Un jeune portraitiste en vogue accepte, non sans hésitations, une commande qui doit lui rapporter ce que lui rapportent en principe quinze tableaux. Mais le défi est de taille: il s'agit cette fois de peindre un garçon décédé à partir de quelques photos et d'une vidéo. Pour le convaincre, le père richissime du garçon lui assure qu'il est le seul à avoir suffisamment de talent pour réaliser ce portrait. Et il ajoute: "En acceptant, tu sauves une vie." La grande originalité de La mort sur le vif réside dans le choix d'une instance narrative peu commune. C'est en effet la toile elle-même, sur laquelle l'enfant sera peint, qui se raconte. Elle décrit ce qu'elle perçoit, ressent, pense et, questionnant sans cesse le regard de l'artiste comme celui du lecteur, elle "offre à voir ce qu'on ne voit pas". Alliant suspense et émotion, humour et profondeur des thèmes abordés - le doute, l'incarnation, la paternité - dans un style d'une précision redoutable, ce roman, d'une intensité rare, ne peut en aucun cas laisser indifférent.
Résumé : "Il est normal de vouloir prendre soin des gens qu'on aime". A travers l'histoire d'une jeune lycéenne timide et les sentiments qu'elle éprouve pour Oboro, une jeune fille transgenre, l'autrice questionne sur la nature même du sentiment amoureux, tout en explorant la difficulté de comprendre ce qu'on ressent à l'adolescence. Koharu est lycéenne depuis peu et pour la première fois de sa vie, elle croit qu'elle est amoureuse... Amoureuse d'Oboro, camarade de classe. encore Ce que Koharu ne sait pas, c'est qu'Oboro, bien qu'assignée homme à la naissance, se sent en réalité femme. Aussi, quand un jour, au détour d'une rue, elle croise Oboro vêtue d'une robe, elle l'emmène de force chez son frère, coiffeur, pour l'aider à devenir plus belle... C'est le début d'une histoire complexe entre ces deux-là.
Tyltyl et Mytyl s'éveillent au seuil d'un grand voyage. Bérylune, petite fée bossue, les envoie quérir l'oiseau bleu, le seul être capable d'enrayer le mal qui ronge sa fille. Ils s'en vont arpenter d'autres mondes, apparemment magiques, qui s'avéreront étrangement familiers. Les choses et les pensées que l'on côtoie chaque jour s'animent, prennent corps et se révèlent à qui veut les entendre, personnages ou lecteurs. Biographie de l'auteur Ce conte féerique et philosophique est l'un des chefs-d'oeuvre de Maurice Maeterlinck. Prix Nobel de littérature, il est l'auteur d'oeuvres symbolistes majeures telles Pelléas et Mélisande, La Princesse Maleine...
Quand des parents infertiles conçoivent, quand un enfant naît sans fécondation, quand une mère porte celui d'une autre, c'est que la réalité a rejoint la fiction. Mais, avant d'être un objet privilégié de la science, la naissance est chargée d'émotions, de sensations, de rêves et de cauchemars. Vingt-deux écrivains de tous horizons racontent avec humour, tendresse ou angoisse leur vision de l'enfantement. Le fantastique explore la réincarnation et la naissance miraculeuse, la fantasy nous renvoie aux légendes anciennes et la science-fiction pose le problème de l'éthique, du désir d'enfant que la société interdit... ou que la science veut satisfaire à tout prix.
Quand et comment abréger? Où mettre des capitales? Quels caractères choisir? Qu'est-ce qu'un sigle? Comment utiliser les espaces? Le Petit Guide de typographie répond à ces questions quotidiennes et souvent délicates. Il est conforme, nous l'espérons, à l'attente des auteurs qui souhaitent écrire pour être lus.
Juin 1892, Sigmund Freud réveille une patiente sous hypnose. Elle se jette dans ses bras. Comprenant le concept de transfert, Joseph Breuer, son collaborateur, s'exclame : "C'est là, je crois, la chose la plus importante que nous ayons tous deux à révéler au monde". Patients et praticiens sont liés par des objectifs profondément complémentaires : le patient souhaite guérir, le praticien désire le soigner. Attente ou crainte ? L'homme est ainsi fait que son désir est bien souvent le résultat d'une conquête, dans une lutte entre conscient et inconscient. En revanche, lorsque le désir est exprimé sans ambiguité, le patient accepte le traitement sans difficulté. Entre ces deux extrêmes, le praticien navigue à vue sur une mer plus ou moins calme... La conduite du soin est une expérience à deux, où la dimension biomédicale peut prendre sa juste place. Or, l'inverse est souvent observé : le praticien compte sur la technique pour établir une bonne relation et se retrouve déstabilisé par les plaintes du patient. C'est pourtant à la faveur de cette rencontre qu'il découvre son patient et peut l'aider. Ce nouveau livre de Gérald Choukroun doit permettre au praticien de mieux se situer dans la relation transférentielle et d'en faire un véritable outil de traitement.