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ESCLAVES ET MAITRES
OUALDI
PUB SORBONNE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782859446680
Des esclaves convertis à l'islam devenant maîtres de musulmans: c'est à travers ce paradoxe que furent pendant longtemps perçus les mamelouks appelés à exercer de hautes charges administratives et militaires dans le monde arabe, de leur émergence dans l'entourage des califes omeyyades puis abbassides au VIIe siècle jusqu'à leur disparition plus d'un millénaire plus tard dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le livre de M'hamed Oualdi présente ce corps mamelouk, vu dans son hétérogénéité sociale - tout à la fois vizirs et gardes, généraux et pages -, au sein de l'Empire ottoman, dans la province de Tunis, aux côtés des beys gouvernant cette province, de la première dynastie des beys au début des années 1630 à l'établissement du Protectorat français sur la Tunisie au début des années 1880. Nourri de chroniques, de correspondances et de registres administratifs en langues arabe, française et anglaise, cet ouvrage va à l'encontre de certaines études qui ont présenté les mamelouks comme de simples esclaves étrangers servant des pouvoirs musulmans en manque de légitimité et qui préféraient s'appuyer sur ces recrues plus que sur leurs sujets "autochtones". Les mamelouks ne coupaient pas les beys de Tunis de leurs sujets. Détachés de leurs foyers, mariés à des descendantes des beys et parfois liés aux intérêts de notables du pays, les dignitaires mamelouks permettaient à la fois de distinguer et d'associer leurs maîtres aux différents groupes sociaux de la province qu'ils étaient amenés à gouverner. Mais cet usage dynastique des mamelouks par les beys de Tunis prit fin avec l'interdiction de la traite des esclaves et la promotion de serviteurs tunisiens aux plus hautes fonctions administratives dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Médine, juin 632. Sous le soleil accablant de l'Arabie, le temps semble s'être arrêté : le Prophète de l'islam a rendu son dernier souffle. Autour de lui, les fidèles de la nouvelle religion tremblent à l'idée de la Fin du monde. Quelle est cette étrange maladie qui l'a terrassé ? Et pourquoi l'enterrement n'a-t-il pas lieu ?Au fil de ce récit au jour le jour de l'événement le plus mystérieux dans l'histoire de l'islam, Hela Ouardi, universitaire tunisienne, explore et confronte les sources sunnites et shiites les plus anciennes. Celles-ci nous révèlent un autre visage du Prophète : un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes.Une reconstitution chronologique inédite, où Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d'un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique.
La nationalité est devenue une clé d?accès à des droits sociaux. économiques et politiques : marchés du travail, élections, possibilité de se déplacer dans le monde... Du fait de cette centralité dans nos vies contemporaines, la nationalité a surtout suscité pour le monde arabe des études juridiques de sociologie voire de sciences politiques tandis que l'écriture de son histoire a longtemps été reléguée, éclipsée par celle de la nation, jugée plus fascinante. Dans la lignée de récentes recherches sur la nationalité dans le monde arabe, ce présent dossier propose d'explorer les dimensions historiques de cette notion comme lien légal noué entre des Etats et des individus. Les études ici réunies permettent de confronter les appréhensions et usages de la nationalité au Maghreb et au Proche Orient des années 1830 au cours des années 1960, de la fin de l'emprise ottomane aux lendemains des temps coloniaux. Deux premiers articles suivent des trajectoires de vie du second XIXe siècle selon les effets et usages du droit de la nationalité. Un second ensemble de contributions se situe à l'échelle des empires ottoman, britannique et français afin d'explorer les capacités d'actions de sujets et de groupes, dans des successions d'Etats, lorsque des normes juridiques d'appartenance aux Etats sont transformées ou renégociées. Un troisième et dernier volet explore enfin l'enjeu qu'ont constitué les migrants et la migration pour les Etats, pour la définition de leur souveraineté et de leurs limites d'action.
Résumé : {Le Centenaire }(1959) ou les divagations d'un vieillard, la vaste épopée de la mémoire. Un roman bourré d'humour, de cocasseries délirantes, satirique en diable et virtuose jusqu'au moment où les sourds entendront, les paralytiques danseront.
René de Obaldia est poète, romancier et dramaturge. Ce récit lui a valu d'être nommé "citoyen d'honneur de Waterloo". Son Théâtre intégral est paru chez Grasset en 2001.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.