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Usages de Foucault
Oulc'hen Hervé ; Le Blanc Guillaume
PUF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782130621102
L'oeuvre de Foucault est toute entière traversée par la question théorique et pratique des usages. Question de méthode, d'abord : Foucault fait usage de l'archive à des fins de mise en intelligibilité du présent. Question thématique, ensuite : Foucault s'interroge sur la manière dont les individus font usage des normes qui les régissent dans un contexte historique donné. Question critique, enfin : le primat alloué à l'usage définit l'intellectuel non plus comme le détenteur d'un savoir réservé en position régalienne, mais comme un usager et un utilisateur des savoirs. Lire Foucault aujourd'hui suppose de se saisir à nouveaux frais de ces dimensions multiples du motif de l'usage, ce qui implique de conjuguer la rigueur du commentateur et la liberté de l'utilisateur. Les contributions réunies dans le présent ouvrage donnent une vue d'ensemble des différents usages qu'il est possible de faire de Foucault aujourd'hui : tantôt en creusant des problèmes qu'il nous a légués et qui sont encore les nôtres (l'articulation du mental et du carcéral, la gouvernementalité, les régimes de vérité, la biopolitique), tantôt en mettant ses thèses à l'épreuve d'autres terrains, explorés notamment par les sciences sociales.
L'encre de la signature de la capitulation allemande, à peine sèche, la France allait commettre la première importante répression d'un mouvement anti-colonial, le 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie. L'Empire colonial français devenait "l'Union française" mais les problèmes restaient les mêmes, le mot "décolonisation" n'existait même pas. La revue "Les Temps Modernes" allait publier de nombreux articles sur le colonialisme et sur son approche : "Qu'est-ce que l'Homme colonisé, contraint au travail forcé?". Des écrivains vont écrire des textes importants sur la question : "Portrait du colonisé" de Albert Memmi, "Les Damnés de la Terre" de Frantz Fanon, préfacés par Jean-Paul Sartre qui écrira un texte sur le continent africain "La pensée politique de Patrice Emery Lumumba".
L'"Homme" ou la "structure", la "philosophie du sujet" ou la "philosophie du concept" : ces oppositions balisées dans le cadre de la "querelle de l'humanisme" ont la dent dure. Elles contribuent à surdéterminer la manière dont nous héritons, aujourd'hui encore, de la vie intellectuelle des années soixante. Ce livre se situe délibérément après cette querelle : à rebours des polémiques convenues et des dialogues de sourds, il propose une reconstruction dialogique du problème de la pratique et de son primat supposé sur la théorie, comme enjeu commun à trois auteurs réputés incompatibles : Althusser, Foucault et Sartre. Privilégiant le caractère intempestif des thèses à la systématicité des oeuvres, l'ouvrage suit le fil conducteur des rapports entre pratique et structure, prenant la forme d'une "théorie des ensembles pratiques". Le dialogue ainsi reconstruit accorde une importance toute particulière à la critique par Althusser des philosophies de la praxis constituante - parmi lesquelles la Critique de la raison dialectique de Sartre occupe une place majeure - au profit d'une analyse structurale des pratiques constituées. Ce geste althussérien a un coût, qui consiste à écarter l'ancrage historique et empirique des pratiques au profit d'une théorie de l'histoire comme "procès sans sujet". Foucault et Sartre se démarquent nettement du traitement althussérien de l'intelligibilité des pratiques. Il s'agit pour eux de sonder l'intelligibilité des pratiques à même le concret : celui des archives de pratiques passées chez Foucault, celui de la dialectique comme logique de l'action en cours chez Sartre. Contre l'idée galvaudée d'un Sartre vieillissant parmi ses contemporains, s'ouvre alors la possibilité d'un véritable dialogue entre Foucault, Sartre, et les sciences sociales sur la question d'une histoire politique de la vérité, qui contribue à remanier en profondeur les rapports entre théorie et pratique.
Y a-t-il une intelligibilité spécifique du problème de l'institution chez Sartre ? La question est rarement posée car, trop souvent, on la considère comme d'emblée réglée : Sartre n'aurait pas été capable d'envisager la dimension institutionnelle autrement que sous une forme négative, celle de la pétrification et de la bureaucratisation de l'action insurrectionnelle d'un groupe. Fruit d'un travail collectif, l'ouvrage explore différentes déclinaisons de la notion d'institution dans la réflexion sartrienne des années 1950 et 1960, en montrant son importance pour articuler la question de l'histoire, de la transformation politique et d'une éthique matérialiste. Au fil de ce parcours qui fait dialoguer Sartre avec Merleau-Ponty, Mauss, Lévi-Strauss, Derrida, Riesman, Guattari et bien d'autres, on verra se dessiner une conception originale de l'institution : en tant que dynamique historique d'invention collective, elle est porteuse d'une normativité ouverte : c'est moins la stabilité figée que l'instabilité créatrice qui la définit. C'est ce paradoxe d'une "institution instable" que les contributions réunies ici proposent d'élucider.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.