre 1940 et 1944, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur la vie littéraire durant la seconde guerre mondiale. Traduire, comme écrire, sous la botte de l'occupant nazi, c'est résister ou collaborer. Ce livre explore les trajectoires individuelles et le travail de ces médiateurs, "acteurs invisibles de la littérature". Quelle est leur place ? Dans quel contexte évoluent-t-ils ? Quel est leur rôle ? Hélène Bokanowski, Maurice Betz, Pierre Darmangeat, Paul de Man ou encore Jean Wahl : ces portraits saisissent la traduction sous plusieurs aspects : biographique, historique, sociologique, historique, éditorial et théorique. En s'appuyant sur des archives privées inédites, cet ouvrage constitue un apport précieux aux études sur la vie littéraire francophone en temps de guerre. Avec les contributions de Lucile Arnoux-Famoux, Albrecht Betz, Stéphanie Braendli, Pauline Giocanti, Yanno Guo, Sylvie Humbert-Mougin, Alexis Tautou, Hubert Roland, Thomas Vuong.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.