Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Construction d'identité et processus d'identification
Osu Sylvester Nhneanotnu ; Col Gilles ; Garric Nat
P.I.E. P. LANG
132,30 €
Épuisé
EAN :9783034303569
Le terme identité s'inscrit dans un réseau lexical complexe et connaît une telle diversité d'emplois qu'il est difficile de le cerner. Il présente par ailleurs des sens techniques différents selon les disciplines, et la recherche de ce concept dans les dictionnaires des Sciences du langage s'avère peu satisfaisante. Le présent ouvrage, issu du colloque "Construction d'identité et processus d'identification" (organisé à l'Université François Rabelais, Tours en novembre 2007) reprend une partie revue et corrigée après relecture anonyme des communications orales de ce colloque. Il tient sa singularité de ce que l'identité y est considérée non comme catégorie de langue ou de discours ou encore comme indice d'une appartenance socioculturelle mais plutôt comme un construit et l'identification comme une construction à part entière. La question se pose alors de savoir de quoi est construite l'identité et comment ? Les contributeurs à ce volume, sous des angles différents, tentent de répondre à ces questions, en analysant les différents processus langagiers qui concourent à sa construction.
Passant des vacances chez moi, au Nigéria, je suis allé en brousse en compagnie des autres hommes de la famille préparer la terre pour la culture de l'année lorsque le long du chemin, les plus jeunes se sont éloignés de quelques pas des Anciens. Tout à coup, l'un d'eux s'est écrié : Bjá, ànù nàghá áyèi nàlá ! (Dites, vous partez sans nous ! ). Quelques secondes plus tard, il s'est à nouveau écrié : M' ákà, ànÿ ghàgwÿ áyj nàlá ! Et là, j'ai été intrigué. Pourquoi l'Ancien jugeait-il nécessaire de passer de nàghá áyj à ghàgwù áyi ? La variation avait-elle un sens ou bien n'était-elle que le fruit du hasard ? J'ai posé la question. Après quelques minutes de réflexion, on m'a répondu que les deux énoncés voulaient dire la même chose. Mais alors pourquoi changer de particule ? Et si ce n'était qu'une histoire de reprise, pourquoi m'ákà ne suffisait-il pas ? C'est ainsi que de fil en aiguille, j'ai fini par promettre aux gens de ma famille de consacrer ma thèse à cette question.
Introduite en France dans l'analyse de la phrase à l'issue d'un long processus de maturation de deux siècles (17e-18e siècles), la notion de complément est apparue dans l'Encyclopédie (articles "Régime" et "Construction") de la volonté d'aller au-delà d'une analyse logique binaire, c'est-à-dire en Sujet-Prédicat. Le terme de complément renvoie alors aux problèmes de rection des mots dans la phrase et il se distingue de la fonction syntaxique (en tant qu'elle concerne la distinction du sujet et du prédicat) mais aussi de la construction (l'organisation interne de la phrase). Quant au terme de complémentation, c'est une autre façon de désigner le complément, bien que complémentation soit souvent employé pour regrouper les différents cas spécifiques de compléments, cf. Le Querler (2012), Abeillé et Goddard (1996) mais aussi Crystal (1997). Aussi, le terme de complétude s'emploie parfois comme synonyme de complément (Delmas 2006), parfois pour désigner dans des analyses macro-syntaxiques la totalité d'un texte. Ainsi en pragmatique, on parle de contrainte de complétude forte, en relation avec la maxime gricéenne de quantité (Portuguès 2011), ou encore pour allier la complétude syntaxique et la complétude sémantique (Guillaume 1971). Les communications ont porté sur divers aspects de cette problématique et sur des langues différentes
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.