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La communalisation en milieu rural. Les élus locaux peuvent-ils relever le défi ?
Ouédraogo Moussa
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782296024298
Depuis ces dernières décennies les processus de la décentralisation ont eu beaucoup d'influence sur les nouvelles visions des politiques de développe ment de nombreux pays africains. Cette influence s'est traduite par des processus de communalisation intégrale des territoires avec des possibilités. pour les populations rurales de prendre une part active dans la gestion des, affaires locales. Cependant, ces processus interviennent dans des contextes socio-économiques difficiles marqués par la rareté des ressources humaines et financières dans la majorité des pays. De nombreuses questions sont donc soulevées sur la capacité des élus locaux à surmonter les multiples difficultés et à répondre aux attentes des populations. Pour certains observateurs de la vie politique et économique de ces différents pays, outre le niveau de pauvreté souvent élevé pour les populations des campagnes, les risques de politisation excessive l'emporteront sur les préoccupations de développement. De ce fait, affirment-ils, les risques d'échecs sont globalement certains et les succès aléatoires. A partir de l'analyse de l'expérience récente du Burkina Faso en matière de communalisation en milieu rural, cet ouvrage essaie une analyse des enjeux, des espoirs et des défis. Il relate un bref historique de la décentralisation dans le pays ; les grands axes de la dynamique rurale de la décentralisation ; les défis à relever pour réussir la communalisation rurale et enfin, dresse le profil des élus locaux et leurs aptitudes à promouvoir le développement local. Au total, les thèmes abordés montrent qu'au-delà de la création juridique et administrative des communes rurales, leur légitimité et leur crédibilité dépendent de la capacité des femmes et des hommes élus à répondre aux attentes et aux besoins des populations en exerçant efficacement leurs fonctions.
Avec soixante ans d'âge, la pratique cinématographique en Afrique - même si elle se renouvelle à l'ère du numérique - a maintenant sa tradition. Restent cependant les houleux débats sur la production, la diffusion, la visibilité, l'orientation, et la survie (sur le continent et au-delà) des images africaines. Porteurs d'histoires, les cinémas africains deviennent ainsi constructeurs et gardiens d'une mémoire multiforme. Les textes rassemblés dans ce volume traversent images et imaginaires, et les narrations qui les portent. Les oeuvres étudiées renvoient au besoin existentiel de se dire, de s'inscrire dans les débats identitaires de l'heure, de dédire les accusations de sclérose des cinémas africains, et surtout de " séduire " par de nouveaux imaginaires. Remparts contre l'anamnèse et la marginalisation, les productions et les réflexions critiques qu'elles engendrent s'imposent comme des vecteurs de mémoire intrinsèque et extrinsèque.
Très peu d'études ont été consacrées au travail en Afrique, bien qu'il constitue une dimension essentielle des rapports sociaux. On peut s'étonner que l'étude de l'univers du travail, qui a accompagné le progrès de l'industrialisation en Occident, n'ait guère suscité l'engouement des spécialistes du développement, normalement préoccupés par l'évolution de populations brutalement plongées dans l'univers inédit de la production mécanique et marchande. Les chercheurs ont été plus enclins à découvrir dans les modes de vie africains l'expression originelle d'un rapport séculaire au monde sensible, que traduiraient les mythes et les rites marqués d'un symbolisme naïf et irréductible. Or l'analyse des situations de travail est une occasion précieuse pour saisir le sens social local, et la façon dont s'invente un ordre social nouveau, tenu de composer constamment avec des cadres de référence hétérogènes. Pour comprendre les engagements productifs, il faut alors étudier le procès immédiat de travail, l'usage des dispositifs techniques et les formes d'action collective.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.