Dans ce récit personnel, l’autrice revient sur ces 4 années de grève et sur ce que ça a changé pour elle, tant dans la ré-appropriation de son corps que pour la remise en question du système. Sans être un manuel, ni un essai, ni un manifeste, “La chair est triste hélas” est un livre de ressentis et de réflexions personnelles capables de toucher et de résonner avec pas mal de monde. Un texte très chouette pour son honnêteté franche et crue ainsi que pour sa radicalité.
Une oeuvre coup de poing contre les diktats du sexe. Ce livre est la confession intime d'une femme qui a décidé de ne plus avoir de relations sexuelles. Au fil des pages, écrites dans un souffle, et dont chaque ligne porte le poids d'une colère longtemps contenue, elle raconte ce jour où elle n'a plus été capable de partager son lit avec qui que ce soit. Entre lassitude face à la répétition des mêmes scénarios érotiques et refus général de céder aux injonctions faites aux femmes, la narratrice s'octroie alors le droit de se tenir désormais éloignée de la sexualité. Une étape qui l'amène à revisiter certaines anecdotes marquantes de son existence, bouleversant le regard qu'elle porte aujourd'hui sur son parcours de femme, mais aussi sur les relations sociales formatées par une culture hétérocentrée. Un texte sans concession, toujours sincère et poignant, qui n'épargne ni les hommes ni les femmes, ni l'autrice elle-même, et ne laisse personne indifférent. "Ovidie livre un texte électrisant, tout en même temps intime et corrosif, dans lequel elle raconte la trajectoire qui l'a amenée à s'extraire de la sexualité hétérosexuelle depuis quatre ans". Mademoizelle Presse Autrice, réalisatrice et documentariste, Ovidie est spécialiste de l'intime et du rapport au corps. Elle a notamment réalisé La` ou` les putains n'existent pas (2018), Tu enfanteras dans la douleur (2019), la série Libres sur ARTE, adaptée de sa BD éponyme publiée avec Diglee, et a remporté un Emmy Award pour sa série Des gens bien ordinaires (2022).
Résumé : Ce guide est le premier à dévoiler les secrets et les techniques des tournages de films porno. De plus en plus nombreuses sont les personnes à posséder une caméra numérique et à la manier sans difficulté : pourquoi ne pas l'utiliser afin de pimenter ses ébats et d'ajouter un peu de fantaisie dans son couple ? Seuls ou entre amis consentants, les apprentis réalisateurs apprendront grâce à cet ouvrage les méthodes des professionnels du X. Ovidie révèle en effet ici tous les trucs, les détails techniques, les positions, les scénarios, les recettes et les combines qu'elle a elle-même expérimentés.
Dans ce deuxième volet de son travail avec Hugo, Ovidie se donne sans retenue à ses différents partenaires. Un ouvrage délibérément porno et artistique! Format: 165X230 ? cartonné - 274 photos couleurs ? 176 pages
Hardeur, hardeuse" : le mot ne devrait pas tarder à entrer dans le dictionnaire. Il désigne les travailleurs du sexe qui officient dans le cinéma pornographique. Fière de l'être, Ovidie est une jeune "hardeuse" ; par choix, annonce-t-elle, puisqu'elle n'a pas connu la misère financière ou affective et qu'elle ne se considère pas comme une "nymphomane furieuse". À 21 ans, elle a déjà tourné dans près de quarante films et s'est essayée à deux réalisations. Avec HPG qui sort L'Autobiographie d'un hardeur et Raffaëla Anderson qui a signé Hard, on constate dans le milieu du X un vent de libéralisation et de contestation. Le territoire du porno qui était confiné dans le privé et le caché tient désormais à s'afficher publiquement. Mieux, le porno revendique un droit à la reconnaissance, s'achète une vertu. Contre l'idée que le porno pervertit les m?urs et souille les âmes, la voix d'Ovide veut faire entendre que le porno est un moyen d'avoir "une image aussi positive et aussi forte de son propre corps et de son propre sexe". Ce Porno manifesto n'est pas un éloge libertaire du cul, c'est davantage un essai ? pas toujours très convaincant, il faut bien l'avouer ? de penser le sexe autrement. Ovidie applique le raisonnement marxiste à la cause du sexe : il ne faut pas changer le monde mais son rapport au monde, il ne faut pas changer le sexe mais son