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LES COQUELICOTS DE L'ORIENTAL. Chronique d'une famille berbère marocaine
Oussaïd Brick
LA DECOUVERTE
10,98 €
Épuisé
EAN :9782707114372
L'oriental, c'est la région de hautes plaines, à l'Est du Maroc, qui s'étend du Moyen Atlas à la frontière algérienne. C'est là que l'auteur est né sous la tente familiale " en 1949 ou 1950 ". Les coquelicots, ce sont ceux dont il était chargé d'aller cueillir les boutons. Sa mère les faisait cuire au beurre et il garde encore le souvenir de ce plat délicieux. Aujourd'hui ingénieur, Brick Oussaïd nous raconte son enfance, son difficile apprentissage de la langue arabe, les innombrables épreuves quotidiennes d'une poignée d'individus pauvres dans une région aride, ses efforts pour s'instruire et parvenir à aider enfin les siens à sortir du dénuement. Dans un style extrêmement dépouillé, il reconstitue le paysage, les saveurs et les senteurs qui ont marqué ses premières années, le contact vivifiant avec la nature parfois hostile, mais toujours prétexte à évasion, les événements qui font l'histoire de " sa " vallée. Mieux que toute enquête sociologique, ce récit nous fait entrer dans une communauté mal connue où le mieux que l'on puisse rêver est de vivre dignement sa misère.
Alors, le ciel prit soudain une autre couleur, celle du danger, et le voyage un autre goût, celui du sang. Désormais, la mission était frappée du sceau de la terreur. Un quart d'heure plus tard, notre voiture roulait vers l'inconnu. Le paysage était féerique, irréel, des barrages militaires étaient dressés tous les cinq kilomètres, et les soldats, de jeunes recrues, vérifiaient, avec zèle, les rares véhicules qui s'aventuraient dans ces contrées perdues, oubliées de Dieu et des hommes. Leur présence nous rassurait, mais la fatigue commença à préparer son lit. J'étais sous l'emprise d'une extrême tension nerveuse, surtout après les confidences de Kader. La route défilait paresseuse, ses virages nous narguant et le paysage, indifférent à notre présence.
Résumé : Elles ont fait la renommée du ballon rond à travers les décennies. Qu'elles soient européennes, sud-américaines, asiatiques ou africaines, ces équipes de légende ont marqué leur époque de leur empreinte. A travers l'oeil des experts, le récit des épopées et des matchs référence, le rappel des palmarès et de l'équipe-type et des meilleures anecdotes, Onze Mondial vous remémore ces équipes inoubliables. Du Real Madrid d'Alfredo Di Stéfano dans les années 1950 au FC Barcelone de Pep Guardiola dans les années 2010, en passant par l'Ajax de Johan Cruyff durant les seventies ou le Boca Juniors de Carlos Bianchi à l'entrée du nouveau millénaire, aucune formation mythique ne manque à l'appel.
20 ans après, j'ai tenu ma promesse "Poèmes de ma schizophrénie" est un recueil de poèmes écrit par Karim Oussadi dans les années 1980/1990. C'est sa fille, Thanina qui nous les livre avec beaucoup de pudeur et de tendresse pour ce papa tant aimé. Elle mit 20 ans pour franchir le pas ... le temps du deuil et de la reconstruction. Dans ces poèmes, l'auteur se livre sans fard et l'on sent toute la complexité et toute la difficulté de vivre de cet homme de lettre, érudit, épris de liberté, dans une Algérie traditionnelle et conservatrice. On y retrouve les thèmes universels de la liberté, de la vérité et de l'amour qui prennent ici tout leur sens, sous la plume d‘un homme dont on refusait d‘entendre le désir de liberté. Espoir me faisant frémir Ce n'est rien que toi ma frêle Et moi, aimant trop écrire J'ai cru bien me faire des aile
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.