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Le dernier des Kalinagos de Jonnacaira
Othily Daniel
PUBLIBOOK
22,45 €
Épuisé
EAN :9782342005462
On peut se demander si la littérature et le futur ont un langage commun et quel langage, mais s'agissant de la mémoire ou du passé, la même question semble admissible quand il faut oublier, coûte que coûte, et que tout a été fait par l'histoire, pour que peu de traces subsistent aux exactions commises par une civilisation fondée sur le christianisme. Une civilisation qui a pris la parole d'un dieu de paix et de fraternité comme symbole de l'expansion coloniale. Aujourd'hui, de nombreux peuples se cherchent parce qu'ils ignorent presque tout de leur propre identité culturelle. Ce roman fouille au plus profond de la mémoire collective de la France et des Caraïbes, depuis le début de la colonisation de l'île de la Martinique, appelée Jonnacaira par les premiers habitants de ce bout du monde américain, les Kalinagos. Un roman qui joue de la fiction pour raconter la fin d'un peuple fier et dominateur, très différent de ce qu'en disait le Père Labat et bien d'autres historiens au service d'une idéologie dominatrice, quasi-exterminatrice. Il faut bien dire ce qui a été, les Amérindiens de Madinina ont subi un quasi-génocide par le fait militaire français, il y a déjà plus de trois siècles, avant que l'esclavage ne s'implante définitivement. Des femmes et des hommes ont vécu cette tragédie que le roman retrace avec des accents qui facilitent la fiction littéraire. Une démarche presque sociologique introduit le lecteur dans la vie quotidienne, il y a trois siècles. Des vérités historiques sont mises à l'épreuve de l'écriture littéraire, comme si leur contradiction devait servir la bonne cause d'aujourd'hui.
Quel choc ce fut pour moi, qui n'étais en rien préparé à voir ton sort basculer en l'espace de quelques secondes. Dans ma tête, les questions s'entrechoquent : l'être aimé, l'être chéri est-il toujours présent dans ce corps qui ne me reconnaît pas ? Les gestes d'amour et de tendresse ont-ils toujours le même sens si ce corps que je cajole me perçoit désormais comme un étranger ? Quels critères faut-il établir pour juger si l'accompagnement du malade est bon ou mauvais ? ... Comment respecter ta liberté de conscience ? Et surtout, comment définir ton intérêt et, si tu en as encore, tes désirs ? ".
Peu de Guyanais se souviennent aujourd'hui de Chlore Constant (1907-1968) qui fut pourtant un homme aussi fascinant qu'insaisissable, tour à tour marxiste de haute volée, contestataire de grande classe, maire de Cayenne et " tombeur " d'une vedette incontestée des institutions républicaines, Gaston Monnerville en personne. À l'occasion du centenaire de sa naissance, Georges Othily, ancien sénateur de la Guyane, inlassable écrivain de son terroir et chantre inspiré de ceux qui l'ont animé, nous offre ici la première biographie de cet homme atypique qui, d'une manière parfois burlesque mais toujours dévouée, a servi, au sens le plus noble du terme, la Guyane, la République, et par là même la France. Mais au-delà de la simple vie de ce militant communiste de choc, ce livre offre encore un florilège des principaux textes de Chlore Constant, montrant que celui-ci ne fut pas seulement une grande voix, mais encore une grande plume, dont il faut aujourd'hui découvrir ou redécouvrir la portée.
Croire en l'amour et en l'usage heureux de l'écriture, est-ce normal au XXIe siècle ? Dans le poème comme dans le dessin, je tiens une ambition de vie. Oui, l'écriture est aussi le vigile des mots qu'elle enferme dans des phrases. Dans ce texte, je ne suis qu'un esthète de l'effacement, un simple admirateur de ce qui s'est vu. Promeneur du quotidien, je pense la liberté de créer dans le refus de l'impensable "Inconnu". Il y a des regards qui portent en eux la nuit des temps, mais, au fond, que savent-ils d'elle ? Je suis comme tous ceux qui passent leur temps à se fabriquer une raison de vivre, un simple "Baladin de l'irrationnel". Tandis que là, dans le gouffre de l'écriture, où se dissimule le miroir conscient de la poésie, suis-je encore moi-même ? Les mots sont là pour qu'on les prenne avec nos envies de vibrer, de vagabonder par la pensée, de sauter le pas de l'inconnu. Je sais qu'il n'y a pas de vérité dans le séjour fini de la Terre et vous aussi. J'ai compris l'incapacité sociétale de donner une vraie place à la souffrance des hommes. Si l'homme n'était pas, par nature, par essence, un faiseur de bruit, un trompeur de silence, serait-il pour autant capable d'être silencieux ? Je pense à ce silence qui inonde et embaume les mots de l'écriture poétique : une fortune !
A l'été 1960, j'étais le nageur le plus rapide du monde. L'année précédente, j'avais remporté sept titres nationaux et internationaux dans les épreuves du 100 mètres, du 110 yards et du 200 mètres/220-yards nage libre et, au cours des six mois précédents, j'avais établi onze records nationaux individuels. Aucun nageur n'était considéré comme ayant plus de chances de se qualifier dans l'équipe américaine qui allait concourir aux Jeux olympiques de Rome en août 1960, et il était de notoriété publique que j'étais presque sûr d'être médaillé d'or au 100 mètres nage libre. Mais le destin me réservait une très déplaisante surprise...
Pourquoi les noms d'habitants s'écrivent-ils tantôt avec une majuscule, tantôt avec une minuscule ? Que retenir de façon non intuitive sur l'accentuation des lettres capitales et sur la cédille en français ? Quelle est cette tendance normale à l'écrit dans plusieurs langues, mais considérée comme abusive en français standard ? Pourquoi certaines abréviations n'exigent-elles pas de point abréviatif ? Quelles valeurs guident le choix de la virgule dans les productions écrites ? Qu'en est-il des titres de fonction ou de l'abréviation des déterminants ordinaux ? Quelles habitudes relèveraient de la norme endogène du français au Gabon ? Ainsi se déclinent quelques thèmes de cette étude inspirée de formes non standard, issues de vingt-trois archives du baccalauréat général gabonais, sessions 2020 et 2021. "Oser se relire de façon avertie" , pour rectifier ses erreurs et assumer des choix d'écriture, rappeler certaines conventions orthotypographiques et grammaticales françaises, tel est le défi de cet ouvrage. Apprenants, formateurs, éditeurs, administratifs, hommes de média, écrivains, francophones et non francophones, pourront en faire un vademecum original.