Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
En pure perte. Le renoncement et le gratuit
Ossola Carlo
RIVAGES
5,10 €
Épuisé
EAN :9782743622879
Notre époque, fascinée par les mythes d?Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus « passives »: la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non pas la prise, mais la « déprise » de Roland Barthes, la Résistance et soumission de Dietrich Bonhoeffer, l?abandon, le détachement, l?Abgeschiedenheit silencieuse de Maître Eckhart, le fait de « se laisser aller en soi, au repos de soi », de faire le vide et le silence à l?intérieur et à l?entour. Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l?on accède sur la pointe des pieds, l? « existence minimale » accueillie avec une juste « retenue »: « le Neutre serait l?habitation généralisée de l?en deçà, de la réserve, de l?avance de l?esprit sur le corps (R. Barthes, Retenue, in Le Neutre, cours au Collège de France, 1977-1978). La « pure perte » est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de « Littératures modernes de l?Europe néolatine ». En pure perte réunit les thèmes essentiels de son cours de 2004-2005.
Résumé : Il n'est pas question ici des grandes vertus héroïques Carlo Ossola qui demandent de l'abnégation et qui participent du sublime. Les "vertus communes" concernent notre vie quotidienne, et leur vocabulaire est minime : ne pas peser sur la terre, s'en tenir à la discrétion de ne pas apparaître, à cette retenue pleine d'empressement qui est le centre de la vie sociale. Carlo Ossola nous invite à parcourir un chemin de sagesse en faisant halte auprès de douze petites vertus : l'affabilité, la discrétion, la bonhomie, la franchise, la loyauté, la gratitude, la prévenance, l'urbanité, la mesure, la placidité, la constance, la générosité, qu'il est bon d'exercer chaque jour, au travail, dans la vie familiale, et avec nous-mêmes. Pour guider chacun à faire de sa vie ordinaire une vie heureuse.
Résumé : Notre époque, fascinée par les mythes d'Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus passives : la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non plus la prise, mais la déprise de Roland Barthes, l'abandon, le détachement de Maître Eckhart, le fait de se laisser aller en soi, au repos de soi, de faire le vide et le silence à l'intérieur et à l'entour. Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l'existence minimale accueillie avec une juste retenue. La pure perte est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.
Erasme avait déjà été surnommé le précepteur de l'Europe, dans ce livre on pourrait dire qu'il est l'Europe elle-même. Carlo Ossola y analyse le défenseur de la tolérance et de la . liberté de conscience, l'auteur d'une satire mordante des moeurs . de l'époque, le traducteur du Nouveau Testament, l'érudit incontournable qui a donné à l'Europe entière un souffle pour repenser et le Christianisme et les Lettres. On sait à quel point ses amis et ses disciples ont été persécutés pour avoir répandu ses idées à travers tout l'Occident mais on sait aussi que de cette conscience critique va naître le monde moderne. A travers les époques. Carlo Ossola nous conduit jusqu'au XXe siècle, aux témoignages inoubliables de Johan Huizinga, . Stefan Zweig et Marcel Bataillon.
Résumé : Ce qui caractérise la fin du XVIe siècle, c'est une série de tentatives, d'attitudes, d'essais de nouveaux accords qui préludent à ce qu'interprétera par la suite l'orchestre du baroque au grand complet. Cette période, c'est celle du Maniérisme, située entre la période apollinienne de la Renaissance et celle, dionysiaque, du Baroque. Carlo Ossola l'a minutieusement étudiée dans l'Automne de la Renaissance, en s'appuyant sur des textes de poètes et de critiques, surtout sur des traités d'art de la seconde moitié du Cinquecento (Dolce, Gilio, Paleotti, Comanini, Danti, ainsi que sur Varchi, Vasari et Lomazzo). A cette époque, comme le note Ossola, "les limites des choses s'effacent : la parole se fait couleur, la couleur musique et chaque chose peut en devenir une autre" . Analysant les règles de ces écritures, Ossola met en évidence les normes avec lesquelles elles tentaient de fixer, de sauvegarder, de distinguer une syntaxe qui leur fût propre. L'effort consacré à parcourir l'infinie multiplicité des êtres et des formes est exigé par le désir de parvenir à la reductio ad unum finale. C'est à cause de cette intention, latente ou manifeste, que nous pouvons encore distinguer entre l' "automne de la Renaissance" et la pluralité de perspectives d'où naît le sens du vivant et du provisoire de la civilisation baroque. Publié en 1971, mis à jour et étoffé en 2014, cet essai de référence est une grande fresque sur la fin de la civilisation de la Renaissance en Italie.
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.