
Quand l'empereur était un dieu
Le sujet déjà ne laisse pas de surprendre (oublieux ou mal informés que nous sommes) : les camps de concentration aménagés - en toute discrétion - pendant la seconde guerre mondiale sur le territoire américain... à l'usage des citoyens d'origine japonaise.Julie Otsuka a choisi la fiction, mais avoue volontiers que l'histoire qu'elle raconte évoque de très près celle de ses grands-parents, paisibles Californiens qui n'avaient aucune raison de cacher leur ascendance japonaise, arrêtés et déportés par le F.B.I. en décembre 1941, au lendemain de l'attaque de Pearl Harbour, et qui furent maintenus derrière les barbelés, dans des conditions inimaginables, jusqu'à l'été de 1945.Rien que pour ce qu'il raconte, et que l'on sait si peu, le livre de Julie Otsuka vaudrait d'être lu. Mais le miracle est ailleurs. Le miracle, c'est qu'il nous rend témoins de cette histoire en usant de mots qu'on n'attend pas, dans un style si nu, glacé presque, si violemment débarrassé de toute émotion, de toute protestation, que le peu qu'il livre est insoutenable. Insoutenable de sérénité, on voudrait dire de poésie si le mot n'avait l'air ici à ce point incongru.
| Nombre de pages | 180 |
|---|---|
| Date de parution | 31/01/2004 |
| Poids | 236g |
| Largeur | 140mm |
| SKU: | 9782859409630 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782859409630 |
|---|---|
| Titre | Quand l'empereur était un dieu |
| Auteur | Otsuka Julie ; Boudard Bruno |
| Editeur | PHEBUS |
| Largeur | 140 |
| Poids | 236 |
| Date de parution | 20040131 |
| Nombre de pages | 180,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les classiques en manga : Le magicien d'Oz
Baum Lyman Frank ; Ohtsuka Tommy ; Brun JuliaOriginaire du Kansas en Amérique, Dorothée est une jeune fille rêveuse qui a soif d?aventure. Un soir de tempête, une tornade l?emporte dans un monde étrange et merveilleux. Sa seule piste pour rentrer chez elle : aller à la Cité d?Émeraude afin de rencontrer le Grand Magicien d?Oz, capable d?exaucer tous les voeux ! En chemin, elle va faire la connaissance de personnages hauts en couleur avec qui elle se liera d?amitié, mais devra aussi affronter de terribles épreuves. Les aventures de Dorothée sur la route de briques jaunes ne font que commencer !Notes Biographiques : Né à New York en 1856, Lyman Franck Baum est le fils d'un négociant travaillant dans le pétrole en Pennsylvanie. Attiré par l'écriture et par le cinéma dès son plus jeune âge, c'est un enfant rêveur et un peu dissipé. Ses parents tentent de le discipliner en l'envoyant à l'école militaire de Peekskill à l'âge de douze ans, mais il revient deux ans plus tard, diagnostiqué comme incapable psychologiquement aux métiers d°armes. Il commence à écrire tôt grâce à son père qui lui offrit une mini imprimerie. Son frère Henry et lui écrivaient le journal de leur quartier The Rose Lawn Home Journal, qui publiait des histoires sur les voisins, la famille et quelques essais de récits imaginaires. À vingt ans, il intègre un vrai journal, The Poultry Record et en 1886, publie son premier livre The Book of the Hamburgs. Sa gaîté et son imaginaire ravissent son entourage et aident à surmonter les pires crises que vit la classe moyenne américaine durant le XIXe siècle. Ne pouvant vivre de ses écrits, il prend un petit travail de vendeur dans une agence de voyage et suit des cours de théâtre, se passionnant pour le septième art. En 1897, il écrit une nouvelle version des Contes de ma mère l'Oye et en 1899, s'associe à l'illustrateur W.W. Denslow pour écrire Le Magicien d'Oz. Le succès du livre est immédiat et déjà on leur demande d'en faire un film et d'écrire la suite. Il peut alors quitter son travail de vendeur qui lui causait des problèmes de santé. Il produira et réalisera de nombreux films, pièces de théâtre et comédies musicales sur l'univers d'Oz. Il crée même une compagnie de production cinématographique : The Oz Film Manufacturing Company qui produira d'autres films et embauchera de grandes stars du cinéma muet de l'époque. Malheureusement, les autres productions ne rencontreront pas autant de succès et couleront la boîte petit à petit, mettant les nerfs et la santé de Lyman Franck Baum à rude épreuve. En mai 1919, il fait une crise cardiaque qui le laisse dans le coma. Ses derniers mots pour sa femme seront « Nous pouvons enfin traverser les déserts de sable à présent... » faisant référence aux contrées entourant le monde d'Oz.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 € -

Certaines n'avaient jamais vu la mer
Otsuka Julie ; Chichereau CarineCes Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d'un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Ch?ur vibrant, leurs voix s'élèvent pour raconter l'exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l'humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l'oubli.D'une écriture incantatoire, Julie Otsuka redonne chair à ces héroïnes anonymes dans une mosaïque de la mémoire éblouissante. Un roman bouleversant.Traduit de l'anglais (États-Unis)par Carine ChichereauÉPUISÉVOIR PRODUIT6,60 € -

