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Humour. Sens et interprétation
Ouasmi Lahcen ; Idrissi Latifa ; Ouachene Nadia
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782140283215
Plaisant, tendre, froid, débridé, noir, sarcastique, tels sont les qualificatifs attribués à l'humour et qui l'ont animé à travers les réalisations de l'homme. L'humour se répand et forge vraisemblablement des images souvent allégoriques et popularisées, distinguant ainsi une nation ou une communauté à d'autres. Comme disait Victor Hugo dans Les Misérables, les Français se reconnaissent dans leur entrain qui se manifeste dans les sarcasmes, les saillies et les quolibets, tandis que les Anglais sont réputés pour leur humour. L'humour s'épanche sans contrainte à travers le langage. Les mots se délient, renversent les automatises figés, libèrent leurs valeurs stylistiques et dégagent leurs saveurs expressives avec une délectation jouissive. Les phrases s'enchaînent et accentuent l'effet en flirtant avec les affects et les sensibilités. De là, prolifèrent les jeux de mots, les calembours, les contrepèteries, les anagrammes et d'autres qui cristalliseront pleinement l'humour.
A travers un libre jeu de l'imagination créatrice, la pensée et la parole s'associent synergiquement et délibérément en vue de la matérialisation de l'univers, de la nature humaine et de la quiddité même. La singularisation de cet acte tient de la détermination de l'homme à vouloir s'approprier et se représenter son univers à travers la parole, laquelle devient affermie et puissante. Au même titre que l'écrit, la parole se consolide, transmigre et s'incruste dans l'imaginaire pour asseoir le sceptre de l'oralité. De toute évidence, l'oralité n'a été mise à l'épreuve qu'avec l'avènement de l'écrit. Souvent arbitraire, la confrontation entre les deux a redynamisé l'intérêt pour l'essence de l'expression humaine. L'oralité est devenue un sillon transversal aux portées significatives et dont l'étendue est illimitée.
Résumé : Depuis l'émergence de l'islam politique dans les sociétés musulmanes des années 1980, médias et experts occidentaux ont multiplié discours et analyses sur les relations entre islam et politique, sans éviter trop souvent les pièges de l'essentialisme, voire de la simple islamophobie. Mais les nombreux penseurs du monde musulman qui ont abordé ces questions restent largement méconnus, en particulier ceux qui s'expriment en arabe. D'où l'intérêt majeur de cette traduction du troisième volume de l'?uvre célèbre du philosophe marocain Mohammed Abed Al-Jabri, Critique de lu raison arabe : cet ouvrage propose une analyse critique, de l'intérieur, du patrimoine politique islamique, qui éclaire d'un jour nouveau les manifestations de l'islam politique moderne- fondamentalisme, extrémisme religieux, etc. Pour en comprendre les ressorts profonds, Al-Jabri identifie les trois facteurs clés qui ont déterminé la nature de la "raison" politique en islam dans le monde arabe : la tribu, le butin et le dogme. C'est au moyen de ces trois éléments qu'il analyse - en n'appuyant sur de nombreux textes historiques - les manifestations de cette raison : l'idéologie fataliste des Omeyyades, la mythologie de l'imâmat, le mouvement éclairé, l'idéologie sultanienne. Al-Jabri montre ainsi que l'islam est, certes, une religion et un mode de vie, mais qu'il n'a jamais statué sur le régime de l'Etat. Ce qui lui permet d'ouvrir les pistes d'un renouveau démocratique de la raison politique en islam, invitant les musulmans à adopter la consultation en tant que principe directeur pour une organisation démocratique et rationnelle de la société, bâtie sur la libre pensée, le droit à la différence et la mise en ?uvre de la raison critique.
A la mort de Marco Polo, le globe-trotter marocain Ibn Battûta s'aventure longtemps dans un Tour du Monde musulman avant de faire rédiger sa Rihla problématique. Son récit de voyage initiatique, à couleur baroque, se présente sous forme d'un polysystème littéraire ouvert, fondé sur le réalisme pris sur le vif, l'exotisme des merveilles légendaires de l'univers oriental fabuleux, un rare dialogisme culturel et une dimension esthétique affirmée. Autant dire que ce voyageur Soufi conféra très tôt à la relation de voyage arabo-musulmane sa dignité épistémologique. Cet essai propose une lecture nouvelle de la poétique et de la thématique de cette Rihla ainsi que de son écrivain voyageur tout aussi problématique.
Le jeu est une constante culturelle présente dans toutes les sociétés humaines et à travers les aires civilisationnelles. L'ethnologie et la sociologie se sont très tôt intéressées à l'universalité de cette activité qui constitue un élément intrinsèque à la condition humaine. Du jeu de bascule au jeu d'entreprise, l'homme ainsi que l'enfant ont su inventer des activités ludiques pour créer une passerelle entre l'imaginaire et la réalité. Souvent opposé à la rigidité et donnant accès au sens de la liberté et au plaisir, le jeu inscrit les relations humaines dans une dynamique sociale qui produit des phénomènes culturels que nous sommes appelés ici à lire et à interpréter.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.