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L'émergence du pays du Guir (Maroc). Changements socio-économiques et recompositions territoriales d
Oufkir Moulay Abdelouahed ; Troin Jean-François
L'HARMATTAN
50,00 €
Épuisé
EAN :9782140269882
Le bassin du Guir marocain, région frontalière périphérique, est de plus en plus marginalisé dans un contexte défavorable au maintien des populations, accélérant la dégradation des oasis. Ce bassin a connu une transformation encouragée par les stratégies étatiques, dont celle du Plan Maroc Vert. Deux mondes se heurtent : une économie traditionnelle de subsistance quasi autarcique, précaire, faite d'agriculture vivrière, tributaire de la précieuse ressource en eau, du pastoralisme et des mines artisanales, face au "progrès" sous forme de grandes exploitations agro-industrielles intensives, fruit de valeurs ultralibérales qui entraînent des effets à double tranchant pour ce milieu fragile. Dans un espace extensif, ce nouveau modèle d'exploitation impacte les territoires. Ces effets sur l'écosystème oasien et hamadien ont accéléré la raréfaction, voire la disparition, d'espèces endémiques, emblématiques de la région, indicatrices d'un environnement autrefois en relatif équilibre. Cette recomposition de la ruralité n'est ni synonyme de développement durable ni garante d'une identité territoriale solide. Ce livre tente de rendre justice à une région longtemps délaissée.
Août 1972, un coup d'État est tenté contre le roi du Maroc Hassan II. Son ministre le plus fidèle, le Général Oufkir, est alors impliqué dans l'attentat et trouve la mort dans de mystérieuses circonstances. Commence alors pour sa femme et ses cinq enfants un calvaire qui durera près de quinze ans. Assignés à résidence, emprisonnés, séparés les uns des autres et isolés de tout contact avec le monde, ils parviennent malgré tout à survivre et à s'échapper. L'aînée des enfants du Général, Malika Oufkir, adoptée à l'âge de cinq ans par le roi Mohammed V - père de Hassan II - aura connu la cage dorée des honneurs et des fastes de la vie royale, privée de sa vraie famille. Mais elle aura aussi connu le cachot, l'isolement, la faim, la survie et l'humiliation des exclus, entourée des siens, en châtiment d'un crime qui n'est pas le sien. Grâce à l'aide et l'amitié de Michèle Fitoussi, écrivain et journaliste, Malika Oufkir nous ouvre sa mémoire, ses souvenirs d'enfant chérie de la cour ou de "bannie", n'omettant rien des souffrances de sa famille. Le combat, le courage, la fierté, apparaissent à chaque ligne de ce témoignage poignant d'une femme au destin hors du commun, qui a reçu en 1999 le prix des Maisons de la presse. --Marine Segalen
Qui ne se souvient du destin incroyable de Malika Oufkir ? Dans La Prisionnière, telle Shéhérazade tressant ses histoires, Malika racontait le sort d'une enfant adoptée par Mohammed V, puis élevée comme une princesse à la cour du monarque Hassan II, entre les hauts murs du Palais. C'était une prisonnière cachée aux yeux de tous, victime des traditions ancestrales du Maroc, mais choyée par les siens. A la suite d'un coup d'état en 1972 où son père biologique, le général Oufkir, tenta de renverser son père adoptif, le Roi du Maroc, on emprisonna toute sa famille, mère, frères, soeurs, pendant près de vingt ans. Malika s'élevait alors au rang d'une héroïne de tragédie antique ; une intrigue où rien ne manquait, ni le meurtre, la vengeance, la prison infecte au fond du désert, la cruauté de punir les enfants à la place du père, ni le dénouement miraculeux : une fuite éperdue à travers le Maroc après avoir creusé un tunnel à mains nues ! Malika a survécu. En 1999, elle a écrit avec Michèle Fitoussi un témoignage hors du commun : mais quel en fut le prix à payer ? Comment se promener dans les rues de Paris, Marrakech, Miami ou New York, quand on a encore la peur au ventre ? Pourquoi consommer si l'on n'a pas l'essentiel ? Quelles sensations éprouve un corps de femme privé de désir pendant vingt ans ? Comment être mère quand on ne peut plus enfanter ? Comment affronter Oprah Winfrey lors de son célèbre show télévisé, dont Malika fut l'unique auteur étranger jamais invité ? Que peut-on dire de son passé mutilé à Nawel et à Adam, ses enfants adoptifs ? Liberté. Ou amère liberté ? L'Etrangère est le récit vrai d'une martienne revenue sur terre. Si l'on préfère le surnom que ses amis lui donnent, le retour d'Hibernata. Malika Oufkir a beaucoup d'humour, le sens de l'observation, la rage au coeur, et ce « grain de folie » qui lui donne définitivement une place à part.
En 1972, son coup d'Etat manqué contre le roi Hassan II vaut au général Oufkir la mort par "suicide". Pour sa femme, Fatéma, et ses six enfants, commence alors un épouvantable calvaire. Mais l'histoire que Malika, l'aînée, a confiée à Michèle Fitoussi prend sa source plus tôt. En 1958, à cinq ans, Malika est adoptée par Mohammed V. Elle grandit à Rabat, dans le palais, parmi les courtisanes du harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. A dix-huit ans, Malika compte parmi les héritières les plus courtisées du royaume. C'est alors qu'éclate le drame. Et que commencent, pour une femme et des enfants dont le dernier n'a pas trois ans, vingt années de détention dans des conditions inhumaines. Malika n'a rien oublié : la faim, la soif, l'angoisse, l'incompréhension. Jusqu'à cette rocambolesque évasion de 1987, qui marquera pour la famille Oufkir le début du retour à la vie... Un témoignage bouleversant, couronné par le Prix des Maisons de la presse 1999.
Maroc, décembre 1972. Soukaïna Oufkir a neuf ans lorsqu'elle est emprisonnée. Son tort ? Elle est la dernière fille du général Oufkir, ministre de l'Intérieur de Hassan II, qui vient d'orchestrer un attentat contre sa majesté. Pour tous les Oufkir, c'est le début d'une longue descente aux enfers. Alors que le père s'est suicidé de... cinq balles dans le dos, sa femme et ses enfants sombrent dans l'oubli des prisons marocaines. Pendant vingt ans, neuf innocents appartenant à l'une des plus grandes familles marocaines découvrent l'isolement complet, la faim, les privations. Malgré les humiliations incessantes, les cellules résonnent de la colère et des rires éclatants des enfants. L'oreille collée au Pop Club de José Arthur, la petite Soukaïna rêve d'être chanteuse. Ce n'est qu'en 1996 que les Oufkir retrouvent pleinement leur liberté. Soukaïna est alors une jeune femme de trente-trois ans. Comment grandir à l'ombre du plus cruel des châtiments ? Plus de dix ans après les faits, Soukaïna Oufkir peut enfin évoquer ses souvenirs brûlants. Dans un récit bouleversant, d'une écriture sensible et insolente, elle raconte comment une petite fille malicieuse est devenue, en se perdant sur les chemins tortueux de la raison d'Etat, une femme digne et entière.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.