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Mauritanie. Chronique des sables mouvants
Ould Mohamed Abdel Kader
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343090634
En somme, la Mauritanie qui se trouve au coeur de ce débat est souvent perçue sous l'angle médiatique, notamment étranger, comme un Etat, structurellement, instable en raison de ses contradictions, fluctuantes à l'image des sables mouvants qui ont engendré la désertification progressive, devenue légendaire, de son vaste territoire. Il faut dire que les fondements, sur lesquels repose la République qui fut implantée au lendemain de l'indépendance en 1960 dans un désert mouvant dont les populations n'avaient pas su ou pu intégrer la notion d'Etat, sont devenus pour une certaine élite mauritanienne, un terrain fertile pour la production d'une déroutante morale politique à géométrie variable qui épouse, spontanément, le sens du vent. C'est sous l'angle de ces fondements qui prennent, dans une vision d'un ensemble structuré, le corps du triptyque "Islam - Unité nationale - Etat de Droit", que l'essentiel des présentes chroniques essaye de retracer l'évolution des idées politiques par rapport aux principales contradictions du débat mauritanien, ne serait-ce, à présent, que pour rafraîchir la mémoire d'une élite dont la pensée a tendance à se noyer dans les sables mouvants.
Le "printemps arabe" a commencé en Mauritanie par l'organisation, en 2006-2007, des premières élections démocratiques de l'histoire de ce pays qui se trouve à la confluence des mondes arabe et africain. Cette expérience a été de courte durée. Un coup d'état militaire y a mis fin en août 2008. Mohamed Saleck Ould Mohamed Lemine, le Ministre des Affaires étrangères de l'ère démocratique, donne dans cet ouvrage un témoignage de premier plan sur ce "printemps mauritanien". Il décline les grandes lignes de la Politique étrangère suivie et relate les efforts accomplis pour moderniser le Ministère des Affaires étrangères et faire de la diplomatie mauritanienne un outil de développement économique et social. L'auteur procède à une analyse approfondie du positionnement géostratégique de la Mauritanie, de ses relations avec les pays voisins ou proches et les principaux partenaires, ainsi que de ses positions sur le conflit du Sahara occidental et les relations diplomatiques avec Israël. Il aborde également des questions intérieures sensibles comme l'esclavage, les réfugiés ou le passif humanitaire. L'auteur dresse enfin un bilan critique de l'action du Gouvernement démocratique et met en garde contre les risques inhérents à l'exercice du pouvoir solitaire, à l'exclusion et au tribalisme.
Vernet Robert ; Ould Mohamed Naffé Baouba ; Ould K
Ces ouvrages, consacrés chacun à l'archéologie d'un pays d'Afrique de l'Ouest, sont tous ainsi conçus : une première partie rappelle la définition de l'archéologie, une deuxième partie résume l'état des recherches dans cette région du monde, une troisième partie, enfin, livre dans un langage accessible les résultats des fouilles effectuées dans chaque pays, les orientations actuelles des recherches, les conditions de sauvegarde du patrimoine.
A travers un témoignage plein d'ironie et de satire sur son enfance à Nouakchott, l'auteur nous transporte au coeur de sa société et de sa culture. La vie quotidienne de la cité durant les années 1960 et 1970 est ainsi relatée. Parmi les éléments de cette fresque, des personnalités mémorables émergent à l'occasion de l'évocation de l'évolution des édifices, des institutions et des métiers.
Ce livre révèle et dénonce une tradition d'esclavage et de racisme en Mauritanie, à seulement quelques heures d'avion de l'Europe, perpétuée et perpétrée, au nom de l'Islam, à l'encontre des Haratine. Il constitue un document culturel, éthique et politique qui porte toutes les qualités de l'enquête historique minutieuse et du procès à charge intenté aux survivances bien vivaces d'un système féodal.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.