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Ousmane Sow
Monnin Françoise ; Soulé Béatrice
IDES CALENDES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782825802571
Voilà 30 ans qu'Ousmane Sow a délaissé son premier métier, la kinésithérapie, pour devenir le fameux sculpteur figuratif que l'Institut de France a reçu sous la coupole en décembre 2013. Premier artiste africain siégeant à l'Académie des beaux-arts depuis sa création, il n'en demeure pas moins un des artistes les plus populaires dans le monde. Du Japon aux Etats-Unis en passant par la Passerelle des arts, à Paris, en 1999, ses expositions déplacent des millions de visiteurs, enthousiasmés par l'allure vive et puissante des oeuvres. Consacrées à des ethnies africaines ancestrales mais menacées - Noubas, Masaïs ou Zoulous - dans un premier temps, ces oeuvres ont ensuite célébré les Indiens d'Amérique du Nord, puis de Grands Hommes. Les portraits monumentaux que l'artiste a faits de Nelson Mandela, de Toussaint Louverture, de Victor Hugo ou du Général de Gaulle, ont pris place désormais dans des lieux publics abondamment fréquentés. Et une plus récente série de portraits, consacrée à des êtres anonymes, emblématiques et intemporels, suit actuellement son cours. L'émigré trône sur une place publique à Genève, L'homme et l'enfant, à Besançon. Autant d'oeuvres qui démontrent que l'art figuratif n'a pas dit son dernier mot. Et que l'on peut, au XXIe siècle plus que jamais, représenter les meilleurs des Hommes pour dire combien le monde a besoin de héros. Nourri de conversations avec l'artiste - qui se sont déroulées depuis 1999 - cet ouvrage en raconte l'histoire originale. Présentant ses oeuvres essentielles, il raconte aussi le parcours du sculpteur, évoque son charisme exceptionnel, dévoile ses techniques de travail et ses inventions. Ce livre démontre par ailleurs combien il est possible d'imposer une oeuvre, et une vision du monde, à contre-courant des modes et des diktats des institutions.
COMME UN CARNET DE ROUTE ENTRE PARIS ET PONDICHERY, CARNET D'ATELIER ET DE VOYAGE, CET OUVRAGE MET EN LUMIERES LES OEUVRES DE L'ARTISTE, DEPUIS SES TRES GRANDS FORMATS A L'HUILE JUSQU'A SES DESSINS SUR PAPIER. Y SERONT PRESENTES A LA FOIS SES TRAVAUX HISTORIQUES ET SES CREATIONS LES PLUS RECENTES.
Cet ouvrage raconte l'incroyable épopée d'une création absolument autodidacte, dont les auteurs furent considérés tour à tour comme des fous illuminés, des originaux débridés et, finalement, des artistes à part entière, qui inspirent nombre de créateurs actuels. Longtemps ignorée, nommée "art brut" par Jean Dubuffet en 1945, elle prend aujourd'hui le chemin de la reconnaissance : des dessins, peintures, sculptures, assemblages, photographies, broderies réalisés par "des personnes indemnes de culture artistique" sont désormais exposés dans des lieux institutionnels : le LAM à Villeneuve d'Ascq, la Collection de l'art brut à Lausanne, la Halle Saint-Pierre à Paris... Tout en s'attachant à préciser et définir ce que recouvre l'appellation "art brut", ce livre présente des artistes essentiels ou emblématiques en les regroupant selon des catégories, déterminées par les styles et les méthodes de travail : visions, bricolages, écritures, architectures, univers imaginaires ou symboliques. Aussi importante que la reconnaissance des arts premiers, celle de l'art brut constitue un apport essentiel à l'histoire de la modernité.
L'oeuvre dramaturgique d'Aimé Césaire (1913-2008) tient en une trilogie (à laquelle on peut ajouter Et les Chiens se taisent, son premier essai d'écriture scénique, qu'il désignait sous le terme d'oratorio). Mais il est parvenu, en faisant une moisson inégalée d'images flamboyantes, à exposer dans ces trois textes les moments primordiaux de l'histoire du peuple noir : la libération de l'esclavage et un pays à créer dans La Tragédie du roi Christophe, la difficile accession à l'indépendance et le caractère impitoyable du néo-colonialisme dans Une Saison au Congo et la réalité du racisme et de la ségrégation dans Une Tempête. Cette trilogie constitue comme la tête de lecture de l'oeuvre entière de Césaire en permettant d'interpréter à leur juste valeur les autres textes majeurs – d'une indéniable théâtralité – tels que Cahier d'un retour au pays natal ou Discours sur le colonialisme. Elle se présente surtout comme " la poésie mise à la portée du peuple ", selon le voeu de l'auteur. Ce livre s'efforce de mettre en évidence l'étonnante actualité, à portée universelle, de ces démonstrations qui sont comme autant de témoignages toujours à méditer.
C'est à Barbizon, petit village situé à l'orée de la forêt de Fontainebleau, qu'allait s'épanouir au XIXe siècle un art essentiellement nouveau en France: le paysage. L'essor prodigieux du pleinairisme et le triomphe de l'impressionnisme ont longtemps rejeté dans l'ombre ceux qui en furent les précurseurs. Ce sont les peintres de Barbizon qui affranchirent définitivement le paysage des paralysantes conventions académiques. Jean Bouret, écrivain et éminent critique d'art, est l'auteur d'ouvrages consacrés notamment à Degas, Picasso, Toulouse-Lautrec ou encore Le Douanier Rousseau, Dans cet ouvrage abondamment illustré, il retrace l'histoire de ce groupe de peintres qui, longtemps décriés pour leurs audaces, finirent par faire école. Situant les peintres dans le contexte politique, social et artistique de leur temps, il dresse le bilan de ce qui fit l'originalité de ce grand mouvement de révolte et de libération. Finalement, en rappelant la postérité directe et indirecte de Barbizon, et le retentissement international de sa "mystique", l'auteur souligne l'importance capitale de ce mouvement dans l'évolution de l'art moderne.
Ce livre, l'un des rares en français consacrés à cet auteur majeur, aborde les grandeurs et les secrets d'une oeuvre qui ne cesse de résonner dans le monde d'aujourd'hui, abandonnant derrière elle la petite musique d'une fascinante mélancolie. Le 1er juin 1938, une tempête s'abat sur Paris, faisant une victime : Ödön von Horváth, né 37 ans plus tôt, tué par une branche que le vent arrache alors qu'il sort d'un cinéma. La fin tragique de cet écrivain fauché en plein élan est à l'image de textes qui ne cessent de nous interroger et dont les titres semblent à eux seuls une profession de foi poétique : Casimir et Caroline, Légendes de la forêt viennoise, Foi amour espérance, Don Juan revient de la guerre, Nuit italienne... Enfant de la Mitteleuropa, attaché à sa langue comme à une patrie, Horváth assiste avec stupeur à la montée des nationalismes et des extrémismes, lui pour qui le dialogue est sans doute l'essence de l'humanité. C'est par l'écriture en général, par le théâtre surtout qu'il témoigne des injustices, des scandales, des lâchetés, mais aussi des beautés qu'il découvre. Son oeuvre, à nulle autre comparable, est faite de fulgurances poétiques, d'ambiances et de mouvements, de lumières et de couleurs. Développant un art du fragment et de la fresque dramatique, il dessine le destin d'êtres, de femmes en particulier, saisis dans les convulsions d'une société déboussolée : celle de l'Europe qui vacille au bord de toutes les abîmes.