rapport au sexe. Et Ovidie de prôner une nouvelle culture du "féminisme pro-sexe" qui s'inscrit dans la lignée d'un nouveau militantisme en rupture complète avec l'ancien féminisme qui se positionnait, selon elle, "en gendarme, garant des bonnes m?urs et de l'idéologie dominante". Plus que jamais, ces individus, hommes ou femmes, revendiquent le droit de disposer de leur corps comme ils l'entendent. Et tant pis pour la morale publique. Ainsi, on apprendra que prendre la pilule, c'est déresponsabiliser les hommes mais que "le fist-fucking peut être un acte très doux intégré dans le rapport amoureux". Si c'est Ovidie qui le dit... --Denis Gombert
Résumé : En dix ans, l'humanité a regardé l'équivalent de 1,2 million d'années de vidéos pornographiques. 95 % de cette consommation passent par des sites de streaming gratuits détenus par des compagnies offshore aux pratiques obscures. Jamais l'accès au porno n'aura été aussi facile des millions de contenus piratés sont à disposition de façon permanente, sans restriction d'âge, sans aucune forme de contrôle quant à la violence des contenus diffusés. La gratuité combinée à l'immédiateté du streaming fait de ces sites un moyen prisé pour accéder aux images explicites, tant par les adultes que... par les mineurs. C'est pourquoi nous devons nous réapproprier le sujet, sans panique morale ni désir de censure, mais sans minimiser non plus l'influence de la porn culture. Il est temps pour nous tous d'en comprendre les rouages, de connaître ses moyens de diffusion, de la décoder et d'en évaluer l'impact sur notre rapport au corps et à l'Autre.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Cet essai féministe fait ouvrir les yeux sur bon nombre de comportements parfois très stéréotypés au sein du couple. Que l'on soit femme ou (future) mère, ce livre nous montre les dérives de la société actuelle et les rôles de genre internalisés de part le patriarcat. Avis aux messieurs, ce livre vous concerne également pour une égalité et une paix du ménage !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Résumé : Quel est le but ultime du féminisme ? Les femmes se battent-elles pour l'égalité ou pour la liberté ? Emma Goldman, anarchiste russe née en 1869, développe une pensée féministe incroyablement contemporaine dans deux conférences méconnues en France : "Woman suffrage" ["Le Droit de vote des femmes"] et "The Tragedy of Woman's Emancipation" ["La Tragédie de l'émancipation féminine"], au cours desquelles elle rappelle que le but du combat féministe ne doit pas être seulement l'égalité formelle mais bien la liberté réelle : la liberté pour chaque femme de vivre une vie choisie, sans avoir à payer, par une vie de solitude et d'inconfort, le prix de ce combat et de ce choix, et sans avoir à renier ses désirs profonds (vie amoureuse, désir d'enfants, maternité, sexualité heureuse, etc.). Une pensée lumineuse et profondément humaniste, traduite et préfacée par Thibaut de Saint Maurice, chroniqueur de la " Petite philo du Quotidien " dans l'émission "Grand bien vous fasse" sur France Inter. Dans le même format que "La liberté d'être libre" de Hannah Arendt.
Pinkola Estés Clarissa ; Girod Marie-France ; Ross
La Grande Femme, la Nuestra Senora, la Mère compatissante... ainsi nomme-t-on de par le monde la Vierge Marie. Pour Clarissa Pinkola-Estés, c'est Notre Dame de la Guadalupe, qui au XVIe siècle apparut à Juan Diego, un Aztèque depuis peu baptisé. L?image de la Vierge revêtue d?un manteau couvert d?or s?imprégna sur sa modeste cape de berger. Elle est devenue une figure emblématique du Mexique. Derrière la ferveur populaire nous apparaît l'autre visage de « la Mère » toute-puissante, la Grande Mère que nous, les humains, cherchons « depuis que nous sommes sortis de la brume », et qui nous relie, à travers les siècles, aux déesses-mères fondatrices. L?auteur de Femmes qui courent avec les loups appelle à libérer en chacun de nous la « femme puissante », la guerrière protectrice de la Vie, qui inspire nos plus hautes actions de compassion. Ce texte plein d'amour, hymne à la figure mariale, ancré dans une foi profonde, est transcendé par une écriture poétique, un ton chaleureux et altruiste.