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Les invités. Vingt ans dans les prisons du Roi
Oufkir Raouf
FLAMMARION
21,00 €
Épuisé
EAN :9782080682444
Je suis né, j'ai grandi et j'ai été éduqué au c?ur du pouvoir marocain. Et nous avons été, les miens et moi, les intimes d'Hassan II et de sa famille. Le 16 août 1972, mon père, le général Mohamed Oufkir, tenta par un coup d'État de déposer le monarque. Il échoua et fut assassiné au palais de Skhirat en présence du souverain. Hassan II, qui naguère se comportait avec nous comme un père, devint alors notre impitoyable bourreau et nous fit disparaître, sans procès ni jugement, dans ses prisons les plus secrètes. Notre calvaire dura près de vingt ans dans des conditions moyenâgeuses. Le plus jeune d'entre nous, au moment de notre déportation, n'a que trois ans et la plus âgée dix-neuf. Durant deux décennies, nous avons été persécutés de toutes les façons possibles parce que nous étions les enfants d'Oufkir. De quinze à trente-quatre ans, j'ai connu l'enfermement, dont dix années dans l'isolement absolu. Pour échapper à la démence, dans la solitude la plus complète, je me suis accroché à mon identité que l'on voulait tuer. Et j'ai entretenu vivante ma mémoire en revisitant minutieusement la moindre étape de ma vie passée, notamment tes révolutions de palais, les deux tentatives de putsch ainsi que les méandres de l'autocratie corrompue qui a entraîné la chute des miens. Dans ce livre, je raconte ce qu'enfant puis adolescent j'ai vu et entendu dans l'antre du pouvoir absolu. Mais je refais aussi le singulier chemin qui mène des marches d'un trône aux affres de ses oubliettes, de la frivolité à la découverte de soi. Car si ces dix-neuf années de souffrance furent terribles, elles se révélèrent pleines d'enseignement. Leurs étapes effrayantes, exceptionnelles de dureté comme d'émotion, ont forgé davantage que les dorures de mon enfance l'homme qu'aujourd'hui je suis. Cette mise à mort a été une leçon de vie dont j'ai tiré la conviction que l'espérance est la dernière chose que l'on doit perdre. Si ce témoignage peut apporter à ceux qui traversent une situation difficile un peu de réconfort ou l'envie de lutter, alors le sens et le but de cet ouvrage ne seront pas trahis. "
En 1972, le général Oufkir organise un coup d'Etat contre le roi Hassan II du Maroc, pour mettre fin à un régime de terreur et de corruption. Des proches du roi et la gauche marocaine y prennent part... C'est un échec. Le général est aussitôt assassiné et la fronde est matée. Pour la famille Oufkir, le cauchemar commence. Déportés, emprisonnés dans des conditions à peine imaginables, la femme et les enfants du général passeront vingt ans au secret, dans des geôles " spéciales ", où aucune torture morale ou corporelle ne leur sera épargnée. Raouf, l'aîné des enfants, passera dix années dans l'isolement le plus complet, séparé de sa famille, privé de lumière et de tout contact humain. Voici un témoignage parfaitement documenté sur l'histoire et le fonctionnement du régime marocain, mais aussi le récit d'une expérience humaine, où les limites du courage sont sans cesse repoussées par l'espoir et l'amour.
Maroc, décembre 1972. Soukaïna Oufkir a neuf ans lorsqu'elle est emprisonnée. Son tort ? Elle est la dernière fille du général Oufkir, ministre de l'Intérieur de Hassan II, qui vient d'orchestrer un attentat contre sa majesté. Pour tous les Oufkir, c'est le début d'une longue descente aux enfers. Alors que le père s'est suicidé de... cinq balles dans le dos, sa femme et ses enfants sombrent dans l'oubli des prisons marocaines. Pendant vingt ans, neuf innocents appartenant à l'une des plus grandes familles marocaines découvrent l'isolement complet, la faim, les privations. Malgré les humiliations incessantes, les cellules résonnent de la colère et des rires éclatants des enfants. L'oreille collée au Pop Club de José Arthur, la petite Soukaïna rêve d'être chanteuse. Ce n'est qu'en 1996 que les Oufkir retrouvent pleinement leur liberté. Soukaïna est alors une jeune femme de trente-trois ans. Comment grandir à l'ombre du plus cruel des châtiments ? Plus de dix ans après les faits, Soukaïna Oufkir peut enfin évoquer ses souvenirs brûlants. Dans un récit bouleversant, d'une écriture sensible et insolente, elle raconte comment une petite fille malicieuse est devenue, en se perdant sur les chemins tortueux de la raison d'Etat, une femme digne et entière.
