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Rendez-vous dans le noir
OTSUICHI
PICQUIER
8,50 €
Épuisé
EAN :9782809710120
Revue de presse Otsuichi est essentiellement connu en France pour les adaptations en manga de ses romans. C'est pourtant bien un romancier, et seul Un flingue et du chocolat et Rendez-vous dans le noir (qui bénéficie depuis peu d'une seconde vie grâce à sa parution en format poche) sont parvenues jusque chez nous à ce jour. Michiru est aveugle depuis peu. Suite à un incident à première vue sans gravité, son acuité visuelle s'est amenuisée jusqu'à s'éteindre presque complètement (en cas de lumière vive, elle aperçoit bien une lumière rougeâtre, mais c'est tout). Elle vit désormais seule dans sa demeure, vivant de sa maigre pension et passant ses journées allongée à attendre et à survivre le plus simplement et frugalement possible, bien décidée à passer son existence ainsi, seule. D'un autre côté, il y a Akihiro, jeune employé dans une imprimerie, inapte à s'intégrer socialement et victime des railleries de ses collègues. L'un d'entre eux en particulier prend un malin plaisir à le ridiculiser, au point qu'Akihiro décide un jour de le faire passer sous un train. Et le collègue en question passe bel et bien sous un rapide, après quoi Akihiro s'enfuit du lieu du crime (à noter qu'à aucun moment il n'est dit que c'est bel et bien lui qui passe à l'acte, même si les apparences sont contre lui) et se cache dans la demeure d'une femme aveugle... Le roman mêle deux grande intrigues qui finissent par se rejoindre. Une intrigue psychologique et sociale, dans un huit clos étonnant et subtil, ou deux individus en marge de la société vont apprendre à s'apprivoiser, malgré des circonstances bien particulières ; et une intrigue policière, avec son lot de révélations et de surprises, ou un jeune individu est accusé du meurtre d'un de ses collègues, à tort ou à raison (le roman joue sur cette ambiguïté). La première de ces deux facettes passionnante. La description de ces deux individus asociaux est particulièrement réussie, on s'attache très vite à l'un comme à l'autre, parce qu'ils sont des victimes, mais aussi et surtout, parce qu'ils sont particulièrement humains. Le quotidien de Michiru, atteinte de cécité, enfermée dans des ténèbres qu'elles peinent à apprivoiser est également très intéressant à découvrir. Comment gérer des tâches à l'origine simples quand on a perdu la vue ? Comment affronter le monde extérieur quand on ne peut le voir ? Autant rester chez soi. Le fugitif et l'aveugle sont deux individus effrayés, solitaires, et la situation va pourtant peu à peu les rapprocher, de façon naturelle, à l'insu de l'un puis de l'autre, pour aboutir sur une relation unique et fascinante. La psychologie des personnages est merveilleusement décrite, à tel point que la situation, pourtant invraisemblable (voire peu crédible) au premier abord, nous apparaît finalement comme absolument vraisemblable. La seconde facette du récit, qui se fait de plus en plus présente vers les deux tiers du roman pour finalement en devenir le centre, laisse quant à elle plus dubitatif. D'abord occultée au profit du développement de la relation entre Michiru et Akihiro, l'enquête pour déterminer si le jeune homme et bel et bien coupable finit par resurgir pour occuper le devant de la scène. Si dans les faits, le dénouement et cohérent (bien qu’improbable, mais cela reste une fiction), deux points sont à regretter. Tout d'abord, la mise en valeur de l'enquête précipite l'avancement (à l'origine lent et subtil) de la relation entre les deux protagonistes, pour un résultat pas décevant dans les faits, mais vraiment trop expéditif. Ensuite, le final est vraiment beaucoup trop rose et optimiste. Pas qu'il faille absolument que la fin soit dramatique, mais ici, tout se délie avec une facilité déconcertante, et tout rentre dans l'ordre en l'espace de quelques pages, c'est un peu dommage. Malgré quelques points noirs, Rendez-vous dans le noir est un roman passionnant la majeure partie du temps. L'auteur aurait simplement dû prendre la peine de développer plus longuement son final, et ça aurait été parfait. Huit clos original et enquête policière trop expéditive, mais surtout portrait de deux êtres attachants qui se lient dans les ténèbres, incapables malgré leur résolution de se tenir loin de toute présence humaine. Une belle réussite d'Otsuichi. (Critique de www.manga-news.com)
Morio, un quartier de la ville de S. Alors que Koichi Hirose connaît une vie tout ce qu'il y a de plus paisible, celle-ci prend une nouvelle tournure lors de sa rencontre avec Rohan Kishibe. Ensemble, ils vont suivre un chat ensanglanté et y découvrir un cadavre. Ils vont mener l'enquête et le pouvoir de Koichi se révèlera indispensable... The Book ou la capacité d'archiver tout ce qu'il voit et ressent dans un carnet.
Tout commence par la découverte du cadavre de Kaneshiro, un odieux lycéen qui harcèle perpétuellement ses camarades. Les soupçons se tournent rapidement vers Wakatsuki, un étudiant qui est introuvable depuis ce meurtre. Matsuda, un camarade de Wakatsuki, va alors le prendre sous son aile pour le cacher, d'autant plus qu'il est persuadé que Wakatsuki n'est pas réellement coupable du meurtre...
