Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Patienter, clignoter, survivre
Oyehaug Gunnhild
MERCURE DE FRAN
23,80 €
Épuisé
EAN :9782715253414
Cette première nuit dans le lit de Kåre, Sigrid s'est sentie plus étrangère que jamais... Puis elle a repensé à cette fille perdue dans la forêt et retrouvée uniquement parce qu'elle avait utilisé la lumière de son téléphone portable pour signaler sa présence. Il ne lui restait qu'un peu de batterie, juste assez pour éclairer l'écran et quand un hélicoptère a atteint enfin l'endroit où elle se trouvait en patientant tranquillement, elle l'a fait clignoter... Voilà, se dit alors Sigrid, c'est exactement ce que je vais faire : patienter, clignoter, survivre... Parce qu'elle vient d'être quittée par Magnus qu'elle aime mais qui est tombé amoureux d'Elida, qui, elle, n'a jamais oublié Viggo, Sigrid entame une relation chaotique avec Kåre, tout récemment séparé de Wanda, qu'il n'arrive pas à oublier. Trine quant à elle a été plaquée par Knut. Quant à Robert, il aime Linnea, qui, elle, pense à Göran sachant qu'il ne quittera jamais sa femme pour elle... Ainsi va la ronde des rencontres, et des amours et des désamours, entre Norvège, Danemark et Suède — avec un crochet par Prague — où chacune, chacun tente plus ou moins patiemment de trouver sa vraie place et de survivre. Seulement voilà, les choses dérapent souvent...
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
L?objectif de ce volume est de réunir fiction, essais, correspondances et « vie et ?uvre » afin de parvenir à une confrontation en miroir entre réel et transfiguration par l?écriture. Ici, Karen Blixen, mise à nu entre adversité et sublimation, apparaît telle qu?on ne l?avait jamais donnée à voir. En 1914, Karen Blixen arrive vers 1914 à Mombasa, au Kenya, pour se lancer avec son époux Bror dans l?exploitation du café. Karen est littéralement envoûtée par l?Afrique. Mais rien ne va marcher comme prévu : Bror ne connaît rien à l?agriculture, encore moins au café, et préfère de loin les safaris au travail de la ferme. Pire, il transmet à Karen la syphilis qu?il a contractée avec les femmes Massaïs. Divorce, tentative courageuse, mais vaine de poursuivre seule l?exploitation qui se révèle un gouffre sans fond, emprunts colossaux auprès de sa famille, et pour finir faillite et retour humiliant au Danemark? De cette mise en regard entre la magie et le sordide, entre ce qui sera ravagé et l?indestructible, surgit, au-delà de l??uvre littéraire, le portrait, non seulement d?une femme, mais de toute une famille, aussi complexe que passionnée.
Résumé : Après une catastrophe non déterminée, des milliers de personnes ont été contraintes d'abandonner leur maison et de se mettre en marche pour une destination plus paisible. Un jeune homme de dix-sept ans est parvenu à s'extirper du flot des déplacés. Il marche désormais seul, en quête du Nord, cette région familière où il espère retrouver quelques âmes connues et un semblant d'hospitalité. En chemin, il rencontre un garçon plus jeune qui va l'accompagner dans son périple. Entre ces enfants tous deux porteurs d'un secret va s'établir une forme de compréhension, de complicité particulièrement précieuse en ces temps hostiles. Dans ce roman intense, Merethe Lindstrom s'empare des traumas et d'un sentiment de désorientation généralisé faisant écho aux divers drames actuels pour nous offrir une fable particulièrement bouleversante.
Résumé : Le Hills est d'un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d'hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d'Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n'est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s'entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d'être portés à la bouche. Tout est à sa place, l'ordre est immuable. Jusqu'au jour où un vent de changement s'engouffre dans le sillage d'une belle jeune femme qui prend place, l'air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d'enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe - et l'équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. Avec un sens aigu du portrait et de la scène, Matias Faldbakken livre dans ce délicieux huis-clos une allégorie de notre temps qui ménage autant de moments poignants que d'hilarité, et distille une nostalgie contagieuse qui vous donnera envie à votre tour de pousser la porte du Hills et de vous y attabler pour observer la marche du monde en écoutant le vieux Johansen jouer un air mélancolique.
Île est un voyage poétique où s?entrecroisent les générations. Nous découvrons l?histoire d?une jeune femme, danoise par son père et féroïenne par sa mère, qui rend visite à sa famille maternelle sur la trace de ses ancêtres. Elle fait partie de la troisième génération d?immigrés, celle qui est « à moitié chez elle dans son pays, à moitié chez elle dans son langage », une narratrice partagée entre le Danemark où elle vit et les Îles Féroé où se trouvent ses racines. En parallèle, nous découvrons le récit fondateur de sa famille et la traversée effectuée par sa grand-mère pour rejoindre son mari désormais installé à Copenhague. Afin de trouver du travail et bâtir un foyer sur le continent, ils ont laissé derrière eux leur vie insulaire et une partie de leur âme. Nous sommes dans les années 30 et la Guerre va éclater, le couple ainsi que leur fille, la mère de la narratrice, se retrouvent alors du mauvais côté de l?Histoire?Entre mythes familiaux et nationaux, ce roman de l?entre-deux explore la question des origines ainsi que de l?héritage. En faisant alterner l?histoire des grands-parents de la narratrice et la quête identitaire de celle-ci, Siri Ranva Hjelm Jacobsen compose un premier roman d?une grâce bouleversante. Sa plume nous emporte dans un univers fabuleux où les maisons soutiennent les montagnes et où les pierres bourdonnent lorsqu?on les touche. Un merveilleux voyage aux Îles Féroé et dans l?intimité d?une jeune femme partagée entre deux cultures. « Siri Ranva Hjelm Jacobsen fait partie des rares auteurs qui parviennent à créer de la magie à partir de presque rien. Elle saisit ce qui est vague et incompréhensible, l?inoubliable qui respire entre les mots, entre les personnages et les générations. Elle saisit ce qu?il y a de plus beau et de plus douloureux : la nostalgie du temps. Il ne s?agit pas d?une petite prouesse, mais d?un triomphe. » Jón Kalman StefánssonTraduit du danois par Andreas Saint BonnetNotes Biographiques : Née en 1980, Siri Ranva Hjelm Jacobsen a grandi au Danemark dans une famille originaire des Îles Féroé. Après ses études, elle se consacre à l?écriture et collabore avec plusieurs magazines. Son premier roman, Île, a créé l?événement en Scandinavie à sa sortie, encensé par les plus grands auteurs nordiques comme Jón Kalman Stefánsson ou encore Jon Fosse.