Certaines n'avaient jamais vu la mer
Julie OtsukaNous voilà en Amérique, nous dirions-nous, il n'y a pas à s'inquiéter. Et nous aurions tort." Au début du XX? siècle, des Japonaises font route vers les États-Unis pour y épouser des hommes qu'elles n'ont vus qu'en photo. Les difficultés du voyage en bateau sont effacées par l'excitation de la nouvelle vie qui les attend. Mais une fois à San Francisco, les désillusions s'enchaînent. Avec force et poésie, les voix de ces femmes se mêlent pour raconter leurs vies d'exilées : la nuit de noces, le travail éreintant, les enfants, la honte et les joies malgré tout. Puis la guerre, et le silence.S'inspirant d'une vérité historique oubliée, Julie Otsuka signe une plongée dans le destin tragique et bouleversant de ces Japonaises en quête du rêve américain.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Quand l'empereur était un dieu
Otsuka Julie ; Boudard BrunoEmpruntant largement à l'histoire de ses grands-parents, déportés comme des centaines de milliers de citoyens américains d'origine japonaise, après l'attaque de Pearl Harbour, Julie Otsuka retrace le destin d'une paisible famille de Berkeley. Dans ce climat de psychose et de peur collectives où chacun est soupçonné d'être un traître au service de l'empereur, commence une lente descente aux enfers... Alors que le père est déjà interné, la mère et ses deux jeunes enfants sont envoyés dans un camp de l'Utah aux confins du désert. Un exil fait de privations et de souffrance, où les pires sévices sont perpétrés dans l'indifférence générale. Trois ans plus tard, lorsque le monde sort de sa folie et qu'arrive le temps des retrouvailles, c'est une famille brisée qui doit réapprendre à vivre avec ses voisins.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,20 €
Du même éditeur
-
La Peine du Menuisier
Le Gall MarieSon père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
La vie en rêve
Béalu MarcelRésumé : Un recueil de rêves notés par l'auteur qui peut se lire comme des contes brefs mais aussi comme une libre divagation sur le thème du songe.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,40 € -
De l'art de conduire sa machine
Carroll Steven ; Gerval PhilippeRésumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,25 € -
Noir canicule
Chavassieux ChristianRésumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 €
De la même catégorie
-
SUR LA ROUTE ET AUTRES ROMANS
KEROUAC JACKCe volume contient les principaux romans de la « légende de Duluoz », le cycle autobiographique conçu par Kerouac lui-même: Sur la route; Visions de Cody (Ire partie); Les Souterrains; Tristessa; Les Clochards célestes; Big Sur; Vanité de Duluoz avec: L'Écrit de l'éternité d'or; des poèmes: « Bowery Blues », « MacDougal Street Blues »; des articles: « Contrecoup: la philosophie de la Beat Generation », « Principes de la prose spontanée », « Le dernier mot », « À quoi je suis en train de penser »; un choix de lettres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,00 € -
1984 (VO)
ORWELL GEORGEGeorge Orwell's dystopian masterpiece, Nineteen Eighty-Four is perhaps the most pervasively influential book of the twentieth century, making famous Big Brother, newspeak and Room 101.'Who controls the past controls the future: who controls the present controls the past'Hidden away in the Record Department of the sprawling Ministry of Truth, Winston Smith skilfully rewrites the past to suit the needs of the Party. Yet he inwardly rebels against the totalitarian world he lives in, which demands absolute obedience and controls him through the all-seeing telescreens and the watchful eye of Big Brother, symbolic head of the Party. In his longing for truth and liberty, Smith begins a secret love affair with a fellow-worker Julia, but soon discovers the true price of freedom is betrayal.Eric Arthur Blair (1903-1950), better known by his pen-name, George Orwell, was born in India, where his father worked for the Civil Service. An author and journalist, Orwell was one of the most prominent and influential figures in twentieth-century literature. His unique political allegory Animal Farm was published in 1945, and it was this novel, together with the dystopia of Nineteen Eighty-Four (1949), which brought him world-wide fame. All his novels and non-fiction, including Burmese Days (1934), Down and Out in Paris and London (1933), The Road to Wigan Pier (1937) and Homage to Catalonia (1938) are published in Penguin Modern Classics. If you enjoyed Nineteen Eighty-Four, you might like Orwell's Animal Farm, also available in Penguin Great Orwell.'His final masterpiece... enthralling and indispensible for understanding modern history'Timothy Garton-Ash, New York Review of Books'The book of the twentieth century... haunts us with an ever-darker relevance'IndependentEN STOCKCOMMANDER10,00 € -
Rien dans la nuit que des fantômes
Benz Chanelle ; Fauquemberg DavidLe passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Romans, essais
Woolf VirginiaRésumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,00 €