De son vrai nom Hirotaka Adachi ( )i. Il écrit depuis son plus jeune âge : dès 1988, il participe à un concours d histoires courtes, le Short Short Contest, organisé par Shin ichi Hoshi, célèbre auteur de science-fiction. Il fait ses débuts professionnels en 1996 avec Natsu to hanabi to watashi no shitai (L été, les feux d artifices et mon cadavre), récit avec lequel il remporte le prix littéraire Jump de l éditeur Shûeisha et qui marque les débuts d un auteur prolifique, à l aise aussi bien dans le registre de l épouvante que dans les récits plus axés sur la psychologie des personnages. Plusieurs de ses romans ont été adaptés en manga : Goth, par Kenji Oiwa, et Hajime, par Takeshi Obata (dessinateur plus connu en France pour Hikaru no Go ou Death Note). Multipliant les passerelles entre littératures écrites et dessinées (il est aussi l auteur d une nouvelle située dans l univers de la série à succès Jojo s Bizarre Adventure), c est en 2007 qu il signe son premier scénario original de manga, L âge de déraison, réalisé en collaboration avec Usamaru Furuya au dessin. (Casterman)
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."
Résumé : Le pavillon de Nosaka à Tôkyô est plein de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre amateur de saké, cohabitant avec les chiens, les oiseaux ainsi que les énormes crapauds du jardin. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."4e de couverture : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
La Mer de la fertilité, testament littéraire de Mishima, réunit quatre romans qui couvrent l'histoire du Japon de 1912 à 1970, sur quatre générations: Neige de printemps; Chevaux échappés; Le temple de l'aube; L'ange en décomposition. "Et pouvez-vous dire avec certitude que, tous les deux, nous nous sommes déjà rencontrés? - Je suis venu ici il y a soixante ans. - La mémoire est comme un miroir fantôme. Il arrive qu'elle montre des choses trop lointaines pour qu'on les voie, et elle les montre parfois comme si elles étaient présentes. - Mais si, dès le commencement, il n'y avait pas Kiyoaki..." Honda tâtonnait à travers un brouillard. Cet entretien ici, avec l'abbesse, semblait à moitié un rêve. Il parlait à haute voix, comme pour recouvrer le moi qui s'éloignait comme les traces d'une haleine à la surface d'un plateau de laque. "S'il n'y avait pas Kiyoaki, il n'y a pas eu non plus Isao. Il n'y eut pas Ying Chan, et - qui sait - peut-être n'y a-t-il pas eu moi." Pour la première fois, il y avait de la force dans les yeux de l'abbesse. "Cela aussi est tel que dans le coeur de chacun." (Yukio Mishima, L'Ange en décomposition, chap. 30) Le 25 novembre 1970, quelques heures après avoir signé et daté à l'intention de son éditeur L'Ange en décomposition, dernier volume de sa tétralogie, Mishima se donnait publiquement la mort, selon le rituel des samouraïs.
Résumé : Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l'aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaître les sacrifices qu'il lui en coûtait. Mais une amie qui resurgit du passé la confronte elle aussi à des choix : Atsuko va devoir débroussailler son existence et ses désirs, aussi emmêlés qu'un bosquet de bambous non entretenu.
Résumé : Deux enfants d'une douzaine d'années deviennent amis, non sans pudeur et timidité gardées. Solitaires l'un et l'autre, ils ont pour point commun d'avoir perdu l'un de leurs parents. Mais ils n'en parlent pas. Pourtant, au tournant de l'enfance, Hegatea et Mugi ressentent le besoin de nommer leurs émotions, de se lancer dans la transparence du langage pour circonscrire les vertiges de l'imaginaire. Car jusqu'alors, Mugi dessinait les événements de sa vie, tentait d'atteindre par la couleur et ses nuances les revers du vocabulaire ; et son amie Hegatea, passionnée de cinéma, rejouait devant lui avec une perfection glaçante certaines scènes dans lesquelles elle trouvait peut-être l'exact reflet de ses joies et de ses peines. Ainsi, de jour en jour, tous deux commencent à placer des mots sur les graves non-dits et les mensonges ordinaires des adultes. Dans ce quatrième livre traduit en français, Mieko Kawakami déploie encore davantage son propos sur le langage. Telle une passerelle vertigineuse entre le monde adulte et celui des adolescents, tel un voyage philosophique dans la forêt des mots, l'histoire de cette amitié est un bonheur de sensations qui soudain s'éclairent comme s'ouvre une porte sur la lumière.
Suivant l'apparition mystérieuse de manchots au coeur d'une ville japonaise, la vie d'un très jeune génie bascule à tout jamais. Son quotidien devient de plus en plus étrange : il rencontre une jeune femme qui a le pouvoir de transformer des objets inanimés en êtres vivants et tombe par hasard sur une grande sphère énigmatique dans une clairière isolée, que les manchots semblent détester. Ses recherches paraissent mener à une conclusion : l'apocalypse est proche, et la seule solution semble être de constituer une armée de manchots... Derrière un scénario farfelu se cache une oeuvre pleine de poésie, une dramédie intime et épique, philosophique et intrigante et un voyage initiatique haut en couleur au cours duquel les jeunes héros apprendront à grandir.