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Le fait religieux, notamment le miracle, chez Zola. Foi et raison
Ouvrard Pierre
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782747527385
Pierre Ouvrard est né à Roussay (49) en 1928, ordonné prêtre en 1953. II a fait des études de Lettres à l'Université Catholique de l'Ouest à Angers. Après un long service dans l'enseignement secondaire, il a été nommé Vice-recteur puis Recteur de l'Université Catholique de l'Ouest à Angers. Il a publié Zola et le prêtre, Paris, Beauchesne, 1986 et Aux sources de Paul Claudel, éd. Siloê, 1994. Dans ses " notes de voyage à Lourdes ", Zola rapporte un souvenir qui éclaire l'état d'esprit de l'écrivain devant le dilemme foi/raison. Au cours d'une visite au Bureau des Constatations Médicales, Zola se dit choqué par " l'extraordinaire conversation des croyants. Ils parlent des guérisons, des miracles avec une tranquillité inouïe (...). Encore un miracle, et ils racontent des histoires à dormir debout (...) sans la moindre protestation de leur raison ". Zola ajoute qu'il ne s'agit pas de " crétins ", d' " illettrés ", il y a là des médecins qu'il connaît et estime. " Et c'est ce qui a fini par me jeter dans un malaise, dans une sourde colère qui aurait fini par me faire éclater. j'imagine que les gens qui finissent par se convertir doivent passer par cet état, avant le naufrage définitif de leur raison, de leur besoin d'examen. A prendre pour mon médecin " (Voyage p. 440). Dans le roman, en effet, Zola refait la scène et reprend certaines phrases mot pour mot : l'abbé Froment éprouve le même malaise que Zola avait analysé sur lui-même ; le docteur Chassaigne est le type du savant qui a quitté les certitudes de la raison pour s'abandonner à la " foi aveugle " ; attitude caricaturée dans l'attitude d'un secrétaire du B.C.M. : " se jeter par terre, baiser la terre et croire. Ou bien s'en aller. Il n'y avait pas de compromis " (ibid. p. 215). Est-ce bien sûr ? Ne serait-il pas plus raisonnable ", plutôt que de ne poser le problème qu'en termes d'exclusion, d'écouter le conseil de Pascal : " Deux excès : exclure la raison ; n'admettre que la raison ". En effet, ne pas tenir compte du rôle de la raison dans la réflexion sur les motifs de croire, cela ne respecte ni la foi, ni la raison, et l'on risque de tomber dans la crédulité ; d'autre part, n'admettre comme vérité que celle filtrée par l'expérimentation scientifique n'est-ce pas appauvrir la raison et la pensée humaines ?
Résumé : Comment profiter des mutations actuelles ? Comment concilier efficacité économique et innovation sociale ? Comment saisir les opportunités issues des NBIC ? Qu'est-ce qu'un management fondé sur la confiance et la responsabilité ? Comment réinventer l'entreprise de l'intérieur ? Autant de questions sur lesquelles une cinquantaine d?"experts" Apm (Association Progrès du Management) se penchent dans cet ouvrage. Chefs d'entreprise, universitaires, économistes, philosophes, managers, journalistes... Tous livrent leurs analyses, pistes de réflexion et d'action vers un nouveau mode de management. Théorie et pratique - grâce à des "repères pour l'action" - cohabitent dans ce livre riche et foisonnant qui renouvellera votre vision du management !
Josquin Despez ne nous a pas laissé d'écrits théoriques, mais il fut l'un des principaux artisans de cette formidable révolution qui devait définir de nouveaux rapports entre le support littéraire et la musique, et qui, de fait, soumettait cette dernière à la logique et aux lois du discours. Ce n'est qu'au début du XXe siècle que les compositeurs ont commencé à s'affranchir de cette conception déterminante, qui a façonné notre musique pendant plus de trois siècles. L'oeuvre de Josquin est vaste, profonde, riche et limpide : cet ouvrage devrait permettre de mieux la connaître, et, surtout, de la pratiquer davantage.
Je souhaite que ces pages soient proposées en vue d'une publication aux Editions Beauchesne. Le titre doit être : "Nos promesses encloses" . Ces mots sont pris d'un poème que Jeanne et Annie chantaient devant moi sous le préau de l'Ecole de Saint-Priest Taurion un soir d'été... : Le bel anneau d'argent que vous m'avez donné Garde en son cercle étroit nos promesses encloses De tant de souvenirs receleur obstiné Lui seul m'a consolé dans mes heures moroses Je veux qu'il brille encore en mon doigt décharné Le bel anneau d'argent que vous m'avez donné. Ce souhait d'Aimé Forest a été réalisé avec l'accord de tous ses enfants et nous apporte des souvenirs, une méditation, pleins de tendresse et de grande spiritualité.
Première grande étude historique et critique qu'ait suscitée la figure du prêtre dans les trois cycles romanesques de Zola" , écrit Henri Mitterand dans sa Préface. "Une enquête aussi approfondie ne pouvait sans doute être menée, si j'ose dire, que de l'intérieur de l'Eglise, à la condition qu'elle bénéficie aussi des connaissances et de l'objectivité d'un historien des textes et des idées. Pierre Ouvrard réunit les deux compétences. Il peut ainsi, en toute sérénité, creuser la distance irrémédiable qui sépare Zola de la religion chrétienne de son temps" dit encore H. Mitterand. Plus qu'un romancier, Zola est aussi un témoin. Sans concession mais sans parti pris, l'auteur engage donc une sorte de dialogue avec lui : n'était-il pas passionnant pour un prêtre de chercher à savoir ce que Zola pense du prêtre et pourquoi il est tant obsédé par ce personnage ? Le livre intéressera bien entendu les lecteurs de Zola en mettant en lumière un thème jusqu'ici peu étudié dans son oeuvre, et même une partie de son oeuvre moins connue, comme les "Trois Villes" par exemple. Il intéressera aussi tous ceux qui cherchent à percevoir, à travers les polémiques religieuses du XIXe siècle, des éléments pour comprendre certains problèmes de notre temps. Né à Roussay (Maine-et-Loire) en 1928, ordonné prêtre en 1953. Etudes de Lettres à l'Université catholique de l'Ouest à Angers. Professeur dans l'enseignement secondaire, puis directeur d'établissement, Vice-Recteur de l'Université Catholique de l'Ouest, Mgr OUVRARD en est devenu Recteur en 1985.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.