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Volodia
Ourednik André
LA BACONNIERE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782889601127
Qui n'a jamais souhaité malheur à un individu détestable ? Les candidats à nos fantasmes ne manquent certes pas, mais il en un qui est tout désigné : un dictateur paranoïaque imbu de lui-même qui envahit le pays voisin au nom d'une obscurs idée de grandeur géo-historique. Pour déterminer quelle serait la meilleure mise à mort de Volodia, quatre scénarios sont testés puis débattus par un panel de scientifiques : dans un labyrinthe souterrain ; dans une étrange tour d'ivoire ; dans un aquarium géant sous les yeux de l'assemblée aux Nations unies ; et, bien sûr, dans le feu, purificateur et ancestral. Nourri de récits médiévaux obscènes, de l'anticipation brutale de Vladimir Sorokine et de l'ostalgie caustique d'Antoine Volodine, ce roman rappelle que la mise à mort est un des contes possibles face à la réalité.
Joachim Brik est un post-doctorant qui participe à la mise en ligne d'une cartographie révisée de l'Europe, dont les confins ne sont plus très clairs. Mandaté par des pontes européens, il part scanner la monumentale collection de cartes du Boyard Kraïenski à la frontière dacène. Dès l'atterrissage, le cours des événements amorce comme un glissement de terrain. En grand lecteur de littérature tchèque, André Ourednik plonge dans une littérature fantastique sans monstres, sans paranormal, et pourtant traversée d'une tenace aura d'étrangeté nimbée de relents post-apocalyptiques. Un roman à mi-chemin entre l'essai philosophique et le récit burlesque, servi par une écriture précise et incisive. Selon André Ourednik, son idéal d'écriture serait accompli s'il pouvait faire promener Bukowski dans un film de Tarkovski ou le père Ubu dans un roman de Quignard.
Résumé : Tout ce que nous avons sur faire Thanathea fut de surprendre le singe dans le miroir et en livrer un témoignage pourvu d'un sceau de crachats.
Après deux tentatives d'incendies criminels et un suicide suspect, Vilém Lebeda, respectueux inspecteur en chef d'un district d'ordinaire paisible de Prague, se lance dans une enquête. Il croise la route d'un vieil homme retraité acariâtre, Viktor Dyk. L'inspecteur découvre que Viktor a un fils à "l'esprit un peu limité", pour ne pas dire imbécile. D'obscurs souvenirs de violences subies dans son enfance hantent Dyk Junior. Il découvre également que le vieux Dykk n'est pas sans rapport avec un précédent meurtre, qui a eu lieu quarante ans auparavant et classé sans suiteClassé sans suite contient tous les ingrédients d'un thriller Mais, à l'insu des genres, le roman s'avère une parabole, une satire sociale et un jeu d'échecs.
Durant la période martienne ("Cycle obscur"), l'auteur regagne l'Angleterre avec sa femme, douée de "clairvoyance". Le contact avec l'Initié cesse soudain; ses élèves le croient mort - dure épreuve de foi et d'énergie spirituelle. Les meilleurs le reverront et seront dédommagés par un grand bonheur intime et d'inoubliables expériences mystiques. -
Ce qui frappe dès l'abord, c'est que l'homme moderne confond progrès moral et progrès technique et que le développement de la Science se poursuit dans un dangereux isolement. Le progrès éclatant des techniques n'a rien changé à l'essentiel de la condition humaine ? et n'y changera rien, parce qu'il opère dans le domaine des circonstances et ne touche que superficiellement à la vie intérieure de l'homme. Or, depuis la plus haute antiquité, on sait que l'essentiel se trouve, non pas en dehors de l'homme, mais bien en lui-même". Reposant sur la Connaissance révélée - la Gnose - située au-delà de la raison seule et de la foi simple, l'ouvrage développe, dans un langage accessible, clair et précis, la doctrine de la Tradition ésotérique issue de l'Orthodoxie orientale. Divulguée pour la première fois dans son intégralité, cette doctrine, en soi révolutionnaire, constitue un enseignement majeur pour l'homme de notre temps. Gnôsis répond à un objectif principal : contribuer à la formation de "l'homme intérieur" , évolué spirituellement qui, en pleine connaissance de lui-même, devient maître de ses actes. Pour y parvenir, l'ouvrage présente en trois tomes un enseignement complet et approfondi. Il constitue en même temps un instrument de travail incomparable : au fil des trois niveaux progressifs de développement, Gnôsis offre des clefs qui permettent d'établir en nous la distinction entre la conscience ordinaire du Moi de la Personnalité et la conscience supérieure du Moi véritable. Le présent volume approfondit tout particulièrement la structure de l'Univers et son fonctionnement au travers du système des trois octaves cosmiques, le problème de la transmutation des énergies en l'homme, la question des êtres polaires dans le cadre de la Cinquième Voie.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Résumé : Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Il tient tout entier dans l'exploration de l'angoisse de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit. Ce Journal explore aussi le rapport d'Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances. On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer. De l'effervescence intellectuelle dans laquelle elle est plongée, Pittoni tire des écrits délicats et puissants. La Baconnière a publié d'Anita Pittoni, en 2019, Confession téméraire, un recueil de proses poétiques inspirées de sa vie intime. Cette édition du Journal sera richement illustrée par une iconographie tirée de ses archives déposées à Trieste.