Très gros coup de cœur pour cet essai qui s'attarde sur la situation particulière des quartiers dits "populaires" et les difficultés à faire entendre leurs voix. L'autrice met particulièrement en avant la possibilité et la nécessité pour les mères (et les parents) de s'organiser comme force politique pour faire bouger les lignes. Les idées développées sont fouillées, multiples, puissantes et tout à fait accessible. Un must-read !
Dans ce livre combatif et plein d'espoir, Fatima Ouassak montre le potentiel politique stratégique des mères. En se solidarisant systématiquement avec leurs enfants, en refusant de jouer un rôle de tampon entre eux et la violence des institutions, bref, en cessant d'être une force d'apaisement social et des relais du système inégalitaire, elles se feront à leur tour menaces pour l'ordre établi. Ce livre a l'ambition de proposer une alternative politique portée par les mères, autour d'une parentalité en rupture alliant réussite scolaire et dignité, et d'un projet écologiste de reconquête territoriale. Son message est proprement révolutionnaire : en brisant le pacte social de tempérance qui les lie malgré elles au système oppressif, les mères se mueront en dragons. Fatima Ouassak est politologue, cofondatrice du Front de mères, premier syndicat de parents d'élèves des quartiers populaires, et préside le réseau Classe/Genre/Race, qui lutte contre les discriminations subies par les femmes descendantes de l'immigration postcoloniale. La Puissance des mères est son premier livre. Prix de l'essai féministe Causette
Résumé : Un projet écologiste pour les quartiers populaires, ralliant l'Europe et l'Afrique dans la lutte climatique et l'égale dignité humaine. Nous manquons, aujourd'hui en Europe, d'un projet écologiste capable de résister aux politiques étouffantes, dans un monde de plus en plus irrespirable. Un projet initié dans les quartiers populaires, qui articulerait en ? n l'ancrage dans la terre et la liberté de circuler. Tourné vers l'Afrique, qui ferait de la Méditerranée un point de ralliement du Nord et du Sud contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant. Un projet se donnant comme horizon à la fois la libération des terres, la libération animale et l'égale dignité humaine, fondamentalement liées. Ce projet, c'est celui de l'écologie pirate. "? Fatima Ouassak pose les premières briques d'une écologie radicale : populaire, féministe et antiraciste". Libération Fatima Ouassak est essayiste et militante engagée dans l'antiracisme et l'écologie. Son premier essai, La Puissance des mères, est disponible chez Points.
Fatima Ouassak appelle à se réapproprier le pouvoir de mère, en tant que sujet politique qui gère l'éducation, la transmission, la parole politique. Réinvestir cette question pour révolutionner l'ensemble des questions politiques. Depuis la naissance de la Ve République, l'Etat français mène une guerre larvée contre une partie de sa population. Les jeunes des quartiers populaires descendants de l'immigration postcoloniale, considérés comme une menace pour l'ordre établi, subissent une opération, quotidiennement répétée, de désenfantisation : ils ne sont pas traités comme des enfants mais comme des menaces pour la survie du système. Combien d'enfants sont morts à cause de cette désenfantisation ? Combien d'enfants ont été tués par la police en toute impunité ? Combien de mères ont pleuré leurs enfants victimes de crimes racistes devant les tribunaux ? En prenant comme références les luttes menées par les Folles de la Place Vendôme dans les années 1980, jusqu'au Front de mères aujourd'hui, Fatima Ouassak a écrit ce livre combatif et plein d'espoir, où elle montre le potentiel politique stratégique des mères. En se solidarisant systématiquement avec leurs enfants, en cessant de jouer un rôle de tampon entre eux et les violences qui leur sont faites, bref, en cessant d'être une force d'apaisement social et des relais du système inégalitaire, elle se feront à leur tour menaces pour l'ordre établi. Ce livre a l'ambition de proposer une alternative politique portée par les mères, autour d'une parentalité en rupture, alliant réussite scolaire et dignité, et d'un projet écologiste de reconquête territoriale. Son message est proprement révolutionnaire : en brisant le pacte social de tempérance qui les lie malgré elles au système oppressif, les mères se mueront en dragons.
Résumé : Nous manquons, aujourd'hui en Europe, d'un projet écologiste capable de résister aux politiques d'étouffement, dans un monde de plus en plus irrespirable. D'un projet initié dans les quartiers populaires, qui y articulerait en ? n l'ancrage dans la terre et la liberté de circuler. D'un projet dont le regard serait tourné vers l'Afrique et qui viserait à établir un large front internationaliste contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant. D'un projet qui ferait de la Méditerranée un espace autonome et un point de ralliement des mutineries du Nord comme du Sud. D'un projet se donnant comme horizon à la fois la libération des terres, la libération animale et l'égale dignité humaine, fondamentalement liées. D'un projet assumant la sécession face à des forces d'extrême droite toujours plus menaçantes. D'un projet permettant de prendre le large en quête du One Piece, le fameux trésor du manga éponyme, devenu symbole, dans les quartiers populaires, de la soif de liberté qui y gronde. D'un projet qui se mettrait à hauteur d'enfants et chercherait leur bien-être et leur libération. Ce projet, c'est celui de l'écologie pirate.
Résumé : Un conte sur l'oppression raciste entre culture musulmane et fantastique. 29 juin 2023 : Ali a bientôt dix ans. Il vit au-dessus du commissariat de son quartier avec sa famille. Un soir, un incendie éclate, suite à la mort d'un enfant, abattu par un policier deux jours plus tôt. A l'école, Ali a vu la vidéo du drame et cette image le hante. Alors que les pompiers finissent de l'éteindre, il prend une décision : aller rallumer le feu. Commence une épopée où Ali, tel un héros de légende, brave la nuit, les flammes et les forces de l'ordre... à la découverte d'un monde secret où l'attendent bien des épreuves. Mais aussi l'arme suprême : Zulfikar ! Portée par une plume à la fois tendre et combative, Fatima Ouassak interroge la condition des garçons arabes en France et ouvre avec ce récit poignant une voie vers l'émancipation.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.
Ne suis-je pas une femme ?", telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d'un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées.
Ockrent Christine ; Treiner Sandrine ; Gaspard Fra
Doit-on continuer à tolérer que 5 000 femmes soient tuées chaque année au nom de l'honneur ? Est-ce un hasard si le sida en Afrique tue plus de femmes que d'hommes ? Malgré une égalité des droits aujourd'hui admise en Occident, pourquoi les conditions de vie des femmes demeurent-elles plus précaires que celles des hommes ?
Très sensible à la condition féminine, toujours, avant et surtout après mon séjour parisien. Si j'avais dit ce que je pensais réellement, aurais dressé tous les hommes de la Martinique contre moi. Fervente chrétienne, ce fut le choc des Negro spirituals à Paris (1930). Ayant perçu, avant les hommes, la nécessité d'une solidarité raciale, j'ai aussi voulu sensibiliser les femmes à la chose sociale et à la fierté noire, avant-guerre, dans de nombreuses publications puis en Martinique".