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Formes et expériences temporelles. Dans le cinéma de Kira Mouratova, Andreï Tarkovski et Andreï Zvia
Ovtchinnikova Macha ; Zvonkine Eugénie
MIMESIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9788869763809
Une quête esthétique commune semble unir les cinéastes aussi différents qu'Andreï Tarkovski, Kira Mouratova et Andreï Zviaguintsev : l'élaboration d'une image cinématographique modelée par le temps autant dans sa matérialité filmique que dans sa puissance métaphorique. Au coeur de cette quête, la notion de kinoobraz, théorisée par Andreï Tarkovski et traduite par "image cinématographique" . En s'appuyant sur l'héritage théorique du terme - dans la théologie des icônes orthodoxes, dans l'art soviétique et les théories du figural - l'analyse comparée des films de Tarkovski, Mouratova et Zviaguintsev apparaît comme un lieu d'expérimentation. La mise à l'épreuve du kinoobraz permet d'explorer la spécificité temporelle de la matière filmique et du dispositif cinématographique. Macha Ovtchinnikova est maîtresse de conférences en esthétique du cinéma contemporain à l'Université de Strasbourg. Diplômée de l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, elle a publié La révélation du temps par les figures sonores dans les films d'Andreï Tarkovski et d'Andreï Zviaguintsev en 2014 et a co-dirigé le numéro de la revue Tétrade "Andreï Tarkovski : nouvelles perspectives comparatives" . Macha Ovtchinnikova est également scénariste et réalisatrice.
Kobryn Olga ; Ovtchinnikova Macha ; Zvonkine Eugén
Chantal Akerman est une cinéaste radicale et complète. Des films de fiction et essais documentaires aux installations d'images en mouvement, son art est celui d'une intrépide expérimentation formelle. Cette esthétique du geste expérimental a pour départ un engagement éthique fort. A l'encontre de tout voyeurisme, d'un regard opposé à un autre, Akerman accueille l'autre à l'intérieur de son propre "logis" , le loge au sein de sa propre intimité. Le travail sur l'intime du point de vue des expressions formelles, visuelles et sonores, devient un espace possible à partager et à vivre en commun. Ainsi les notions d'intérieur et d'intériorité sont intimement liées dans l'oeuvre d'Akerman à la notion de passage : passages d'un extérieur fixe à une mobilité interne mitigée, d'un espace public à l'espace intime, d'une neutralité factice du cadre aux bouleversements profonds des corps. Le passage du film à l'installation est caractérisé par la même perméabilité des frontières. Comment habiter un espace, l'investir de soi tout en préservant aussi bien sa propre intimité que celle de l'espace lui-même, et celle de l'Autre - d'une autre identité, que ce soit la mère de la réalisatrice dans son dernier film No Home Movie (2015) ou encore ses personnages : de Jeanne Dielman à ceux de Je, tu, il, elle (1974), Toute une nuit (1982) et Histoires d'Amérique (1989) ?
Facile! Tout le monde connaît. Mais savez-vous dire en russe: "Je n'en ai pas le coeur", ou encore "tourner comme un ours en cage"? Pas vraiment? En tout cas, vous sentez qu'une traduction littérale n'est pas forcément possible. Un index des mots-clés vous donne la réponse: coeur se trouve dans la première partie au n° 22, ours dans la deuxième partie au n° 32. Alors, si le coeur vous en dit, voici plus de 1 000 expressions françaises accompagnées de leur équivalent russe en regard pour apprendre, revoir et maîtriser le russe en un clin d'oeil. Alors, allez-y la tête la première, et prenez le russe par lescornes!
Du tac au tac s'adresse aux lycéens, aux étudiants, aux adultes et faux grands-débutants qui possèdent déjà un vocabulaire le plus souvent mal assimilé. - Du tac au tac, ce sont 1325 phrases brèves prêtes à l'emploi, utilisables telles quelles dans de nombreuses situations. - Du tac au tac : un outil pour rafraîchir et activer la connaissance des mots les plus fréquents de la langue courant>
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?
Nanni Moretti est l'auteur italien qui, mieux que ses contemporains, a su lire et percevoir les égarements du présent, en représenter les fractures, en restituer les masques aussi bien privés que publics. De Io sono un autoarchico à Mia madre, le cinéma de Moretti a mis en images la radicalité d'une crise existentielle d'un sujet névrotique et fourvoyé, perdu, présent au monde à l'aide de déguisements idiosyncrasiques qui le placent, souvent, sous le signe du grotesque. En restituant son rapport lumineux à l'actualité, cet essai explore avec un regard singulier l'oeuvre du grand cinéaste italien. D'un cinéma, celui de Moretti, qui fusionne le comique et le tragique et nous restitue sans cesse un présent inquiet, non-résolu, douloureux ; un présent qu'il continue de traverser pour nous aider à nous y retrouver.