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L'iguane
Ortese Anna Maria ; Schifano Jean-Noël
GALLIMARD
10,50 €
Épuisé
EAN :9782072879029
A tous les lecteurs qui désirent quelque chose d'inouï ; à tous les lecteurs passionnés, ennuyés, rassasiés, enthousiastes, passagers, frivoles, fidèles, s'adresse ce roman inclassable. "... Il faudrait quelque chose d'inédit, d'extraordinaire. Toi qui voyages tant, Daddo, pourquoi ne me procurerais-tu pas quelque chose de bien primitif, et même de l'anormal ? Tout a déjà été découvert, mais on ne sait jamais... - Il faudrait les confessions de quelque fou, si possible amoureux d'une iguane, répondit Daddo sur un ton badin ; et qui sait comment cela lui était venu à l'esprit..." De cette conversation printanière et milanaise entre deux amis, l'un éditeur, l'autre, le héros, le jeune, riche et noble Aleardo, dit Daddo, architecte et "acheteur d'îles", le destin se saisira pour la plus tendre, mystérieuse et cruelle des aventures. Quand Daddo aborde avec son yacht dans l'île inconnue d'Ocana, au large du Portugal, il ne sait pas quelle rencontre fatale l'attend au milieu de personnages qui semblent issus d'un autre siècle. Pris entre les pouvoirs de l'argent et les séductions de la nature, il va vivre, le temps d'une agonie, le plus fou des amours. Dans un style lancinant, vibrant de tragique et de drôlerie, A. M. Ortese jongle en virtuose avec la réalité et le rêve, et nous fait basculer d'un instant à l'autre du Paradis perdu à l'Enfer retrouvé. C'est Kafka dans L'Ile au trésor ; et le trésor de cette île est "la fille du mal", Estrellita, céleste, diabolique servante... Jean-Noël Schifano.
Leur anxiété, leur regard fixe, leurs lèvres serrées, cette immobilité intérieure et cet étonnement de qui croit courir, mais qui est seulement entraîné par quelque chose qui est en dehors de lui, et qui est la seule chose à courir, sur un rythme démesuré, et cependant sans bruit ni souffle qui en trahiraient la présence, vous donneront pendant un instant l'exacte perception de ce qu'est la réalité de notre temps : rétrécissement progressif de la personnalité, automatisme, fin de la parole.
Résumé : " On se mit à danser. Moi je ne sais pas, aussi refusai-je toutes les invitations ; mais El Quinto, ayant passé un manteau de velours bleu de Mme Burton, que Roy avait mis en premier, et hors duquel sa si belle figure émergeait comme celle d'un gentilhomme anglais du XIVe siècle, et ayant coiffé un grand chapeau à plumes blanches, lui aussi à Mme Dora, il m'entraîna dans le couloir, et durant quelques minutes, silencieusement, il dansa avec moi serrée contre son c?ur. La timidité, l'excitation, la joie, me firent plusieurs fois trébucher sur son manteau. " Bettina est une jeune fille italienne qui vit à Milan dans les années 50. Elle se destine à l'écriture. Gilliat est un jeune journaliste communiste qui travaille au journal du Parti. Ils se rencontrent et s'éprennent l'un de l'autre. Bettina est un être tout d'émotions, qui a pour Gilliat une véritable vénération, car en lui se conjuguent la beauté physique et le romantisme révolutionnaire. Avec lucidité et un peu d'autodérision, Bettina tient la chronique des sursauts du sentiment jusqu'à la rupture, longtemps retardée mais inéluctable. Roman d'un certain désarroi de la jeunesse devant un monde privé d'espoir, Le Chapeau à plumes d'Anna Maria Ortese ne peut manquer d'avoir des résonances actuelles.
Je me souviens que, restée seule tout à coup, le coeur serré par les émotions de ces gens simples, troublée par des joies et des peines qui, par une mystérieuse identification, semblaient devenues miennes, en circulant dans ce train étranger où les gens toutefois n'avaient plus d'étrangeté, je sentais que la peur de l'inconnu, encore une fois, s'évanouissait. J'avais l'impression de descendre en gare de Rome ou de Milan. Je pensais "Moscou", sans plus comprendre quelle était la différence.
Résumé : Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples. Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, à près de quarante années de distance, et aussi bien comme document sur Naples que comme témoignage littéraire, il n'a rien perdu de sa force et de son originalité. Deux nouvelles et trois "reportages" composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles prélude, tel le trompe-l'oeil d'un rideau de scène, aux descriptions goyesques de L'or de Forcella et de La ville involontaire, ainsi qu'à la visite du royaume des morts que constitue Le silence de la raison. Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'auteur partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Et peu importe si le lecteur français ne connaît guère les écrivains en cause : ici, c'est le regard d'Anna Maria Ortese qui compte et qui envoûte, c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.