VIIe siècle. Alors qu'elle a repoussé avec habileté les invasions arabo-musulmanes, Dihya pleure Koceïla, le roi des Berbères chrétiens, l'homme de sa vie mort les armes à la main. Devenue reine du royaume berbère juif, celle que l'on appelle la Kahena doit affronter la fronde des grands, reprendre le combat pour l'indépendance de son peuple, contenir les ambitions hégémoniques du califat de Damas. Dans cette guerre de chaque instant, elle peut compter sur les amazones de la cité d'Adassam, sur l'intrépide général Kardassal comme sur le prince des voleurs Takfa. Sans oublier d'étranges espions, un cercle d'amis d'enfance indéfectibles, la sulfureuse princesse Nara, le sage rabbi Rafi et Astanabal, son chambellan. Autant de figures fortes faisant bloc autour de cette souveraine au destin légendaire que les complots ne ménagent pas, convaincues qu'elle seule parviendra à sauver une Berbèrie en proie aux menaces. Trahisons, intrigues, passions et plaies non refermées, l'avenir d'une culture et d'une vision différente du monde sont en jeu. Mais la liberté triomphera-t-elle?
Citadelle de Baghaïa, Berbèrie, VIIe siècle. Le roi Tabet consomme son désespoir quand, au même instant, le fils du roi Amnaï, le prince Koceïla, voit le jour. Le royaume juif de l'Est et le royaume chrétien de l'Ouest ne forment alors qu'un seul peuple, luttant contre les premières invasions arabo-musulmanes. Mais surmonteront-ils les coups du sort? Et, cette fois, la roue va-t-elle tourner? Dans ce roman, Raouf Oufkir conte la jeunesse de Koceïla et Dihya - dite la Kahena -, jeunes seigneurs de la Berbèrie. Une histoire vraie ouvrant au lecteur les portes de forteresses vertigineuses, lui faisant découvrir les magnificences byzantines de l'antique et légendaire Carthage comme les somptueux palais du Caire, de Damas et d'Alexandrie. Avec panache et flamboyance, il dévoile les ambitions et les guerres de souverains bercés par des illusions de grandeur mais prêts à toutes les intrigues pour une victoire, une part de terre, de gloire, ou, parfois, la liberté.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : L'histoire de la nouvelle indépendance de l'Algérie s'écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d'hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation populaire continue depuis de se mobiliser chaque vendredi, après avoir obtenu la démission du président Bouteflika, en poste depuis vingt ans, et le report d'une élection vidée de sens. Car elle aspire, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française. Cet essai, où la réflexion historique se nourrit de l'expérience de terrain, replace les événements en cours en Algérie dans la longue durée de son mouvement national. Il offre, pour la première fois, un cadre d'interprétation à une actualité foisonnante, s'interrogeant sur la portée stratégique de la non violence, sur la place réelle des jeunes ou des femmes dans cette protestation, sur le poids d'une économie de rente, mais aussi sur le rôle central des supporters de football ou les tactiques des groupes islamistes. Il montre comment la hiérarchie militaire, jusqu'alors protégée dans son arbitraire par un pouvoir civil de façade, est contrainte de gérer ouvertement cette crise, avec une brutalité de plus en plus affichée. Un livre indispensable pour comprendre la vague de fond qui traverse l'Algérie et qui aura des retombées durables dans ce pays et bien au-delà.
Qu'est-ce que l'Histoire, sinon " une fable convenue " selon le mot de Fontenelle attribué à Napoléon ? Ainsi en va-t-il de la question berbère. Sous forme de chroniques thématiques, l'auteur, se fondant sur des documents variés et réclamant le droit à une relecture du passé, aborde l'Histoire du Maroc dans son ancrage africain et méditerranéen. Une chronique insolite du Maroc qui revient sur la berbérité du pays. Que furent ces Berbères durant la période antéislamique ? Quel fut leur rôle dans les guerres puniques ? Leur contribution au christianisme et à la latinité ? Qu'en est-il de leurs révoltes contre les Arabes ? Que penser des principaux mythes fondateurs de la conquête musulmane ? Avec une grande rigueur scientifique, ce livre éclaire de façon magistrale un côté inattendu de l'Histoire du Maroc.