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Arts photographiques en Afrique
Ouédraogo Jean-Bernard
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782747543774
L'intérêt récent pour la photographie africaine privilégie l'originalité plastique des clichés reflets d'une réalité sociale considérée, à tort, comme simplement exotique. Les critères d'interprétation et les discours qui les portent sont souvent trop extérieurs aux processus concrets de composition des images et n'expriment pas suffisamment la complexité d'un système nouveau de codage des émotions que se donnent les sociétés africaines en pleine transformation. Des photographies africaines les spécialistes n'ont souvent retenu que la dimension iconographique et les usages sociaux qui l'accompagnent. Or, l'image normée est une résultante de l'extériorisation du regard, du maniement des appareils, de la mise en scène des acteurs en studio, du traitement de la pellicule en chambre noire et de l'agencement des tracés formels en image fixée sur le papier. En ce sens, il est légitime de considérer que l'image est la conjonction de nos gestes les plus banals et de nos symboles les plus élémentaires que l'histoire capricieuse s'autorise malicieusement à combiner. Ce livre propose une exploration minutieuse des rapports étroits reliant l'héritage technique incorporé en chacun et l'affirmation de principes esthétiques chez les photographes de studio. Il démontre qu'il est impossible de comprendre les définitions historiques du beau sans se référer aux éléments matériels et symboliques qui structurent et donnent sens, selon les tendances de la concurrence des valeurs, aux figurations convenues. L'examen du métier de photographe, tendu entre contrainte technique et intention esthétique, permet à l'auteur d'exposer les modalités de l'invention d'un style photographique original. Les conditions sociales de la bonne photographie expriment ainsi un itinéraire collectif qui fabrique, dans la polémique de ses éléments constitutifs, l'identité visuelle d'un monde naissant.
Le travail d'analyse sociale nous pose toujours la question de la transcription des données et des résultats obtenus. Les modèles canoniques privilégient l'usage de l'écriture orthographique et relèguent souvent les formes d'écritures iconographiques dans la perception sensible, l'allusif et le flou symbolique, à l'extrême opposé de la rigueur démonstrative et argumentative de l'écriture. Dans le processus de production et de diffusion des connaissances en sciences sociales, le moment de l'enquête, en particulier, est une situation de transcription idéale pour examiner le passage d'un ordre de fait à un autre, et pour retracer sa fonction dans le projet scientifique. Cet ouvrage interroge les modalités d'implication de l'image dans la fabrication, la transformation et la présentation des données issues de l'enquête de terrain. La première partie questionne la constitution des mémoires et des identités individuelles et collectives. La photographie se tient au seuil de la mémoire et perpétue une interrogation sur les conditions d'exercice de la mémoire individuelle et collective. La contribution nous rappelle que l'image oblige les chercheurs plus que tout autre mode de présentation à s'interroger sur leur position. La deuxième partie est consacrée à l'épistémologie des images. Que les images soient produites par les chercheurs eux-mêmes ou récoltées lors du terrain ethnographique leur représentation est d'une importance cruciale mais ne va pas de soi. La troisième partie aborde la question de la restitution des données issues de l'enquête de terrain à travers l'analyse des photographies et plaide pour une analyse des rythmes, rare en sciences sociales, afin de saisir les complexités de l'urbanisation globale et de la restituer par les techniques de théâtre grâce à une approche du sensuous scholarship.
Avec soixante ans d'âge, la pratique cinématographique en Afrique - même si elle se renouvelle à l'ère du numérique - a maintenant sa tradition. Restent cependant les houleux débats sur la production, la diffusion, la visibilité, l'orientation, et la survie (sur le continent et au-delà) des images africaines. Porteurs d'histoires, les cinémas africains deviennent ainsi constructeurs et gardiens d'une mémoire multiforme. Les textes rassemblés dans ce volume traversent images et imaginaires, et les narrations qui les portent. Les oeuvres étudiées renvoient au besoin existentiel de se dire, de s'inscrire dans les débats identitaires de l'heure, de dédire les accusations de sclérose des cinémas africains, et surtout de " séduire " par de nouveaux imaginaires. Remparts contre l'anamnèse et la marginalisation, les productions et les réflexions critiques qu'elles engendrent s'imposent comme des vecteurs de mémoire intrinsèque et extrinsèque.
La complexité de la criminalité transnationale organisée et l'enchevêtrement de ses diverses manifestations, ont démontré les limites des outils classiques de la coopération pénale internationale. Conscient de l'impérieuse nécessité d'adaptation des mécanismes d'investigation à l'évolution constante de la criminalité transnationale, l'auteur a décidé de porter ses réflexions sur les " équipes communes d'enquête ". A travers cet ouvrage, il analyse la plus-value de cette forme de coopération judiciaire pénale internationale et formule des propositions pertinentes quant à son perfectionnement et son implémentation notamment dans l'espace ouest-africain.
Dans un village du pays mossi vivait un homme du nom de Wanga. Il était très riche et très cupide. Tout le monde le détestait et pourtant il avait un ami, Néré, qui était très pauvre et très généreux. Un jour le vent se leva, glacé et désséchant. Néré alla demander une couverture à son ami très riche. Mais celui-ci la lui refusa. Ne voulant être à la charge de personne, Néré quitta le village. Il marcha, marcha tant que la nuit le surprit au pied d'un grand baobab. Au milieu de la nuit, il entendit parler. Rêve ou réalité ? Vous le saurez en lisant ce conte mossi plein de sagesse et d'humanité !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.